XV de France : départ à deux vitesses pour l’Australie, entre vols fractionnés et forfaits

Entre la finale du Top 27, des avions trop petits et des cadres blessés, le staff de Fabien Galthié compose un groupe de 39 joueurs pour la tournée australienne.

XV de France : départ à deux vitesses pour l’Australie, entre vols fractionnés et forfaits
Illustration Thomas Meunier / info.fr

Le XV de France s’envole ce mardi 23 juin pour l’Australie avec un casse-tête logistique inédit. Deux vols distincts, 13 renforts de dernière minute et des forfaits musculaires contraignent le staff à diviser l’effectif et à revoir ses plans.

L’essentiel

  • Départ fractionné : L’équipe de France quitte la France ce mardi 23 juin en deux vols distincts, en raison de la capacité limitée des appareils et de la finale du Top 14 le 27 juin.
  • Forfaits cadres : Le capitaine Grégory Alldritt et Paul Boudehent sont forfaits sur déchirures musculaires.
  • Renforts express : 13 joueurs, dont Damian Penaud et Matthieu Jalibert, ont été appelés le 21 juin pour porter le groupe à 39 éléments.
  • Premier test : Les Bleus affronteront la Nouvelle-Zélande le 4 juillet à Christchurch, puis l’Australie le 11 juillet à Brisbane.

C’est un départ qui ressemble plus à un déménagement en urgence qu’à une tournée sereine. Ce mardi 23 juin, le XV de France quitte le centre national de Marcoussis (Essonne) pour l’Australie avec un plan de vol inédit : deux avions, des horaires décalés et une liste de joueurs qui n’a cessé d’évoluer jusqu’à la veille du départ. Selon Le Figaro, la contrainte vient d’abord de la capacité des avions affrétés, insuffisante pour transporter les 39 membres du groupe élargi en un seul vol. Mais le principal casse-tête reste sportif : la finale du Top 14, programmée le 27 juin, retient plusieurs internationaux en France, dont Antoine Dupont, qui ne rejoindra le groupe qu’en cours de route.

Deux vols, deux groupes

Le premier vol réunit les joueurs libérés de leurs obligations de clubs - ceux éliminés en phases finales du Top 14 ou non concernés par la finale. Ce contingent s’envolera vers Sydney dans la matinée. Le second appareil, prévu dans la foulée ou le lendemain, embarquera les finalistes du championnat de France, dont les derniers matches auront lieu samedi. Une organisation qui oblige le staff à fractionner la préparation : les premiers arrivés profiteront de quelques jours d’adaptation de plus, tandis que les retardataires devront s’acclimater expressément avant le premier match, le 4 juillet contre la Nouvelle-Zélande à Christchurch, avant d’affronter l’Australie le 11 juillet à Brisbane.

Une cascade de forfaits musculaires

Le voyage s’accompagne d’une vague de blessures de dernière minute. Le capitaine Grégory Alldritt et le troisième ligne Paul Boudehent ont déclaré forfait pour la tournée en raison de déchirures musculaires, selon Ouest-France. À Marcoussis, les joueurs Yoram Moefana et Fabien Brau-Boirie se sont également présentés « touchés physiquement », rapporte Rugbyrama. Pour compenser, le sélectionneur Fabien Galthié a procédé à un appel massif de renforts le 21 juin. Treize joueurs ont été convoqués, portant le groupe de 26 à 39 éléments. Parmi eux, les cadres Damian Penaud et Matthieu Jalibert sont rappelés en urgence, comme l’a indiqué L’Équipe.

Contexte dans l’Essonne

C’est depuis le centre d’entraînement du Centre national du rugby, à Marcoussis (Essonne), que l’équipe de France a écopé ces derniers jours pour tenter de colmater les brèches. Ce site, berceau de la préparation tricolore depuis 2002, accueille habituellement les Bleus avant chaque grande échéance. Avec ses 35 hectares et ses installations de pointe, il constitue la plaque tournante de la logistique fédérale. Mais ce mardi, ce sont des bus divisés en deux groupes qui ont quitté le département pour rejoindre l’aéroport. Le XV de France s’apprête ainsi à vivre une tournée inédite, marquée par une organisation sur le fil.

Historique des précédents

La multiplication des forfaits de dernière minute n’est pas une première sous l’ère Galthié. En 2023, avant le Mondial, plusieurs cadres (Dupont, Ntamack) avaient déjà dû être gérés sur le fil. Mais jamais l’équipe de France n’avait dû fractionner son voyage en deux vols pour des raisons à la fois logistiques et sportives. Le précédent le plus proche remonte à la tournée 2021 en Australie, où les contraintes sanitaires liées au Covid avaient imposé une bulle et des départs échelonnés. Cette fois, ce sont le calendrier du Top 14 et la capacité aérienne qui dictent la cadence.

Prochaine étape : l’acclimatation express

Le premier groupe atterrira en Australie mercredi 24 juin. Les joueurs disposeront de dix jours avant le choc face aux All Blacks. Antoine Dupont, retenu par la finale du Top 14, ne décollera que dimanche 28 juin, avec quelques jours de moins pour digérer le décalage horaire. Le staff mise sur une préparation adaptée et un suivi individualisé pour mettre tout le monde à niveau avant le 4 juillet.

Thomas
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Sources

Thomas Meunier

Thomas Meunier

Thomas est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisé dans le football et les coupes d'Europe. Il refuse le commentaire de match paresseux : données xG, économie du club (DNCG, fair-play financier UEFA), voix techniques attribuées, cadre réglementaire systématique.

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