XV de France : Poirot, Auradou, Jégou… les premières tendances de la compo face aux All Blacks
À moins de deux semaines du choc à Christchurch, les entraînements à Marcoussis dessinent une équipe de France avec des retours marquants et des choix forts.
Les premiers indices sur la composition du XV de France pour affronter les All Blacks le 4 juillet 2026 se précisent. Jefferson Poirot fait son retour, Hugo Auradou et Oscar Jégou sont pressentis titulaires, et Mickaël Guillard est testé en numéro 8.
L’essentiel
- Retour surprise : Jefferson Poirot (33 ans) s’entraîne avec les titulaires présumés, six ans après sa retraite internationale.
- Dos au mur : Hugo Auradou et Oscar Jégou, définitivement blanchis dans l’affaire de Mendoza, devraient débuter face aux Néo-Zélandais.
- Nouveau rôle : Mickaël Guillard est aligné au poste de numéro 8, une première en Bleu.
- Réhabilitation : Damian Penaud retrouve l’aile après avoir été écarté du Tournoi des Six Nations.
- Charniere confirmée : Lucu-Jalibert en position de force pour mener le jeu.
Les premières tendances à Marcoussis
Ce lundi 22 juin, au Centre national du rugby de Marcoussis (Essonne), les entraînements du XV de France ont livré leurs premiers enseignements. Alors que le groupe de Fabien Galthié s’apprête à s’envoler pour l’Australie avant le choc du 4 juillet à Christchurch, les choix du staff se précisent. Selon plusieurs observateurs présents sur place, dont les journalistes de RMC Sport et de L’Équipe, une ossature se dégage.
Le sélectionneur a réduit son groupe à 33 joueurs le 23 juin, laissant entrevoir une équipe-type mixant expérience et surprises. Les finalistes du Top 14 (Toulouse, Montpellier) sont absents, ce qui ouvre des opportunités à plusieurs éléments souvent cantonnés à un rôle de remplaçant.
Le choix surprise Jefferson Poirot
Le retour le plus stupéfiant est celui du pilier gauche de Bordeaux-Bègles. Jefferson Poirot, 33 ans, qui avait pris sa retraite internationale en 2020 après 34 sélections, s’entraîne ce lundi avec la tenue des titulaires présumés. Une information confirmée par L’Équipe et Planet Rugby. Galthié semble vouloir miser sur l’expérience du Bordelais pour tenir le choc face à la mêlée néo-zélandaise, un secteur clé dans l’hémisphère Sud.
Rappelons que Poirot n’a plus porté le maillot frappé du coq depuis le tournoi 2020. Son retour, six ans après, illustre la volonté du staff de s’appuyer sur des cadres aguerris pour ce premier match du Championnat des Nations.
Auradou et Jégou, un retour très attendu
Autre sujet brûlant : Hugo Auradou et Oscar Jégou sont pressentis pour débuter la rencontre. Les deux joueurs, définitivement blanchis après l’affaire de Mendoza, ont retrouvé le groupe France avec une détermination affichée. Selon Le Figaro, ils postulent clairement à une place de titulaire en troisième ligne et au centre. Leur présence apporte une touche de puissance et de fraîcheur, eux qui n’avaient plus été appelés depuis les événements de l’été 2024.
Les deux pensionnaires de Pau (pour Jégou) et de la Section Paloise se sont montrés très appliqués pendant la séance, selon les témoins.
Guillard en numéro 8, Penaud de retour
Outre le retour d’Auradou et Jégou, c’est le positionnement de Mickaël Guillard qui fait parler. Le Lyonnais, habituellement deuxième ligne, est testé en numéro 8. Un poste inhabituel pour lui en sélection, mais qui correspond à une tendance du rugby moderne : utiliser des profils athlétiques et mobiles en troisième ligne centre. Actu Rugby rapporte que le staff valide cette option afin de densifier le pack.
À l’aile, Damian Penaud effectue son retour dans le XV de départ probable. L’ailier clermontois, écarté du Tournoi des Six Nations pour des raisons disciplinaires, semble avoir retrouvé les faveurs du sélectionneur. Sa vitesse et sa capacité à casser les plaquages seront précieuses pour contrer la défense néo-zélandaise.
Enfin, la charnière Maxime Lucu-Matthieu Jalibert, déjà alignée lors des tests de novembre 2025, est reconduite. Le duo bordelais offre de la stabilité et une bonne connexion, selon RugbyPass.
Contexte dans l’Essonne
Marcoussis, dans le département de l’Essonne, abrite le Centre national du rugby depuis 2002. Ce site de 20 hectares est le cœur névralgique de la préparation des Bleus. La commune de 7 000 habitants voit régulièrement défiler les stars du XV de France lors des stages. Ce match contre les All Blacks revêt une importance particulière : c’est le premier du nouveau Championnat des Nations, compétition qui remplace les tournées de novembre et de juillet. Pour l’Essonne, c’est aussi une vitrine : les images de l’entraînement sont relayées dans les médias du monde entier, et le club local, le RC Marcoussis, en profite pour mettre en avant la formation des jeunes.
Vers le choc à Christchurch
Le XV de France s’envolera pour l’Australie en fin de semaine avant de rejoindre la Nouvelle-Zélande. Le coup d’envoi du match contre les All Blacks sera donné le 4 juillet à l’AMI Stadium de Christchurch. Galthié utilisera probablement les derniers entraînements à Marcoussis pour peaufiner les automatismes de son équipe-type. Les absences des Toulousains et Montpelliérains ouvrent la porte à des profils moins expérimentés, mais les premières tendances montrent un mélange d’audace et de pragmatisme. Les Bleus espèrent lancer leur compétition par un exploit à l’autre bout du monde.