Zverev hyperextend son genou en finale de Wimbledon
L'Allemand s'écroule à 3-3 dans le troisième set face à Sinner et bascule
Alexander Zverev s'est hyperextendu le genou droit à 3-3 du troisième set de la finale de Wimbledon 2026. La même blessure qu'il y a deux ans, au même endroit, contre le même adversaire qui gagne.
- Zverev s'hyperextend le genou droit à 3-3 du troisième set en tentant de rattraper une amortie de Sinner
- Même blessure qu'en 2024 à Wimbledon (œdème osseux et capsule déchirée au genou droit)
- Il perd la finale 6-7(7), 7-6(2), 6-3, 6-4 après 3h46 de jeu - dixième défaite d'affilée face à Sinner
- Genou gonflé mais marche normalement - examens médicaux détaillés prévus pour confirmer la gravité
- Participation aux Masters 1000 de Montréal, Cincinnati et à l'US Open en suspens selon le diagnostic
Alexander Zverev glisse sur le gazon à 3-3 du troisième set. Il tente de rattraper une amortie de Jannik Sinner - son corps part en avant, le genou droit part en arrière. Hyperextension. Il se tient le genou, grimace, reste au sol. Sinner traverse le court pour voir s’il va bien. Geste classe. Zverev se relève, finit le match. Perd 6-7(7), 7-6(2), 6-3, 6-4.
La chute arrive pile au mauvais moment. Zverev a une balle de break. Il peut relancer tout. Sauf qu’il glisse. Après, son service ralentit, son niveau baisse - et Sinner accélère. Le troisième set tombe 6-3. Le quatrième aussi, 6-4. Finale terminée en 3 heures 46 minutes. Sinner garde son titre - son cinquième Grand Chelem - sa dixième victoire d’affilée contre Zverev.
Zverev confirme en conférence de presse: « J’ai hyperextendu mon genou à nouveau, de manière similaire à il y a deux ans. » Deux ans - c’était 2024 - Wimbledon aussi. Avant ça, grosse blessure à la cheville en 2022 qui l’avait fait opérer. Le genou droit de Zverev connaît le gazon londonien par cœur. Et pas dans le bon sens.
Andre Agassi voit la gravité tout de suite
Andre Agassi identifie l’hyperextension dès la chute: « Quand ça arrive, tu restes au sol en espérant que la douleur ne veut pas dire ce que tu crains. » Agassi sait de quoi il parle. Todd Woodbridge - autre consultant, note que la chute a été un tournant décisif du match et que Zverev a ensuite cherché des conseils à son box. Le momentum a basculé. Sinner ne lâche plus rien.
Cette perte de repères pose question. Zverev, numéro 2 mondial post-Wimbledon - n’a plus battu Sinner depuis dix rencontres. À chaque fois, le même scénario: il tient le choc puis finit par craquer, mentalement ou physiquement. Sinner, lui, garde son calme et exploite la moindre faille.
Zverev ne prend pas de temps mort médical. Il serre les dents, continue. Son service devient « un peu gênant », ses jambes moins explosives. Il reconnaît que la chute « ne l’avait pas aidé » au troisième set. Euphémisme. Elle l’a coulé.
Genou gonflé, examens à venir
Après le match, Zverev précise que son genou est « un peu gonflé » mais qu’il peut « marcher normalement ». Il ne pense pas avoir de fracture, mais évoque un possible « impact os contre os ». Traduction: il ne sait pas encore. Des examens médicaux détaillés sont prévus pour savoir s’il s’agit d’une simple entorse ou de dommages ligamentaires plus sérieux. Zverev tente de rassurer en affirmant pouvoir marcher normalement, mais ses propres mots, « impact os contre os », contredisent cette apparente légèreté. La vérité médicale ne viendra que des examens.
Le calendrier presse. La saison sur dur nord-américaine démarre bientôt: Masters 1000 de Montréal et Cincinnati - puis l’US Open. Si les ligaments sont touchés, Zverev manquera les tournois de l’été et surtout l’US Open. Une absence de plusieurs semaines lui coûterait des points précieux et menacerait sa place de n°2 mondial. En revanche, si le diagnostic révèle une simple entorse, il pourrait être opérationnel pour Cincinnati ou l’US Open. Le verdict des examens dans les prochains jours sera crucial.
Zverev est numéro 2 mondial avec 8 480 points - devant Carlos Alcaraz blessé. Il a gagné Roland-Garros il y a un mois, disputé sa première finale à Wimbledon. Il parle de « nouveau Big Three » avec Sinner et Alcaraz, estime aller « dans la bonne direction ». Mais cette place au classement dépend de sa capacité à enchaîner les tournois. Une absence longue pourrait le faire chuter, alors qu’Alcaraz revient progressivement. La hiérarchie du tennis repose sur un genou incertain.
Ce que personne ne dit
Zverev perd ses finales de Grand Chelem sur blessure. Il se fait mal pendant les matchs et s’incline. À Wimbledon 2026, il hyperextend son genou et perd. Le schéma se répète. Deux hypothèses: soit son corps craque sous la pression des très longs matchs, soit il manque encore de solidité physique au plus haut niveau. Ou les deux. En tout cas, Sinner, lui, tient 3h46 sans faiblir. Dix victoires d’affilée contre Zverev. Ce n’est plus un hasard.
Zverev a joué une excellente quinzaine. Mais Wimbledon lui file entre les doigts. Et cette fois, c’est son propre genou qui l’a lâché.