Guyane : opération héliportée du 9e RIMa et du GIGN contre l’orpaillage illégal
Une vingtaine de commandos du CRAJ et l'antenne GIGN de Cayenne ont mené une action coup de poing aux abords de Grand-Santi, détruisant du matériel face à une centaine d'orpailleurs hostiles.
Fin juin 2026, le commando de recherche et d'action en jungle du 9e RIMa et l'antenne GIGN de Cayenne ont frappé des sites d'orpaillage clandestins sur le Maroni. Moteurs, pompes et terminal Starlink détruits malgré des jets de pierres.
L’essentiel
- Opération conjointe : Le CRAJ du 9e RIMa et l’antenne GIGN de Cayenne ont mené une action héliportée le long du Maroni, près de Grand-Santi.
- Moyens engagés : Une vingtaine de commandos insérés en corde lisse depuis un hélicoptère Caracal, avec appui aérien d’un B2 et d’un appareil de gendarmerie.
- Destructions : Moteurs, motopompes, groupes électrogènes, tables de levée et un terminal Starlink ont été neutralisés.
- Hostilité : Une centaine d’orpailleurs illégaux ont jeté des pierres ; aucun blessé parmi les forces de l’ordre.
Une opération héliportée coup de poing
Fin juin 2026, les forces armées en Guyane ont mené une opération d’envergure contre l’orpaillage illégal dans le cadre du dispositif Harpie. Le commando de recherche et d’action en jungle (CRAJ) du 9e RIMA et l’antenne GIGN de Cayenne ont été déployés aux abords de Grand-Santi, sur le fleuve Maroni. Selon le ministère des Armées, une vingtaine de commandos ont été insérés par aérocordage en corde lisse depuis un hélicoptère de manœuvre Caracal.
L’assaut a ciblé les secteurs des criques Sparouine et Awa, où des chantiers clandestins d’extraction d’or étaient actifs. Les forces de sécurité ont bénéficié de l’appui aérien d’un hélicoptère B2 et d’un appareil de la section aérienne de la gendarmerie.
Des destructions de matériel logistique
Sur les sites visés, les militaires ont saisi et détruit d’importants équipements utilisés pour l’extraction aurifère clandestine. Parmi les matériels neutralisés figurent des moteurs, des motopompes, des groupes électrogènes et des tables de levée. Un terminal de connexion internet par satellite Starlink, permettant aux orpailleurs de communiquer et d’organiser leur activité, a également été détruit, précisent les autorités.
Ces destructions visent à asphyxier les capacités logistiques des garimpeiros, ces orpailleurs illégaux souvent issus des pays voisins, et à rendre les sites inexploitables à court terme.
L’hostilité des garimpeiros
L’opération s’est déroulée dans un climat de forte tension. Selon le ministère des Armées, environ une centaine d’orpailleurs illégaux, présents sur les lieux, ont manifesté leur hostilité en lançant des projectiles, notamment des pierres, sur les forces de l’ordre. Les militaires et gendarmes n’ont pas répliqué et sont parvenus à mener leur mission sans faire de blessés dans leurs rangs.
Aucune interpellation n’a été signalée dans le communiqué officiel. Les clandestins ont pu prendre la fuite dans la forêt environnante, comme c’est souvent le cas lors de ce type d’intervention.
Contexte dans la Guyane
L’orpaillage illégal est un fléau chronique en Guyane, département français d’Amérique du Sud. Il cause des dommages environnementaux considérables (pollution au mercure, déforestation) et alimente des trafics connexes. Le dispositif Harpie, piloté par les forces armées aux côtés de la gendarmerie et de la police, mène des opérations régulières le long des fleuves frontaliers, notamment le Maroni et l’Oyapock. Le secteur de Grand-Santi est particulièrement touché en raison de sa proximité avec le Suriname et de la densité de la forêt, qui rend les contrôles difficiles. Cette action coup de poing illustre la persistance de la menace malgré les moyens déployés.
L’opération s’inscrit dans une série d’interventions menées en 2026 pour tenter de réduire l’activité des filières clandestines. Les autorités rappellent que la lutte contre l’orpaillage illégal reste une priorité sécuritaire et environnementale pour l’État en Guyane.