Zaradzki sélectionné en urgence pour l’Euro de marathon de Birmingham
Le Verviétois disputera le marathon des Championnats d'Europe le dimanche 16 août, à peine trois semaines après sa convocation.
Repêché après deux désistements, le marathonien belge Yohan Zaradzki dispose de moins de trois semaines pour préparer les Championnats d'Europe de Birmingham, malgré un record personnel supérieur aux minimas requis.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Sélection à moins de trois semaines
Zaradzki dispose de moins de trois semaines pour préparer le marathon de Birmingham, prévu le dimanche 16 août 2026, un délai incompatible avec un cycle d'entraînement marathon classique.
Un record sous les minimas
Son record personnel de 2h12'28 reste supérieur au minimum belge de 2h07'30 et au minimum européen de 2h09'30, mais un quota national libéré par deux désistements lui a permis d'être retenu malgré tout.
Deux désistements
Dorian Boulvin et Thomas De Bock ont décliné leur sélection pour la même course, jugeant l'appel trop tardif pour être intégré à une saison déjà planifiée.
Un palmarès national
Champion de Belgique de marathon en 2025 à Eindhoven, il avait terminé 14e aux Championnats d'Europe de Louvain la même année, un statut qui a pesé dans le choix de la fédération.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Yohan Zaradzki, 31 ans, disputera le marathon de l'Euro de Birmingham le dimanche 16 août 2026.
- Son record personnel, 2h12'28, dépasse le minimum belge (2h07'30) et le minimum européen (2h09'30).
- Dorian Boulvin et Thomas De Bock ont décliné leur sélection pour la même course, ouvrant un quota national.
- Champion de Belgique de marathon en 2025 à Eindhoven, il avait fini 14e aux Championnats d'Europe de Louvain.
Yohan Zaradzki - 31 ans - a moins de trois semaines pour se préparer. Le marathonien belge vient d’accepter sa sélection pour le marathon des Championnats d’Europe de Birmingham, prévu le dimanche 16 août 2026.
« Si je pouvais être prêt à courir un marathon. Dans moins de trois semaines », confiait-il à dhnet.be.
Sa réponse tranche avec celle de deux autres marathoniens belges. Dorian Boulvin et Thomas De Bock avaient décliné leur participation au marathon des Championnats d’Europe, jugeant leur sélection trop tardive pour l’intégrer dans une saison déjà planifiée. Pour un marathonien, changer d’objectif à quelques semaines de l’échéance revient à sacrifier un cycle d’entraînement entier: les blocs de préparation spécifique, calés sur une course précise, ne se réorganisent pas du jour au lendemain sans risquer la blessure ou la contre-performance. Les deux athlètes ont préféré ne pas s’exposer à ce risque.
Les chiffres racontent une autre partie de l’histoire. Le record personnel de Zaradzki sur la distance, 2h12’28 - établi le 10 mai à Copenhague - reste supérieur au minimum belge de qualification, fixé à 2h07’30 - et au minimum européen, fixé à 2h09’30. Sur le seul critère chronométrique, il n’aurait donc pas dû figurer sur la ligne de départ. Mais les fédérations disposent, dans ce type de compétition, d’un quota national à pourvoir: lorsque les athlètes mieux classés renoncent, comme l’ont fait Boulvin et De Bock, la place se libère et revient au marathonien belge le mieux placé disponible, indépendamment du respect des minimas. C’est ce mécanisme, plus que sa performance chronométrique, qui a ouvert la porte à Zaradzki.
En 2025, Zaradzki avait terminé 14e aux Championnats d’Europe de Louvain. La même année, il devenait champion de Belgique de marathon - à l’issue du marathon d’Eindhoven. Ce titre national, obtenu quelques mois avant l’appel de Birmingham, a pesé dans la balance: à défaut d’un chrono sous les minimas, c’est son statut de meilleur marathonien belge du moment que la fédération a choisi de mettre en avant.
Reste la question de la préparation. En acceptant sa sélection moins de trois semaines avant la course - Zaradzki renonce de fait à ce protocole classique: il devra s’appuyer sur la base de forme acquise lors de ses dernières sorties plutôt que sur un plan construit spécifiquement pour Birmingham, avec le risque d’arriver sous-préparé sur les trente derniers kilomètres, où se joue traditionnellement l’essentiel d’un marathon.
On se souvient que ce type de rappel de dernière minute n’est pas propre à l’athlétisme belge. Lors de grands championnats internationaux, il arrive régulièrement qu’un marathonien soit repêché au pied levé après le désistement d’un coéquipier mieux classé, sans que cela l’empêche ensuite de réaliser une performance honorable, la distance récompensant parfois davantage la gestion de course que la seule feuille de forme sur le papier.
Le 16 août - il s’alignera sur la ligne de départ à Birmingham. Trois semaines plus tôt, il ne savait pas encore qu’il y serait.
