25 ans de la loi Taubira : six lycées du Val-d’Oise en première ligne
Des élèves d'Eaubonne, Taverny, Ermont et Montmorency ont visionné un documentaire en présence de la ministre des Outre-mer et de Valérie Pécresse
Pour les 25 ans de la loi reconnaissant l'esclavage comme crime contre l'humanité, six lycées du Val-d'Oise ont organisé la projection du documentaire « Christiane Taubira une loi pour mémoire ». La ministre des Outre-mer Naïma Moutchou et la présidente de région Valérie Pécresse étaient présentes, notamment au lycée Louis Armand d'Eaubonne.
Pour les 25 ans de la loi reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité, six lycées du Val-d’Oise ont organisé la projection du documentaire « Christiane Taubira : une loi pour mémoire ». La ministre des Outre-mer Naïma Moutchou et la présidente de région Valérie Pécresse étaient présentes, notamment au lycée Louis Armand d’Eaubonne.
L’essentiel
- Six lycées mobilisés : Louis Armand (Eaubonne), Louis Jouvet et Jacques Prévert (Taverny), Gustave Monod (Enghien-les-Bains), Jean-Jacques Rousseau (Montmorency), Van Gogh (Ermont).
- 25 ans : La loi Taubira a été adoptée le 10 mai 2001 et promulguée le 21 mai 2001.
- Présences officielles : Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, et Valérie Pécresse, présidente du conseil régional d’Île-de-France.
- Projection à Eaubonne : Lycée Louis Armand, démarrage à 18h, suivie d’échanges avec élèves, réalisatrice, productrice et représentant de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.
- Contexte national : L’initiative s’inscrit dans le « Temps des Mémoires 2026 », lancé à l’Hôtel de la Marine à Paris.
Un documentaire, six établissements
La préfecture du Val-d’Oise a coordonné la diffusion simultanée du documentaire dans six lycées du département. Les établissements retenus couvrent un arc géographique allant de la vallée de Montmorency au plateau de Taverny : Louis Armand à Eaubonne, Louis Jouvet et Jacques Prévert à Taverny, Gustave Monod à Enghien-les-Bains, Jean-Jacques Rousseau à Montmorency, et Van Gogh à Ermont. La préfecture du Val-d’Oise a confirmé l’événement via son compte officiel sur X.
Le film, intitulé « Christiane Taubira : une loi pour mémoire », retrace le parcours législatif de la loi adoptée le 10 mai 2001. Christiane Taubira l’avait portée à l’Assemblée nationale avec le soutien de Jean-Marc Ayrault, alors président du groupe socialiste, selon France Info.
Eaubonne : la ministre au lycée Louis Armand
La projection au lycée Louis Armand s’est tenue à 18h. Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, était présente, selon l’agenda ministériel publié par Top Outremer. Valérie Pécresse, présidente du conseil régional d’Île-de-France, a également assisté à la soirée.
À l’issue de la projection, les élèves ont échangé avec les deux personnalités politiques, mais aussi avec la réalisatrice et la productrice du documentaire, ainsi qu’avec le président du conseil des territoires de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage. Ce type de rencontre directe entre lycéens et acteurs du film reste peu courant dans le cadre scolaire habituel.
La loi du 10 mai 2001 : ce qu’elle établit
Adoptée il y a 25 ans, la loi Taubira a fait de la France le premier pays au monde à reconnaître la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité, selon France Info et le site Histoire coloniale. Elle impose leur enseignement dans les programmes scolaires et fixe une cérémonie nationale chaque 10 mai. Cette date commémorative, marquée dans plusieurs villes cette année, structure le calendrier mémoriel français depuis son instauration.
En 2026, le « Temps des Mémoires » constitue une édition exceptionnelle. Il a été lancé à l’Hôtel de la Marine à Paris, selon la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.
Contexte dans le Val-d’Oise
Le Val-d’Oise compte 57 lycées d’enseignement général et/ou technologique en 2024, selon l’INSEE. En 2022, le département recensait environ 50 663 jeunes de 15 à 17 ans scolarisés. Les six établissements mobilisés pour cette projection représentent un peu plus de 10 % du réseau lycéen du département.
La vallée de Montmorency, où se situent plusieurs de ces lycées, concentre une part significative de la population lycéenne du sud du département. L’implication de la préfecture dans la coordination de l’événement témoigne d’une volonté institutionnelle d’ancrer la commémoration à l’échelle locale, au-delà des seules cérémonies nationales. Ce type de partenariat entre État, région et établissements scolaires reste ponctuel dans le Val-d’Oise, même si les préfectures multiplient les initiatives de terrain en 2026.
Un dispositif pédagogique construit
Le choix du documentaire comme support pédagogique prolonge la logique de la loi elle-même, qui prescrit l’enseignement de la traite et de l’esclavage en milieu scolaire. La présence de la réalisatrice et de la productrice lors des échanges après projection offre aux lycéens un contact direct avec les auteurs du film - un format qui dépasse la simple diffusion.
Le président du conseil des territoires de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage a également participé aux échanges, selon la préfecture. La fondation, dont Jean-Marc Ayrault a longtemps assuré la présidence, pilote le « Temps des Mémoires » au niveau national.
La date exacte de l’ensemble des projections dans les six lycées et le nombre d’élèves impliqués n’ont pas été précisés dans les communications officielles disponibles à ce stade.
Sources
- Préfecture du Val-d'Oise : Tweet officiel de la préfecture du Val-d'Oise sur la projection
- Top Outremer : Agenda de Mme Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer
- France Info : 25 ans de loi Taubira : le jour où la France a reconnu l'esclavage comme crime contre l'humanité
- Fondation pour la mémoire de l'esclavage : Lancement du Temps des Mémoires 2026 à l'Hôtel de la Marine