Le tribunal administratif de Cayenne a rejeté le 21 mai 2026 le recours de six associations et deux habitants de Taluen contre l’État pour carence fautive dans la lutte contre l’orpaillage illégal sur le Haut-Maroni. Le juge reconnaît les atteintes environnementales mais estime les moyens déployés suffisants. Un appel reste possible.
La préfecture de Guyane a annoncé le 20 mai 2026 que 206 ressortissants étrangers en situation irrégulière avaient été reconduits dans leur pays d’origine depuis le début de l’année. Parmi eux, 127 étaient sortants de prison. Le même jour, un ressortissant dominicain condamné pour complicité d’orpaillage illégal était expulsé vers la République Dominicaine.
Sept militaires du 9e régiment d’infanterie de marine ont été condamnés le 12 mai 2026 par le tribunal judiciaire de Cayenne. Ils avaient extorqué 43 grammes d’or et volé des effets personnels lors d’une mission anti-orpaillage les 3 et 4 octobre 2024 près de Saint-Laurent-du-Maroni. Les peines vont de 10 mois avec sursis à trois ans d’emprisonnement dont un an ferme.
Le 30 avril 2026, le quartier Forget de Kourou a accueilli la prise d’armes marquant le 163e anniversaire du combat de Camerone. Le préfet de la Guyane présidait la cérémonie aux côtés du 3e Régiment Étranger d’Infanterie, engagé sur deux fronts opérationnels permanents.
Le 25 avril 2026, des habitants de Camopi ont installé un barrage improvisé sur le fleuve pour empêcher l’entrée de garimpeiros illégaux. Des gendarmes ont coupé le câble. La scène, filmée, a mis le feu aux poudres dans cette commune de 2 176 habitants frontalière du Brésil.
Six associations et deux habitants du Haut-Maroni ont porté leur combat devant la justice. Ils accusent l’État de carence fautive face à l’orpaillage clandestin qui ravage le fleuve Maroni depuis plus de trois décennies. La décision est attendue le 21 mai 2026.
Un site d’orpaillage illégal a été découvert près d’un cours d’eau sur le territoire de Macouria. Les autorités environnementales et militaires ont engagé sa destruction. La Guyane recense 591 sites actifs en 2025, soit 35 % de plus qu’en 2024.