Zelensky : « Poutine n’a plus l’avantage » dans la guerre
Après un sommet à Washington avec Trump, le président ukrainien affirme que l'initiative militaire a changé de camp après plus de quatre ans de conflit
Le 29 juillet 2026, Volodymyr Zelensky a estimé que Vladimir Poutine ne détenait plus l'avantage dans la guerre en Ukraine. Une déclaration qui suit un sommet avec Donald Trump et une intensification des frappes de drones ukrainiens en territoire russe.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le 29 juillet 2026, Volodymyr Zelensky a affirmé que l'initiative militaire n'était plus dans les mains de Vladimir Poutine, selon Le Journal de Montréal.
- Le président ukrainien a rencontré Donald Trump à la Maison Blanche le 28 juillet 2026, notamment pour évoquer la production locale d'intercepteurs Patriot, selon TV5MONDE.
- Les victimes civiles côté russe ont augmenté de 121% au premier semestre 2026 sous l'effet des frappes de drones ukrainiens à longue portée, selon l'ONU.
- Depuis le 9 juillet 2026, plus de 170 civils ont été tués et plus de 1 000 blessés en Ukraine du fait de l'intensification des frappes russes.
- Le 24 juillet 2026, Zelensky a mis en garde contre une nouvelle vague de mobilisation russe attendue à l'automne.
Volodymyr Zelensky a haussé le ton. Ce 29 juillet 2026, le président ukrainien a affirmé que l’initiative dans la guerre lancée par la Russie en février 2022 n’était plus, selon lui, entre les mains de Vladimir Poutine. Une affirmation forte, relayée par Le Journal de Montréal, qui intervient après plus de quatre ans de conflit et à un moment charnière des tractations diplomatiques entre Kyiv, Washington et Moscou.
Ce que Zelensky a affirmé
Selon les propos rapportés, le chef de l’État ukrainien estime que le rapport de force sur le terrain a basculé en défaveur de la Russie. Il s’appuie notamment sur l’intensification des capacités ukrainiennes de frappe à longue portée et sur des gains tactiques limités mais réels dans certains secteurs du front. Cette déclaration ne signifie pas que la guerre serait sur le point de s’achever, mais elle marque un changement de discours : Kyiv veut montrer à ses partenaires occidentaux, et en particulier aux Américains, que le soutien militaire porte ses fruits.
Le sommet à Washington avec Trump
Cette sortie médiatique intervient au lendemain d’une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump à la Maison Blanche, le 28 juillet 2026. Selon TV5MONDE, les discussions ont porté en priorité sur la défense antiaérienne, avec un axe précis : le développement d’une production locale d’intercepteurs Patriot directement sur le sol ukrainien, plutôt qu’une simple livraison de matériel américain. C’est un changement de logique pour Kyiv, qui cherche depuis des mois à réduire sa dépendance aux cycles de livraison occidentaux, jugés trop lents face au rythme des bombardements russes.
Ce rapprochement avec l’administration Trump est scruté avec attention en Europe. Paris et les autres capitales européennes, qui ont multiplié les initiatives de soutien à Kyiv depuis 2022, suivent de près la teneur des engagements américains, sachant que la solidité du parapluie antiaérien ukrainien conditionne en partie la stabilité de tout le flanc oriental de l’Europe.
Sur le terrain : avancées limitées près de Kharkiv
Sur le plan militaire, des sources russes ont rapporté le 24 juillet 2026 une offensive locale ukrainienne ayant permis de reprendre plusieurs localités près de Borova, dans la région de Kharkiv, selon des informations relayées par info.fr. Ces gains restent circonscrits mais ils illustrent la capacité de l’armée ukrainienne à mener des opérations offensives, alors même que les forces russes continuent de mener des assauts sur d’autres portions du front.
Le même jour, Volodymyr Zelensky a mis en garde contre une nouvelle vague de mobilisation massive que la Russie préparerait pour l’automne 2026, selon le Journal de l’Économie. Ce type d’alerte, récurrent dans le discours ukrainien depuis le début du conflit, vise à la fois à préparer l’opinion publique et à pousser les alliés occidentaux à accélérer les livraisons d’armements avant l’hiver.
Un prix humain qui grimpe des deux côtés
La déclaration de Zelensky ne doit pas masquer l’ampleur du coût humain de la guerre, qui continue de s’alourdir. Selon l’ONU, les victimes civiles en Russie ont bondi de 121% au premier semestre 2026, une hausse directement liée à l’usage massif de drones ukrainiens à longue portée visant des infrastructures énergétiques et militaires en profondeur du territoire russe.
Côté ukrainien, le tribut reste également très lourd. Depuis le 9 juillet 2026, plus de 170 civils ont été tués et plus de 1 000 blessés sous l’effet de l’intensification des frappes russes, selon des données rapportées par info.fr. Ces chiffres traduisent une escalade réciproque des frappes à distance, alors même que les deux camps affirment vouloir négocier une issue au conflit.
Vu de France : ce que ça change concrètement
Pour un lecteur français, cette déclaration de Zelensky compte moins comme un jugement définitif sur l’issue de la guerre que comme un signal politique. Depuis l’invasion russe de février 2022, la France fait partie des pays européens engagés, aux côtés de l’Allemagne, du Royaume-Uni et des pays baltes, dans le soutien militaire et financier à Kyiv. La question de la production locale de systèmes antiaériens évoquée avec Washington rejoint des débats similaires en Europe, où plusieurs gouvernements cherchent depuis deux ans à relocaliser une partie de leur industrie de défense plutôt que de dépendre uniquement des stocks américains.
L’autre enjeu, pour la diplomatie française et européenne, tient à la crédibilité du parapluie de sécurité promis à l’Ukraine. Si Kyiv affiche sa confiance retrouvée face à Moscou, la solidité de cette position dépend largement de la constance des livraisons occidentales, un sujet qui reste un point de friction récurrent entre Européens et administration américaine depuis le retour de Donald Trump au pouvoir.
Prochaine étape
Selon les propres mots de Volodymyr Zelensky, la vigilance reste de mise pour l’automne, période durant laquelle Kyiv anticipe une nouvelle vague de mobilisation russe. Les prochaines semaines diront si les engagements pris lors du sommet de Washington, notamment sur la production locale d’intercepteurs Patriot, se traduisent par des livraisons concrètes sur le terrain.
Sources
- Le Journal de Montréal : Zelensky affirme que Poutine n'a plus l'avantage dans la guerre
- TV5MONDE : Zelensky reçu à la Maison Blanche par Trump
- info.fr : Hausse des frappes et des victimes civiles en Ukraine et en Russie
- Journal de l'Économie : Zelensky met en garde contre une mobilisation russe à l'automne