Abymes : une ancienne athlète mineure témoigne contre l’entraîneur suspendu
L'entraîneur et président d'un club d'athlétisme des Abymes a été suspendu le 12 juin après des accusations d'agressions sexuelles. Une ancienne licenciée, mineure au moment des faits, témoigne.
Le président et entraîneur d'un club d'athlétisme aux Abymes a été suspendu par la préfecture le 12 juin 2026, après des accusations d'agressions sexuelles. Une enquête pénale est en cours. Le 29 juin, une ancienne athlète, mineure au moment des faits, a livré un témoignage accablant.
L’essentiel
- Fait 1 : Le président et entraîneur d’un club d’athlétisme des Abymes a été suspendu par arrêté préfectoral le 12 juin 2026.
- Fait 2 : Une enquête pénale est ouverte et confiée au commissariat central de Pointe-à-Pitre.
- Fait 3 : Une ancienne athlète, âgée de 14 à 16 ans au moment des faits, a témoigné le 29 juin pour la première fois.
- Fait 4 : Les services de l’État en Guadeloupe ont rappelé le 23 juin les dispositifs de protection des mineurs dans le sport.
Ce qui s’est passé
Le vendredi 12 juin 2026, le préfet de la Guadeloupe a signé un arrêté portant suspension administrative à titre conservatoire du président et entraîneur d’un club d’athlétisme basé aux Abymes. Cette mesure fait suite à des accusations de gestes à caractère sexuel non consentis sur des athlètes, selon une information révélée par RCI. L’enquête pénale, ouverte dans la foulée, a été confiée aux policiers du commissariat central de Pointe-à-Pitre.
Les nouveaux témoignages
Depuis le déclenchement de l’affaire, plusieurs plaintes distinctes ont été déposées. Le 29 juin 2026, une ancienne licenciée du club a accepté de témoigner pour la première fois. Elle affirme avoir subi des agressions sexuelles de la part de l’entraîneur alors qu’elle était âgée de 14 à 16 ans. Son récit, diffusé par RCI, relance la procédure et encourage d’éventuelles autres victimes à se manifester.
La réaction des autorités
Le 23 juin, la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRAJES) ainsi que les services de l’État en Guadeloupe ont diffusé un rappel officiel des règles de protection des mineurs dans le sport. Ils précisent que tout signalement de comportement inapproprié ou de maltraitance peut être adressé à la police, à la gendarmerie ou directement à la DRAJES. Les associations Solidarité Femmes Guadeloupe et GUADAV se sont mobilisées pour accompagner les potentielles victimes.
Contexte dans le département (Guadeloupe)
Cette affaire secoue le monde sportif guadeloupéen, où l’athlétisme compte plusieurs clubs structurés et une forte tradition. Aux Abymes, commune la plus peuplée de l’archipel avec près de 55 000 habitants, le club concerné est un acteur reconnu. La libération de la parole chez les jeunes sportifs ravive les inquiétudes sur l’encadrement des mineurs, un enjeu également présent dans d’autres départements ultramarins. Les services de l’État en Guadeloupe ont récemment renforcé les procédures, à l’image d’autres territoires comme la Guyane ou la Haute-Marne où des mobilisations similaires ont eu lieu.
Prochaine étape : l’enquête se poursuit sous l’autorité du parquet de Pointe-à-Pitre. De nouveaux témoignages pourraient encore émerger. La DRAJES rappelle que toute personne souhaitant signaler des faits peut contacter le 119 (Allô enfance en danger).