Zidane prend les commandes des Bleus le 1er septembre
Le champion du monde 98 débutera son mandat par un déplacement en Turquie fin septembre
Zinedine Zidane succède à Didier Deschamps à la tête de l'équipe de France. Son mandat débute le 1er septembre 2026.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Transition institutionnelle
Six semaines de vide entre le départ de Deschamps et l'arrivée de Zidane, sans préparation commune ni passation. Deux ères séparées par un mois et demi de silence.
Pression du résultat immédiat
Zidane hérite d'une équipe éliminée en demi-finale du Mondial. Pas de cycle de reconstruction attendu : la Ligue des nations commence dès septembre avec des attentes de victoire.
Question salariale non résolue
Le plafond de 450 000 euros imposé par la réforme du sport professionnel est incompatible avec les 12 millions d'euros touchés par Zidane au Real. La FFF n'a communiqué aucun détail sur le montage financier.
Staff technique opaque
La composition du staff de Zidane est bouclée selon Fabrizio Romano, mais aucun nom n'a filtré. L'identité des adjoints, du préparateur physique et de l'entraîneur des gardiens reste inconnue à deux mois de la reprise.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
-
janv. 2025
Annonce du départ
Deschamps annonce qu'il quittera les Bleus après le Mondial 2026
-
mars 2026
Accord verbal
Zidane et la FFF scellent un accord verbal. Philippe Diallo confirme connaître l'identité du successeur
-
14 juil. 2026
Élimination
France battue 0-2 par l'Espagne en demi-finale du Mondial
-
18 juil. 2026
Dernier match Deschamps
Match pour la 3e place contre l'Angleterre à Miami
-
1er sept. 2026
Début mandat Zidane
Zidane prend officiellement ses fonctions de sélectionneur
-
25 sept. 2026
Premier match
Turquie - France en Ligue des nations à Kocaeli
Le calendrier est fixé. Zinedine Zidane prendra officiellement ses fonctions de sélectionneur de l’équipe de France le 1er septembre 2026. Pas de passation symbolique au bord du terrain. Deschamps quitte les Bleus samedi 18 juillet à Miami - après quatorze ans de règne et un match pour la troisième place du Mondial contre l’Angleterre. Zidane arrive six semaines plus tard.
Le premier match de l’ère Zidane aura lieu le 25 septembre 2026 - à Kocaeli, en Turquie. Ligue des nations. Pelouse synthétique. Pas de stade mythique. L’histoire démarre là, dans un déplacement de septembre. Le premier match à domicile, au Stade de France, est prévu le 2 octobre contre l’Italie.
Un accord bouclé avant l’élimination
L’accord entre Zidane et la Fédération française de football était scellé bien avant la demi-finale perdue contre l’Espagne 0-2. En mars 2026, Philippe Diallo déclarait déjà: « Je connais le nom du futur sélectionneur. » Le nom était Zidane. Le staff technique était déjà ficelé quand un journaliste a révélé l’accord total le 17 juillet, entre la défaite en demi et le match pour la troisième place.
Deschamps avait annoncé son départ à l’issue du Mondial 2026. Il laisse une équipe qui a traversé le tournoi américain sans trembler en phase de groupes: 3-0 contre l’Iraq - 4-1 face à la Norvège - 3-0 contre la Suède. En huitièmes, victoire courte face au Paraguay 1-0. En quarts, le Maroc plié 2-0. Puis l’Espagne, en demi-finale. 0-2. Rideau.
La question du salaire
Deschamps touchait 3,8 millions d’euros par an. Zidane, lors de son passage au Real Madrid, approchait les 12 millions. La réforme du sport professionnel français impose un plafond de 450 000 euros annuels pour les salaires dans les fédérations sportives. Ce montant ne couvrira pas les ambitions de Zidane. La FFF devra contourner la règle ou trouver un montage. Aucune annonce officielle sur la rémunération du nouveau sélectionneur.
Ce que personne ne dit
Le timing du passage de relais soulève une question que les sources consultées n’abordent pas: pourquoi six semaines de vide entre le dernier match de Deschamps et la prise de fonction de Zidane? Pas de match international prévu en août. Mais pas de préparation commune non plus. Pas de transition. Deschamps quitte Miami le 18 juillet. Zidane débarque le 1er septembre avec son propre staff, déjà constitué avant même la signature officielle. Deux ères séparées par un mois et demi de silence institutionnel.
L’autre angle mort: le staff de Zidane. Aucun nom n’a filtré. Selon des sources proches du dossier, la composition est bouclée, mais la FFF n’a communiqué aucun détail. Qui assistera Zidane? Quels adjoints, quel préparateur physique, quel entraîneur des gardiens? Le flou persiste alors que la Ligue des nations reprend dans deux mois.
Après Deschamps, le pari Zidane
Deschamps a dirigé l’équipe de France pendant quatorze ans. Champion du monde 2018, finaliste en 2022, vainqueur de la Ligue des nations 2021. Il quitte les Bleus sur une élimination en demi-finale du Mondial 2026, battu par l’Espagne. Zidane hérite d’une génération en reconstruction, d’un groupe qui vient d’échouer aux portes de la finale sur le sol américain.
Le champion du monde 98 n’a jamais entraîné en sélection. Son palmarès avec le Real Madrid parle pour lui: trois Ligues des champions consécutives entre 2016 et 2018. Mais la gestion d’un groupe international, les fenêtres FIFA morcelées, les pressions médiatiques françaises sont un autre terrain. Son premier test: relancer les Bleus en Ligue des nations face à la Turquie - trois mois après l’élimination au Mondial.
Le match contre l’Italie au Stade de France, le 2 octobre - sera le premier vrai rendez-vous à domicile. Devant le public français. Sous le regard de Deschamps, qui aura quitté Miami depuis plus de deux mois. Zidane sait ce qu’on attend de lui. Pas un cycle de reconstruction. Une victoire immédiate.
