XV de France : Jégou et Jalibert incertains avant Tokyo
Fabien Galthié prépare un turnover majeur en première ligne pour le troisième test du Championnat des Nations
À quelques jours du match face au Japon, l'équipe de France doit composer avec deux absents à l'entraînement. Oscar Jégou souffre d'une contusion à l'épaule, Matthieu Jalibert d'une gêne aux adducteurs.
- Oscar Jégou reste incertain après une contusion à l'épaule contractée contre l'Australie
- Matthieu Jalibert a été ménagé à l'entraînement mardi à cause d'une gêne aux adducteurs
Le terrain d’entraînement de Tokyo, mardi. Deux absents dans le groupe qui déroule les gammes: Oscar Jégou et Matthieu Jalibert. Le premier touche son épaule droite entre deux exercices de récupération. Le second reste en salle. L’entraîneur observe, prend des notes. Dans quelques jours, le Japon.
Jégou incertain, un remplaçant en embuscade
Jégou a quitté le terrain lors du match contre l’Australie. Choc violent, épaule droite. Les examens lundi ont révélé une contusion. Pas de fracture, mais la douleur reste vive. Son statut pour le match de samedi 18 juillet: incertain. Si forfait, un autre joueur prendra sa place en troisième ligne.
L’absence de Jégou modifierait l’équilibre de la troisième ligne. Le joueur apporte de la percussion au ruck et sécurise les ballons dans les zones de combat. Sans lui, le collectif devra assumer un rôle plus physique au déblayage. L’équipe devra compenser par sa mobilité: multiplier les interventions sur les phases rapides que privilégie le Japon.
Jalibert touché aux adducteurs, un plan B existe
Jalibert a été ménagé mardi à cause d’une gêne aux adducteurs. La douleur est apparue dimanche lors de la séance de récupération post-Brisbane. Rien de grave, assurent les médecins du staff, mais suffisamment pour le tenir à l’écart des oppositions. Il devrait être opérationnel pour débuter à l’arrière face aux Nippons.
Si la gêne persiste d’ici vendredi, le plan B est prêt. Un autre joueur reculera à l’arrière, libérant une aile. Ce repositionnement n’est pas inédit dans le rugby moderne. Mais à l’arrière, il devra assurer le jeu au pied, domaine où Jalibert excelle. Un risque mesuré face à un Japon qui joue peu les chandelles.
La première ligne remaniée
L’entraîneur tourne. La première ligne alignée mardi était entièrement renouvelée: de nouveaux visages au poste de pilier gauche, au talon, et pilier droit. Le trio qui a débuté à Brisbane devrait basculer sur le banc.
L’idée: gérer les organismes après deux tests en huit jours dans l’hémisphère Sud. Brisbane, puis Tokyo. Deux fuseaux horaires, deux systèmes de jeu différents. Cette fois, le staff anticipe: il préserve ses titulaires avant la phase retour qui débutera fin juillet.
Le Japon ne joue pas comme l’Australie. Les Nippons privilégient la vitesse, le jeu au large, les transitions rapides. Ils ont battu l’Italie 27-10 lors de la première journée avant de céder face à l’Irlande 20-36. L’équipe française devrait aligner une composition renouvelée tout en conservant ses cadres.
La charnière maintenue
La charnière ne bouge pas. Le demi d’ouverture sera présent. En centre, selon plusieurs sources, une paire expérimentée devrait être alignée. Sur les ailes, des joueurs rapides sont annoncés.
Un jeune talonneur pourrait connaître sa première sélection en Bleu, sur le banc. Il n’a jamais porté le maillot tricolore en test-match. Tokyo serait une première.
Les failles défensives persistent
La France a remporté quatre de ses six premiers matchs du Championnat des Nations. Mais elle a perdu les deux qui comptaient le plus: Nouvelle-Zélande 34-32 et Écosse 50-40. Deux défaites qui posent la même question: le XV de France sait-il tenir un score sous pression?
Contre la Nouvelle-Zélande début juillet, les Bleus menaient avant de craquer dans les dernières minutes. Contre l’Écosse en mars, la défense tricolore a encaissé 50 points. Les Écossais ont exploité les décalages sur les extérieurs et les intervalles entre troisième ligne et centres.
À Brisbane, les Bleus ont plié en fin de match. L’Australie est revenue dans le match avant de concéder un dernier essai. Le Japon ne fait pas peur sur le papier, mais Tokyo, à 10h40 heure française - après un vol long-courrier et deux tests en huit jours, c’est un autre combat. Le stade sera plein. Les Nippons joueront vite, très vite. Si la France ne tient pas le rythme dans les vingt dernières minutes, elle replongera.
Composition probable
Le coup d’envoi sera donné samedi 18 juillet à 10h40 au stade de Tokyo. La France cherchera sa cinquième victoire de la phase aller. Le Japon attend sa première depuis le succès contre l’Italie.