Zidane prend les Bleus : staff, système, premiers matchs
Barthez, Bettoni, Dupont le premier cercle se dessine
Le vestiaire de Clairefontaine change de main. Après quatorze ans de Deschamps, Zinédine Zidane arrive le 1er septembre avec son staff, son 4-3-3, et une liste de noms écartés qui reviennent.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Rupture avec l'ère Deschamps
Zidane impose son staff, son système (4-3-3), et écarte les collaborateurs historiques comme Franck Raviot. Une page se tourne après 14 ans.
Staff élargi à plus de 25 personnes
Un effectif technique inédit pour les Bleus. Zidane centralise analyse, préparation physique, et cercle de confiance (Bettoni, Dupont, Barthez).
Pression sur les premiers matchs
Fin septembre, Ligue des Nations. Un mois et demi pour convaincre après une Coupe du Monde terminée sans médaille et deux défaites en phase finale.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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18 juil. 2026
Dernier match de Deschamps
Petite finale perdue 4-6 contre l'Angleterre. Fin du mandat après 14 ans.
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31 juil. 2026
Départ officiel de Deschamps
Le contrat de Didier Deschamps prend fin après la Coupe du Monde 2026.
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Fin juil. 2026
Officialisation de Zidane
La nomination de Zinédine Zidane est annoncée publiquement.
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1er sept. 2026
Prise de fonction
Zidane commence officiellement à la tête des Bleus.
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Fin sept. 2026
Premiers matchs officiels
Ligue des Nations UEFA, premières apparitions de Zidane sur le banc.
Le vestiaire de Clairefontaine, mi-août. Les cartons s’empilent dans le couloir qui mène au bureau du sélectionneur. Didier Deschamps a quitté les lieux le 31 juillet - après quatorze ans. Zinédine Zidane arrive le 1er septembre. Entre les deux, un mois de vide et une machine qui se remet en marche.
L’officialisation tombe fin juillet. Le contrat démarre dix jours plus tard. Zidane a déjà commencé à bâtir son staff. Un cercle élargi, potentiellement composé de plus de 25 personnes. David Bettoni sera l’adjoint numéro 1. Hamidou Msaidie, second adjoint. Stéphane Plancque à l’analyse. Grégory Dupont pour la préparation physique.
Barthez remplace l’entraîneur des gardiens
La décision qui fait le plus de bruit concerne les gardiens. Fabien Barthez - ami de longue date de Zidane, remplacerait Franck Raviot. Une rupture nette avec l’ère Deschamps. Barthez n’a jamais entraîné en Équipe de France. Il arrive avec un nom, un palmarès, et la confiance du nouveau patron.
Zidane veut un staff qui lui ressemble. Pas de continuité artificielle. Il bâtit son propre système. Deschamps jouait en 4-2-3-1. Zidane privilégie le 4-3-3 - sa formation de prédilection au Real Madrid. Une sentinelle devant la défense, deux relayeurs. Walid Acherchour cite Zaïre-Emery et Rabiot, ou Zaïre-Emery et Koné. L’idée: contrôler le milieu, pousser haut.
Mbappé en pointe, Olise à droite
Devant, le schéma se dessine. Kylian Mbappé en pointe. Michael Olise à droite. Doué à gauche. Une attaque mobile, rapide, qui peut permuter. Zidane aime les joueurs techniques capables de décrocher, de créer des décalages. Zidane préfère les dynamiques, les travailleurs.
En défense, les certitudes sont rares. Dayot Upamecano et William Saliba sont vus comme des piliers. Pour les latéraux, Malo Gusto est envisagé à droite - Truffert ou Methalie à gauche. Jules Koundé reste dans la course. Les postes de latéraux sont un point d’interrogation.
Des noms écartés qui reviennent
Certains joueurs mis de côté par Deschamps pourraient revenir. Eli Junior Kroupi - Adrien Truffert - Esteban Lepaul. Des retours de Corentin Tolisso et Eduardo Camavinga sont aussi envisagés. Zidane regarde ce que Deschamps n’a pas appelé. Il cherche les profils qui collent à son idée du jeu.
Les premiers matchs officiels tombent fin septembre - en Ligue des Nations. Un mois et demi pour trancher, pour composer, pour convaincre. La Fédération lui a proposé un projet long: Ligue des Nations, Euro 2028, Coupe du Monde 2030. Zidane voulait l’Équipe de France depuis dix ans. Il l’a.
Ce que personne ne dit
Deschamps a fini quatrième de la Coupe du Monde 2026. Son dernier match: une petite finale perdue 4-6 contre l’Angleterre - le 18 juillet. Avant ça, une demi-finale perdue 0-2 contre l’Espagne. Deux défaites pour clore quatorze ans. Le mandat s’est terminé sans médaille, sans explosion, sans drame. Juste l’usure.
Zidane hérite d’une équipe qui a gagné des matchs cet été, 3-0 contre la Suède - 4-1 en Norvège - 2-0 contre le Maroc, mais qui s’est effondrée quand ça comptait. Deux défaites en phase finale. Le problème n’est pas le réservoir. C’est la méthode. Deschamps contrôlait, verrouillait, gagnait petit. Zidane veut dominer, accélérer, marquer plus.
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Critiques sur l’engagement
Pendant la Coupe du Monde, Zidane n’était pas avec les Bleus. Jack Toribio le souligne: « Vous chier encore sur Deschamps mais Zidane au lieu de préparer la suite avec l’équipe de France il a passé toute la CDM avec l’Algérie, ca c’est choquant ». Des voix pointent une inquiétude: Zidane sera-t-il pleinement tourné vers les Bleus, ou conservera-t-il des attaches ailleurs? La question n’a pas de réponse factuelle pour l’instant. Elle plane.
Le vestiaire est vide. Les cartons sont toujours dans le couloir. Le 1er septembre, Zidane pousse la porte. Fin septembre, il joue. Entre les deux, un mois pour tout refaire.