Zidane à la tête des Bleus : l’accord se finalise dans l’ombre
La Fédération boucle les derniers détails du contrat avant l'entrée en vigueur d'une loi limitant les salaires
Après 14 ans de mandat, Didier Deschamps s'apprête à céder sa place à Zinedine Zidane. L'accord verbal, conclu en novembre, attend sa signature définitive. Une transition discrète entre pragmatisme et unanimisme.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Transition Deschamps-Zidane
Après 14 années à la tête des Bleus, Deschamps cède sa place à Zidane, qui n'a jamais coaché une sélection nationale. Un pari sur le prestige plutôt que sur l'expérience.
Unanimisme médiatique et risques
Aucune voix critique structurée ne s'oppose à Zidane. Un consensus qui interroge : que se passera-t-il si les résultats ne suivent pas ?
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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Nov. 2025
Accord verbal Zidane-FFF
Décision claire prise, Zidane succédera à Deschamps après le Mondial 2026
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14 juil. 2026
Demi-finale perdue
France éliminée par l'Espagne (0-2), Deschamps termine son parcours en Coupe du monde
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Juil. 2026
Signature formelle
Documents finalisés avant le 21 juillet pour éviter le plafond salarial légal
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25 sept. 2026
Prise de fonction Zidane
Premier match en Ligue des Nations, staff de plus de 25 personnes constitué
Les bureaux de la Fédération française de football tournent à plein régime cette semaine. Pas pour préparer la petite finale de vendredi. Pour boucler le contrat de Zinedine Zidane.
L’accord verbal existe depuis novembre. Zidane a conclu un accord verbal pour succéder à Didier Deschamps après la Coupe du monde. Les deux camps le savent.
Les doutes de Diallo, puis le ralliement
Philippe Diallo, président de la FFF, avait exprimé des doutes en novembre 2025 sur la nomination de Zidane. Depuis, le ton a changé. Diallo a révélé avoir reçu moins de cinq candidatures pour le poste - toutes françaises. Face à ce constat, Zidane s’est imposé comme l’évidence. La volte-face du président n’a rien d’idéologique: elle est pragmatique. Quand on reçoit moins de cinq dossiers pour un poste aussi exposé, et qu’un seul nom fait consensus médiatique et politique, la marge de manœuvre se réduit. Diallo n’a pas changé d’avis par conviction, mais par absence d’alternative crédible. Ce ralliement illustre une réalité du football français: Zidane n’est pas le meilleur candidat sur le papier, il est le seul qui ne divise pas. Un choix par défaut déguisé en évidence.
Deschamps sort par la petite porte
Didier Deschamps quittera officiellement ses fonctions après 14 années passées à la tête de l’équipe de France. Un parcours correct, pas glorieux. Pas de quoi négocier une prolongation que Deschamps n’a jamais demandée.
La petite finale se jouera vendredi. Deschamps dirigera son dernier match. Zidane, lui, attendra septembre pour prendre ses marques.
Ce que personne ne dit: le coût politique du choix Zidane
Zidane n’a jamais coaché une sélection nationale. Son CV se limite à des expériences en club, certes couronnées de succès en Ligue des champions, mais dans un contexte où l’on achète les meilleurs joueurs du monde. En équipe de France, pas de mercato. On compose avec ce qu’on a. Ses détracteurs soulignent ce manque d’expérience en sélection, mais aucune voix structurée ne s’est opposée publiquement à sa nomination. Le consensus médiatique et politique est tel que critiquer Zidane reviendrait à critiquer une icône. Un unanimisme qui interroge: que se passera-t-il si les résultats ne suivent pas? La FFF a misé gros sur un nom, pas sur un bilan de sélectionneur.
L’autre angle mort, c’est le timing. Pourquoi novembre pour l’accord verbal? La FFF a attendu que Deschamps finisse son Mondial pour officialiser, par respect pour l’homme qui a remporté la Coupe du monde. Mais ce délai a aussi permis de négocier dans l’ombre, loin des projecteurs. Une gestion discrète, presque opaque, qui contraste avec la transparence affichée sur d’autres dossiers de gouvernance du sport.
Les enjeux de la Ligue des Nations
Zidane prendra officiellement ses fonctions en septembre, pour la campagne de Ligue des Nations. Pas de pression de résultat immédiat, mais une attente énorme sur le style de jeu. Deschamps a construit une équipe pragmatique, défensive, efficace. Zidane devra-t-il poursuivre dans cette voie ou imposer un football plus offensif? La question divise déjà les observateurs, mais aucune réponse ne viendra avant septembre.
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Vendredi, Deschamps dirigera son dernier match. Dans quelques jours, Zidane signera. Entre les deux, une transition que personne ne verra. C’est comme ça que se font les transitions: en silence.
