Zoe Bäckstedt : sa première fois au Tour de France Femmes
À 21 ans, la Britannique aborde son rôle d'équipière chez Canyon-SRAM avec prudence
À 21 ans, Zoe Bäckstedt s'apprête à disputer son premier Tour de France Femmes chez Canyon-SRAM. Entre l'envie de gagner et son rôle d'équipière, elle refuse de se fixer un objectif chiffré.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un rôle d'équipière assumé
Chez Canyon-SRAM, Bäckstedt soutiendra les ambitions au général de Katarzyna Niewiadoma-Phinney, lauréate 2024, et d'Antonia Niedermaier, via ravitaillements, relais et protection.
Le test du contre-la-montre de Dijon
La 4e étape propose un contre-la-montre individuel de 21 km à Dijon, présenté par la championne du monde espoirs comme son premier grand test face à l'élite mondiale.
Un parcours record
L'édition 2026 s'annonce comme la plus longue à ce jour avec 1 175 km et 18 800 m de dénivelé, avec une première arrivée au sommet du Mont Ventoux.
L'héritage familial
Son père, Magnus Bäckstedt, avait remporté une étape du Tour de France masculin en 1998, un héritage qu'elle revendique comme un rêve plutôt qu'une pression.
Gérer la pression du premier grand tour
Bäckstedt dit ne pas savoir comment elle réagira aux courses difficiles et à la succession des journées, et préfère juger jour après jour plutôt que se fixer un résultat précis.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Zoe Bäckstedt, 21 ans, dispute son premier Tour de France Femmes du 1er au 9 août.
- Elle soutiendra les ambitions au général de Niewiadoma-Phinney et Niedermaier chez Canyon-SRAM, via ravitaillements et relais.
- La 4e étape, un contre-la-montre de 21 km à Dijon, est son objectif prioritaire.
- L'édition 2026 est la plus longue à ce jour avec 1 175 km et 18 800 m de dénivelé.
- Son père, Magnus Bäckstedt, avait gagné une étape du Tour de France en 1998.
Zoe Bäckstedt a 21 ans. Le 1er août - à Lausanne, en Suisse - elle prendra le départ de son premier Tour de France Femmes avec Zwift - sous le maillot Canyon-SRAM.
La Britannique traverse une saison 2026 marquée par sept victoires - dont le général du Baloise Ladies Tour et un doublé aux championnats de Grande-Bretagne sur route et en contre-la-montre en juin. Elle est aussi cinquième d’une course de classiques - et a ajouté à son palmarès une étape du Tour de Suisse Femmes et le contre-la-montre de la Vuelta a Extremadura.
Un rôle d’équipière, pas de leader
Chez Canyon-SRAM, elle ne sera pas la première option pour le classement général. Ce rôle revient à Katarzyna Niewiadoma-Phinney, lauréate de l’édition 2024 - et à Antonia Niedermaier. Pour les sprints, l’équipe compte sur Chiara Consonni.
Concrètement, ce statut d’équipière implique des tâches moins visibles que la victoire: aller chercher les ravitaillements pour les ramener aux leaders, prendre des relais en tête de peloton pour contrôler le rythme de la course, et se placer en protection de Niewiadoma-Phinney ou de Niedermaier avant les moments-clés de chaque étape. C’est un schéma classique du cyclisme sur route par étapes, où les jeunes coureuses les plus complètes sont d’abord mobilisées pour sécuriser le général de leurs cadres, avant d’obtenir, elles, une carte à jouer sur une journée qui leur correspond.
« Ne vous méprenez pas, j’adorerais gagner, mais en même temps, je dois être réaliste et je ne peux rien exiger », a confié Bäckstedt. La formule résume une ambivalence courante chez les jeunes talents promis à un bel avenir: l’ambition personnelle affleure, mais elle se heurte à la hiérarchie d’équipe et au costume d’équipière qu’elle doit endosser à ce stade de sa carrière. Rien n’empêche pour autant Bäckstedt de viser un coup d’éclat sur l’étape qui lui correspond le mieux, sans remettre en cause la stratégie collective de Canyon-SRAM.
Dijon, son « premier grand test »
La 4e étape change la donne: un contre-la-montre individuel de 21 km à Dijon. Championne du monde espoirs de la discipline - Bäckstedt y voit son « premier grand test » face à l’élite mondiale - la première fois qu’elle affrontera, sur un même tracé et le même jour, l’ensemble des meilleures rouleuses de la planète, elle qui n’a jusqu’ici croisé le fer qu’épisodiquement avec certaines d’entre elles sur le circuit WorldTour. Le parcours, dit-elle, « correspond le mieux » à ses qualités.
Elle a quatre ans d’expérience sur le WorldTour - mais un Tour de France Femmes reste un autre monde: trois massifs montagneux et neuf jours d’affilée, loin des courses par étapes plus courtes qu’elle a l’habitude de disputer. « Je ne sais pas comment je vais réagir aux courses difficiles et à la succession des journées, donc je ne veux pas me mettre de pression pour obtenir un résultat spécifique », a-t-elle confié. Concrètement, cela signifie qu’elle aborde le contre-la-montre de Dijon comme un rendez-vous à part, isolé du reste de la course: plutôt que de viser un classement final, elle dit vouloir juger jour après jour sa capacité de récupération, avant d’ajuster l’énergie qu’elle peut consacrer à ses propres ambitions sans négliger son rôle d’équipière. Bäckstedt aborde ainsi son premier Grand Tour sans objectif de résultat fixé à l’avance.
Un parcours historique
Avec ses 1 175 km - cette édition est la plus longue à ce jour. Elle propose une première: une arrivée au sommet du Mont Ventoux. Bäckstedt se prépare à une course qu’elle décrit comme « super difficile, super rapide et super chaotique ».
L’héritage Bäckstedt
Le nom n’est pas nouveau sur le Tour. Son père, Magnus Bäckstedt, avait remporté une étape du Tour de France masculin en 1998. Ce passé familial pèse peu sur la course elle-même - les parcours et les épreuves n’ont rien de comparable entre les deux générations - mais il façonne la manière dont Zoe vit sa sélection: elle a confié avoir « rêvé » de cette sélection - comme l’aboutissement d’un objectif porté depuis l’enfance plutôt que comme une pression supplémentaire. Dans le vestiaire de Canyon-SRAM, ce nom déjà associé à une victoire d’étape sur le Tour de France masculin nourrit aussi une forme de légitimité immédiate, sans pour autant dispenser la jeune coureuse de faire ses preuves dans son propre rôle.
Reste à savoir comment elle tiendra la distance. « Je pense que je dois juste donner 100 %, 110 %, 150 % ce jour-là, et ce qui en découlera, en découlera », résume-t-elle.
Sources
- My first big hit out against every single big rider - Zoe Backstedt relishes star-studded time trial test at debut Tour de France Femmes
- Zoe Backstedt - Tour de France 2026
- Zoe Backstedt - Canyon athlete page
- Tour de France Femmes avec Zwift - Riders
- Zoe Backstedt - ProCyclingStats
- Tour de France Femmes avec Zwift 2026 start list
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