1er-Mai : huit syndicats unis dressent un mur contre la loi Lecornu
Avant l'examen au Sénat le 16 juin, l'intersyndicale dénonce une « brèche » dans le seul jour férié obligatoirement chômé du Code du travail.
Les huit centrales syndicales rejettent en bloc le projet de loi autorisant le travail des salariés dans les boulangeries et fleuristeries le 1er-Mai. Examen au Sénat le 16 juin.
- Huit syndicats français unis rejettent le projet de loi sur le travail le 1er-Mai, une convergence inédite depuis la réforme des retraites de 2023.
- Le texte sera examiné au Sénat à partir du 16 juin 2026.
- Le projet de loi a été présenté en Conseil des ministres le 29 avril 2026, après que le ministre du Travail eut indiqué que la loi ne serait pas modifiée.
- Le Conseil d'État a jugé le 30 avril qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les recours.
- 200 000 salariés potentiellement concernés (180 000 en boulangerie, 20 000 en fleuristerie) application visée le 1er mai 2027.
Les huit organisations syndicales françaises - CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires et FSU [1] - ont dénoncé le 12 mai [2] le projet de loi du gouvernement autorisant les boulangeries et fleuristes artisanaux à faire travailler leurs salariés le 1er-Mai [3]. Le texte sera examiné au Sénat à partir du 16 juin [4].
Dans une déclaration intersyndicale commune, les syndicats qualifient le texte de « brèche toujours inacceptable » avant son passage au Palais du Luxembourg [5].
Une chronologie qui s’étire depuis avril 2025
L’affaire débute après que cinq boulangers ont subi des contrôles inopinés le 1er mai 2024 [8]. En réaction, deux sénateurs centristes, Annick Billon [9] et Hervé Marseille [10], déposent une proposition de loi le 25 avril 2025 [11]. Le Sénat l’adopte le 3 juillet 2025 [12].
Le texte revient à l’Assemblée nationale le 22 janvier 2026 [13], puis à nouveau le 10 avril 2026 [14], cette fois porté par Gabriel Attal, ex-Premier ministre et chef du parti Renaissance [15]. Le gouvernement finit par renoncer à soutenir cette proposition [16]. Quelques jours plus tard, le Premier ministre Sébastien Lecornu [17] présente un nouveau projet de loi en Conseil des ministres le 29 avril 2026 [18], restreint aux artisans boulangers et fleuristes [19].
Fracture au sein de l’exécutif?
La séquence interroge la cohérence gouvernementale. Le ministre du Travail avait indiqué, quelques semaines avant le dépôt du projet de loi, que la loi actuelle ne serait pas modifiée [20]. Les sources consultées ne précisent pas l’identité du ministre alors en fonction au moment de cette déclaration, ni si l’actuel ministre du Travail Jean-Pierre Farandou [21] a été consulté avant la décision du Premier ministre de saisir le Conseil des ministres. Les syndicats, eux, lisent un désaveu: « le Premier ministre s’est finalement empressé de déposer un nouveau projet de loi, confirmant l’obstination à répondre à la moindre des exigences patronales et à s’attaquer aux droits des salariés, jusqu’au seul jour complètement protégé du travail et de sa subordination » [22]. Aucune source ne rapporte de réaction publique du ministère du Travail à ce qui apparaît, au moins formellement, comme un revirement de Matignon.
Ce que dit le Code du travail
Le 1er mai demeure une singularité en droit français: le seul jour obligatoirement chômé et payé, règle d’ordre public issue du Code du travail [23]. L’article L.3133-4 du Code du travail dispose que le 1er mai est jour férié et chômé pour tous les salariés. L’article L.3133-6 prévoit, pour les seuls secteurs autorisés à déroger en raison de la nature de leur activité, une indemnité égale au montant du salaire, soit une majoration de 100 % [24]. Toute infraction expose l’employeur à une contravention pouvant atteindre 750 à 1 500 euros par salarié concerné [25]. Seules les activités qui ne peuvent être interrompues - hôpitaux, Ehpad, usines dont les machines ne peuvent pas être mises à l’arrêt pour une seule journée - dérogent à ce principe [26].
Emmanuelle Barbara, avocate associée d’August Debouzy et membre du Club des juristes [27], souligne que le volontariat prévu par le texte doit être formalisé par écrit [28]. Elle ajoute: « L’argument de bon aloi du risque du volontariat de façade est légitime où le refus apparait difficilement envisageable sans conséquences professionnelles » [29].
200 000 salariés en première ligne
Le périmètre concerne 180 000 salariés dans les boulangeries-pâtisseries [6] et près de 20 000 dans les fleuristeries [7]. La boulangerie artisanale compte en moyenne six salariés par entreprise [30], majoritairement employés sur des amplitudes horaires atypiques (très tôt le matin, week-ends) et fréquemment au niveau du Smic conventionnel. La fleuristerie, secteur largement féminisé, repose pour partie sur des contrats à temps partiel. Si l’on retient l’hypothèse, plausible compte tenu de la saisonnalité du muguet et des fêtes des mères qui suivent, qu’une majorité des points de vente ouvrirait le 1er mai, plusieurs dizaines de milliers de salariés pourraient être effectivement sollicités chaque année.
La CGT pointe un risque d’extension via les conventions collectives: les grandes boulangeries Eric Kayser [31] ou Bo&mie [32] pourraient être concernées, tout comme Jardiland [33], Monceau Fleurs [34] ou les franchisés Interflora [35]. Le projet de décret communiqué aux syndicats prévoit l’ouverture des « grandes enseignes industrielles » de boulangerie et de pâtisserie [36], des magasins de vente de fruits et légumes incluant les grandes surfaces spécialisées [37], des cinémas, musées, salles d’expositions, salles de spectacles et centres culturels [38].
Pourquoi cette unité syndicale est exceptionnelle
Huit centrales unies sur un même texte: c’est une configuration rarement observée dans le paysage social français récent. Sur la plupart des autres dossiers - assurance chômage, durée du travail, dialogue social - la CFDT de Marylise Léon [39] et la CGT de Sophie Binet [40] divergent ouvertement, la première privilégiant la négociation, la seconde la mobilisation. Qu’elles signent ici la même déclaration aux côtés de la FO de Frédéric Souillot [41], plus combative, et de la CFE-CGC de François Hommeril [42], traditionnellement plus modérée, constitue le vrai signal politique de l’affaire: le 1er mai est perçu comme un totem indivisible, sur lequel aucune négociation périphérique n’est tolérée.
L’épisode du 1er mai 2026
Avant le 1er mai 2026, le gouvernement avait assuré aux boulangers et fleuristes qu’ils n’auraient pas à payer d’amende en cas de contrôle s’ils payaient double leurs salariés volontaires [43]. L’instruction d’indulgence donnée aux services de l’État ne s’appliquait toutefois pas aux inspecteurs du travail, légalement indépendants [44].
Matignon a retiré son communiqué controversé le 28 avril [45], la veille de l’audience au Conseil d’État. Saisi par le syndicat Sud [46], la CGT [47] et des députés écologistes [48], le Conseil d’État a estimé le 30 avril qu’il n’y avait plus lieu de statuer [49]. Les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le Premier ministre n’aurait pas procédé au retrait de la décision contestée, indique la décision [50]. Le groupe écologiste à l’Assemblée nationale y voit un « camouflet » pour un gouvernement qui « entretient une confusion délibérée » [51].
La mécanique du « passage en force »
Les huit dirigeants - Sophie Binet pour la CGT [40], Marylise Léon pour la CFDT [39], Frédéric Souillot pour FO [41], François Hommeril pour la CFE-CGC [42], Cyril Chabanier pour la CFTC [52], Laurent Escure pour l’Unsa [53], Caroline Chevée pour la FSU [54], Julie Ferua et Murielle Guilbert pour Solidaires [55] - avaient déjà écrit à Sébastien Lecornu le 12 avril [56]. « Monsieur le Premier ministre, on ne réforme pas ainsi brutalement un texte d’histoire sociale et de conquêtes collectives » [57], écrivaient-ils.
L’entourage du Premier ministre a répondu: « Il n’y aura pas de passage en force » [58]. Matignon ajoutait: « La commission mixte paritaire n’a pas encore été convoquée. Il convient donc de prendre le temps nécessaire pour cheminer vers une solution efficace et acceptable » [59]. Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou [60] a été chargé de mener les consultations [21].
Le précédent du dimanche, l’ombre de la Pentecôte
Les syndicats placent l’enjeu au-delà du seul périmètre artisanal: « L’ouverture de la dérogation au principe du repos rémunéré le 1er mai constitue une première brèche, remettant en cause l’exceptionnalité de cette journée: à chaque fois qu’un principe est entamé, les dérogations s’étendent progressivement jusqu’à devenir la règle » [61]. L’intersyndicale cite un précédent: « Le travail du dimanche en est une illustration éclairante, et, une fois le travail généralisé ce jour-là, les majorations n’ont plus lieu d’être » [62].
Selon plusieurs sources, la loi du 10 août 2009, dite loi Mallié, avait déjà créé les premières « zones touristiques » et « périmètres d’usage de consommation exceptionnel » autorisant l’ouverture dominicale. La loi Macron a ensuite porté de cinq à douze le nombre de dimanches dits « du maire » et créé les « zones touristiques internationales » où le travail dominical est devenu la règle. La journée de solidarité a transformé le lundi de Pentecôte, jusque-là férié et chômé, en jour travaillé non rémunéré pour les salariés - une suppression de fait d’un jour férié obtenue par voie législative en quelques mois. Ces antécédents nourrissent la crainte des huit centrales: une dérogation initialement étroite tend, en droit du travail français, à se généraliser.
L’absence de la voix patronale
Aucune des sources consultées pour cet article ne rapporte de prise de position publique de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française, principale organisation représentative du secteur visé, ni des fédérations représentatives des fleuristes (FFAF, Conseil des fleuristes de France) sur le fond du projet de loi. Le débat médiatique reste, à ce stade, structuré entre l’exécutif et les syndicats salariés - alors même que le texte est explicitement présenté comme une réponse à des attentes patronales. Ce déséquilibre des voix entendues est en soi un angle mort de la séquence.
L’angle mort du débat
Ce que les communiqués officiels n’explicitent pas: le projet de loi vise une entrée en vigueur dès le 1er mai 2027 [63]. La séquence s’étire donc sur trois 1er-Mai successifs - 2024 (contrôles déclencheurs), 2026 (épisode de la « tolérance » retoquée par le Conseil d’État), 2027 (application visée du texte). Le calendrier raconte une autre histoire que celle des « commerces de proximité »: entre le dépôt initial d’avril 2025 [11] et l’application visée, le législateur aura mis deux ans pour normaliser une dérogation à un texte « d’histoire sociale et de conquêtes collectives » selon les syndicats [57]. Les juristes pointent le « risque du volontariat de façade » [29]. Les organisations syndicales le confirmeront ou non le 16 juin. Le Sénat aura le dernier mot avant la commission mixte paritaire.
Le 1er mai commémore notamment la fusillade de Fourmies, ville textile du Nord, le 1er mai 1891, quand l’armée avait réprimé dans le sang une manifestation ouvrière réclamant la journée de huit heures [64]. C’est ce contexte que les huit syndicats invoquent en bloc.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (64)
-
CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires et FSU - Organisations syndicales ayant dénoncé le projet de loi.
« «les syndicats CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires et FSU» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
12 mai - Date à laquelle huit organisations syndicales ont dénoncé le projet de loi du gouvernement.
« Huit organisations syndicales ont dénoncé, ce mardi 12 mai, le projet de loi du gouvernement »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
Huit organisations syndicales ont dénoncé le projet de loi du gouvernement autorisant les boulangeries et fleuristes artisanaux à faire travailler leurs salariés le 1er-Mai - Action des syndicats contre le projet de loi.
« Huit organisations syndicales ont dénoncé, ce mardi 12 mai, le projet de loi du gouvernement autorisant les boulangeries et fleuristes artisanaux à faire travailler leurs salariés le 1er-Mai »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
16 juin - Date de l'examen du projet de loi au Sénat
« avant son examen au Sénat à partir du 16 juin »
leparisien.fr ↗ ↩ -
L’ensemble des huit organisations syndicales a dénoncé ce mardi le projet de loi du gouvernement autorisant les boulangeries et fleuristes artisanaux à faire travailler leurs salariés le 1er-Mai - Action des syndicats contre le projet de loi
« L’ensemble des huit organisations syndicales a dénoncé ce mardi le projet de loi du gouvernement autorisant les boulangeries et fleuristes artisanaux à faire travailler leurs salariés le 1er-Mai »
leparisien.fr ↗ ↩ -
180 000 - Nombre de salariés dans le secteur des boulangeries-pâtisseries.
« Boulangeries-pâtisseries: 180 000 salariés »
cgt.fr ↗ ↩ -
près de 20 000 - Nombre de salariés dans le secteur des fleuristes.
« Fleuristes: près de 20 000 salarié·es »
cgt.fr ↗ ↩ -
Cinq boulangers ont subi des contrôles inopinés le 1er mai 2024 - Événement déclencheur de la proposition de loi.
« Après que cinq boulangers ont subi des contrôles inopinés le 1er mai 2024 »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Annick Billon, sénatrice centristes - L'une des deux sénatrices à l'origine de la proposition de loi.
« deux sénateurs centristes, Annick Billon et Hervé Marseille, ont déposé »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Hervé Marseille, sénateur centristes - L'un des deux sénateurs à l'origine de la proposition de loi.
« deux sénateurs centristes, Annick Billon et Hervé Marseille, ont déposé »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
vendredi 25 avril 2025 - Date de dépôt de la proposition de loi
« Proposition de loi visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai, n° 550, déposée le vendredi 25 avril 2025. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
3 juillet 2025 - Date d'adoption d'une proposition de loi par le Sénat sur le travail le 1er mai.
« le Sénat qui a adopté une proposition de loi le 3 juillet 2025 »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩ -
22 janvier 2026 - Présentation de la proposition de loi à l'Assemblée nationale.
« Présentée le 22 janvier 2026 à l’Assemblée nationale »
cgt.fr ↗ ↩ -
10 avril 2026 - Nouvelle présentation de la proposition de loi à l'Assemblée nationale.
« elle a été à nouveau présentée le 10 avril 2026. »
cgt.fr ↗ ↩ -
Gabriel Attal, ex-Premier ministre et chef du parti Renaissance - Porteur de la proposition de loi en avril.
« la proposition de loi portée en avril par Gabriel Attal, ex-Premier ministre et chef du parti Renaissance »
huffingtonpost.fr ↗ ↩ -
Le gouvernement a renoncé à soutenir la proposition de loi portée par Gabriel Attal en avril - Abandon d'une proposition de loi initiale sur le travail le 1er mai.
« «la proposition de loi initialement envisagée [.] a dû être abandonnée [.] que le gouvernement avait renoncé à soutenir» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Sébastien Lecornu, Premier ministre - Destinataire de la lettre des huit syndicats.
« une lettre commune au Premier ministre Sébastien Lecornu »
bfmtv.com ↗ ↩ -
29 avril 2026 - Date de présentation d'un projet de loi au Conseil des ministres concernant le travail le 1er mai.
« l’adoption d’un projet de loi présenté le 29 avril au Conseil des ministres »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩ -
Le gouvernement a annoncé que seuls les artisans boulangers et fleuristes pourraient ouvrir le 1er mai 2026 sur la base du volontariat des salariés - Mesure gouvernementale pour le 1er mai 2026.
« seuls les artisans boulangers et fleuristes pourraient ouvrir, sur la base du volontariat des salariés »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩ -
le ministre du Travail - Auteur d'une déclaration sur la non-modification de la loi actuelle sur le 1er mai.
« «Après que le ministre du Travail a indiqué que la loi actuelle sur le 1er mai ne serait pas modifiée» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités - Ministre chargé des consultations sur la proposition de loi.
« Le Premier ministre a demandé à Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, de mener les consultations nécessaires »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Après que le ministre du Travail a indiqué que la loi actuelle sur le 1er mai ne serait pas modifiée, le Premier ministre s’est finalement empressé de déposer un nouveau projet de loi, confirmant l’obstination à répondre à la moindre des exigences patronales et à s’attaquer aux droits des salariés, - Déclaration des syndicats sur le nouveau projet de loi
« « Après que le ministre du Travail a indiqué que la loi actuelle sur le 1er mai ne serait pas modifiée, le Premier ministre s’est finalement empressé de déposer un nouveau projet de loi, confirmant l’obstination à répondre à la moindre des exigences patronales et à s’attaquer aux droits des salariés, jusqu’au seul jour complètement protégé du travail et de sa subordination » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
le 1er mai, jour férié en France - Statut juridique du 1er mai.
« Jour férié emblématique et hautement symbolique, le 1er mai demeure une singularité en droit français: le seul jour obligatoirement chômé et payé »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩ -
100 % - Majoration de salaire pour les salariés travaillant le 1er mai.
« une indemnité équivalente, soit une majoration de 100 % »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩ -
750 à 1.500 euros par salarié concerné - Montant de l'amende pour travail illégal le 1er mai.
« À défaut, il s'expose à une amende de 750 à 1.500 euros par salarié concerné »
bfmtv.com ↗ ↩ -
hôpitaux, Ehpad, usines dont les machines ne peuvent pas être mises à l’arrêt pour une seule journée - Secteurs où le travail le 1er-Mai est autorisé en raison de l'impossibilité d'arrêt
« hôpitaux, Ehpad, usines dont les machines ne peuvent pas être mises à l’arrêt pour une seule journée… »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Emmanuelle Barbara, Avocat, associée d’August Debouzy, membre du Club des juristes - Auteur de l'article analysant le cadre juridique du 1er mai.
« Par Emmanuelle Barbara, Avocat, associée d’August Debouzy, membre du Club des juristes »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩ -
Le volontariat des salariés pour travailler le 1er mai doit être formalisé par écrit - Exigence juridique pour le travail le 1er mai.
« l’ouverture de certains commerces repose explicitement sur le volontariat des salariés par écrit »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩ -
Cette exigence peut-elle s’avérer illusoire comme le soutiennent les syndicats? L’argument de bon aloi du risque du volontariat de façade est où le refus apparait difficilement envisageable sans conséquences professionnelles - Questionnement sur la réalité du volontariat des salariés pour travailler le 1er mai.
« Cette exigence peut-elle s’avérer illusoire comme le soutiennent les syndicats? L’argument de bon aloi du risque du volontariat de façade est où le refus apparait difficilement envisageable sans conséquences professionnelles »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩ -
6 - Effectif moyen des salariés dans les entreprises de boulangerie.
« l’effectif moyen est de 6 salarié·es? Les TPE sont majoritaires dans ces secteurs. »
cgt.fr ↗ ↩ -
Eric Kayser (grosse boulangerie à établissements multiples) - Entreprise potentiellement concernée par le projet de loi.
« des entreprises à établissements multiples risqueront d’être concernées comme les grosses boulangeries Eric Kayser »
cgt.fr ↗ ↩ -
Bo&mie (grosse boulangerie à établissements multiples) - Entreprise potentiellement concernée par le projet de loi.
« ou Bo&mie. »
cgt.fr ↗ ↩ -
Jardiland (grande jardinerie) - Entreprise potentiellement concernée par le projet de loi via la convention collective des fleuristes.
« il existe un risque d’extension du fait que leur Convention Collective Nationale couvre également les grandes jardineries (Jardiland). »
cgt.fr ↗ ↩ -
Monceau Fleurs (franchisé) - Entreprise potentiellement concernée par le projet de loi.
« Plusieurs groupes peuvent être concernés comme Monceau à l’instar de Jardiland, ou encore plusieurs franchisés Interflora. »
cgt.fr ↗ ↩ -
Interflora (franchisé) - Entreprise potentiellement concernée par le projet de loi.
« ou encore plusieurs franchisés Interflora. »
cgt.fr ↗ ↩ -
La proposition de loi prévoit l'ouverture des grandes enseignes industrielles de boulangerie et de pâtisserie le 1er-Mai - Secteurs concernés par la dérogation d'ouverture selon le projet de décret.
« prévoit ainsi l'ouverture des "grandes enseignes industrielles" de boulangerie et de pâtisserie »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
La proposition de loi prévoit l'ouverture des magasins de vente de fruits et légumes, y compris les grandes surfaces spécialisées, le 1er-Mai - Secteurs concernés par la dérogation d'ouverture selon le projet de décret.
« "les magasins de vente de fruits et légumes ce qui inclut les grandes surfaces spécialisées" »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
La proposition de loi prévoit l'ouverture des cinémas, musées, salles d'expositions, salles de spectacles et centres culturels le 1er-Mai - Secteurs concernés par la dérogation d'ouverture selon le projet de décret.
« "les cinémas, musées, salles d'expositions, salles de spectacles et centres culturels" »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT - Signataire de la lettre commune adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu.
« Le courrier est signé par Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, Cyril Chabanier, président de la CFTC, Caroline Chevée, secrétaire générale de la FSU, Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa, Julie Ferua et Murielle Guilbert, co porte-paroles de Solidaires, François Hommeril, président de la CFE-CGC, Marylise Léon secrétaire générale de la CFDT, Frédéric Souillot, secrétaire général de FO. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT - Signataire de la lettre commune adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu.
« Le courrier est signé par Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, Cyril Chabanier, président de la CFTC, Caroline Chevée, secrétaire générale de la FSU, Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa, Julie Ferua et Murielle Guilbert, co porte-paroles de Solidaires, François Hommeril, président de la CFE-CGC, Marylise Léon secrétaire générale de la CFDT, Frédéric Souillot, secrétaire général de FO. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Frédéric Souillot, secrétaire général de FO - Signataire de la lettre commune adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu.
« Le courrier est signé par Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, Cyril Chabanier, président de la CFTC, Caroline Chevée, secrétaire générale de la FSU, Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa, Julie Ferua et Murielle Guilbert, co porte-paroles de Solidaires, François Hommeril, président de la CFE-CGC, Marylise Léon secrétaire générale de la CFDT, Frédéric Souillot, secrétaire général de FO. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
François Hommeril, président de la CFE-CGC - Signataire de la lettre commune adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu.
« Le courrier est signé par Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, Cyril Chabanier, président de la CFTC, Caroline Chevée, secrétaire générale de la FSU, Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa, Julie Ferua et Murielle Guilbert, co porte-paroles de Solidaires, François Hommeril, président de la CFE-CGC, Marylise Léon secrétaire générale de la CFDT, Frédéric Souillot, secrétaire général de FO. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Le gouvernement a assuré aux boulangers et fleuristes artisanaux qu'ils n'auraient pas à payer d'amende en cas de contrôle s'ils payaient double et que leurs salariés étaient volontaires - Assurance donnée par le gouvernement pour le 1er mai 2026.
« «le gouvernement avait assuré aux boulangers et fleuristes artisanaux qui faisaient travailler leurs salariés le 1er mai cette année, qu'ils n'auraient pas à payer d'amende en cas de contrôle s'ils les payaient double et que leurs salariés étaient volontaires» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Le gouvernement a donné une instruction d’indulgence aux services de l’État pour le 1er mai 2026, mais pas aux inspecteurs du travail - Approche différenciée des autorités pour l'application de la loi le 1er mai 2026.
« une instruction d’indulgence donnée aux services de l’État mais pas aux inspecteurs du travail qui sont légalement indépendants »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩ -
28 avril - Date du retrait par Matignon de son communiqué controversé.
« suite au retrait par Matignon de son communiqué controversé le 28 avril. »
midilibre.fr ↗ ↩ -
le syndicat Sud, organisation syndicale - Un des requérants ayant déposé un recours contre le communiqué du Premier ministre.
« les requérants (le syndicat Sud, la CGT et des députés écologistes) »
midilibre.fr ↗ ↩ -
la CGT, confédération syndicale - Un des requérants ayant déposé un recours contre le communiqué du Premier ministre.
« les requérants (le syndicat Sud, la CGT et des députés écologistes) »
midilibre.fr ↗ ↩ -
des députés écologistes, membres du groupe écologiste à l'Assemblée nationale - Requérants ayant déposé un recours contre le communiqué du Premier ministre.
« les requérants (le syndicat Sud, la CGT et des députés écologistes) »
midilibre.fr ↗ ↩ -
30 avril - Date à laquelle le Conseil d'État a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les recours concernant le travail le 1er mai 2026.
« Le Conseil d’État a jugé ce jeudi 30 avril qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les recours contre les consignes du gouvernement concernant le travail des boulangers et fleuristes le 1er mai. »
midilibre.fr ↗ ↩ -
Quelque regrettable que soit la confusion persistant dans le public sur la portée de la communication gouvernementale, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le Premier ministre n’aurait pas, en réalité, procédé au retrait de la décision qu’ils contestent - Extrait de la décision du Conseil d'État.
« "Quelque regrettable que soit la confusion persistant dans le public sur la portée de la communication gouvernementale, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le Premier ministre n’aurait pas, en réalité, procédé au retrait de la décision qu’ils contestent", ajoute la plus haute juridiction administrative. »
midilibre.fr ↗ ↩ -
un camouflet pour le gouvernement, qui entretient selon lui une confusion délibérée autour du travail le 1er-Mai - Réaction du groupe écologiste à l'Assemblée nationale suite à la décision du Conseil d'État.
« le groupe écologiste à l’Assemblée nationale [.] voit dans la décision du Conseil d'Etat un "camouflet" pour le gouvernement, qui "entretient" selon lui "une confusion délibérée" autour du travail le 1er-Mai. »
midilibre.fr ↗ ↩ -
Cyril Chabanier, président de la CFTC - Signataire de la lettre commune adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu.
« Le courrier est signé par Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, Cyril Chabanier, président de la CFTC, Caroline Chevée, secrétaire générale de la FSU, Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa, Julie Ferua et Murielle Guilbert, co porte-paroles de Solidaires, François Hommeril, président de la CFE-CGC, Marylise Léon secrétaire générale de la CFDT, Frédéric Souillot, secrétaire général de FO. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa - Signataire de la lettre commune adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu.
« Le courrier est signé par Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, Cyril Chabanier, président de la CFTC, Caroline Chevée, secrétaire générale de la FSU, Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa, Julie Ferua et Murielle Guilbert, co porte-paroles de Solidaires, François Hommeril, président de la CFE-CGC, Marylise Léon secrétaire générale de la CFDT, Frédéric Souillot, secrétaire général de FO. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Caroline Chevée, secrétaire générale de la FSU - Signataire de la lettre commune adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu.
« Le courrier est signé par Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, Cyril Chabanier, président de la CFTC, Caroline Chevée, secrétaire générale de la FSU, Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa, Julie Ferua et Murielle Guilbert, co porte-paroles de Solidaires, François Hommeril, président de la CFE-CGC, Marylise Léon secrétaire générale de la CFDT, Frédéric Souillot, secrétaire général de FO. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Julie Ferua et Murielle Guilbert, co porte-paroles de Solidaires - Signataires de la lettre commune adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu.
« Le courrier est signé par Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, Cyril Chabanier, président de la CFTC, Caroline Chevée, secrétaire générale de la FSU, Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa, Julie Ferua et Murielle Guilbert, co porte-paroles de Solidaires, François Hommeril, président de la CFE-CGC, Marylise Léon secrétaire générale de la CFDT, Frédéric Souillot, secrétaire général de FO. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
12 avril - Date à laquelle les huit centrales syndicales ont adressé une lettre commune au Premier ministre.
« Les dirigeants des huit grandes centrales syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires) ont adressé ce dimanche 12 avril une lettre commune au Premier ministre Sébastien Lecornu »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Monsieur le Premier ministre, on ne réforme pas ainsi brutalement un texte d’histoire sociale et de conquêtes collectives - Extrait de la lettre commune des huit syndicats.
« « Monsieur le Premier ministre, on ne réforme pas ainsi brutalement un texte d’histoire sociale et de conquêtes collectives », écrivent les dirigeants des huit syndicats dans ce courrier transmis à l’Agence France-Presse (AFP) par la CGT. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Il n’y aura pas de passage en force - Déclaration de l’entourage du Premier ministre Sébastien Lecornu.
« « Il n’y aura pas de passage en force », a affirmé dimanche l’entourage du Premier ministre, qui a demandé au ministre du Travail Jean-Pierre Farandou de rencontrer les organisations syndicales pour parvenir à une « solution et acceptable ». »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
La commission mixte paritaire n’a pas encore été convoquée. Il convient donc de prendre le temps nécessaire pour cheminer vers une solution et acceptable, notamment pour la sécurisation de l'ouverture des commerces de proximité (boulangerie, Fleuristes, boucherie) - Déclaration de Matignon sur la commission mixte paritaire.
« "La commission mixte paritaire n’a pas encore été convoquée. Il convient donc de prendre le temps nécessaire pour cheminer vers une solution et acceptable, notamment pour la sécurisation de l'ouverture des commerces de proximité (boulangerie, Fleuristes, boucherie)", indique Matignon »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail - Ministre chargé de rencontrer les organisations syndicales pour trouver une solution.
« « Il n’y aura pas de passage en force », a affirmé dimanche l’entourage du Premier ministre, qui a demandé au ministre du Travail Jean-Pierre Farandou de rencontrer les organisations syndicales pour parvenir à une « solution et acceptable ». »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
L’ouverture de la dérogation au principe du repos rémunéré le 1er mai constitue une première brèche, remettant en cause l’exceptionnalité de cette journée: à chaque fois qu’un principe est entamé, les dérogations s’étendent progressivement jusqu’à devenir la règle - Déclaration des syndicats sur la dérogation au repos du 1er-Mai
« « L’ouverture de la dérogation au principe du repos rémunéré le 1er mai constitue une première brèche, remettant en cause l’exceptionnalité de cette journée: à chaque fois qu’un principe est entamé, les dérogations s’étendent progressivement jusqu’à devenir la règle » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Le travail du dimanche en est une illustration éclairante, et, une fois le travail généralisé ce jour-là, les majorations n’ont plus lieu d’être - Exemple cité par les syndicats pour illustrer l'extension des dérogations
« « Le travail du dimanche en est une illustration éclairante, et, une fois le travail généralisé ce jour-là, les majorations n’ont plus lieu d’être » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
1er mai 2027 - Date à partir de laquelle un projet de loi autoriserait officiellement le travail des salariés volontaires dans les boulangeries et fleuristeries.
« un projet de loi a été présenté ce mercredi en Conseil des ministres afin d’autoriser officiellement le travail des salariés volontaires dans ces deux secteurs d’activité dès le 1er mai 2027. »
midilibre.fr ↗ ↩ -
La fusillade de Fourmies, ville textile du Nord, le 1er mai 1891, quand l’armée avait réprimé dans le sang une manifestation ouvrière réclamant la journée de huit heures - Événement historique commémoré le 1er-Mai
« ce jour commémore notamment la fusillade de Fourmies, ville textile du Nord, le 1er mai 1891, quand l’armée avait réprimé dans le sang une manifestation ouvrière réclamant la journée de huit heures »
leparisien.fr ↗ ↩
Sources
- Proposition de loi visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai
- Projet de loi 1er-Mai : les syndicats dénoncent « une brèche toujours inacceptable »
- «Une brèche inacceptable» : les syndicats vent debout contre le projet de loi 1er mai, examiné au Sénat mi
- Les syndicats toujours remontés contre le projet de loi sur le travail le 1er
- La bataille de la CGT pour défendre le 1er mai
- Travail le 1er mai : une loi sous pression
- Loi sur le travail le 1er-Mai : huit syndicats demandent à Sébastien Lecornu de ne pas convoquer la commission mixte paritaire, l'entourage du Premier ministre dément tout "passage en force"
- 1er mai : quelles professions seraient concernées par l’élargissement de l’autorisation de travailler ?
- Loi sur le 1er Mai : « Il n’y aura pas de passage en force », promet Matignon aux syndicats
- Travail le 1er-Mai: huit syndicats demandent à Lecornu de "respecter la démocratie sociale et politique", le gouvernement promet de ne pas "passer en force"
- Travail le 1er-Mai : boulangeries, fleuristes… aucune "tolérance administrative", finalement, en cas d’activité en ce jour chômé