Lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane : le 3REI détruit un pont clandestin et installe un barrage à Camopi
Dans le cadre de l'opération Harpie, le 3e Régiment Étranger d'Infanterie a détruit un pont d'orpailleurs sur la rivière Alikéné et mis en service un barrage flottant temporaire à Camopi.
Le 16 juin 2026, le 3REI a détruit un pont clandestin construit par des orpailleurs illégaux sur la rivière Alikéné, près de Camopi. Un barrage flottant d'État a également été installé pour bloquer les flux logistiques des garimpeiros, dans le cadre de l'opération Harpie.
L’essentiel
- Fait 1 : Le 16 juin 2026, le 3REI a détruit un pont clandestin d’orpailleurs sur la rivière Alikéné, près de Camopi (source : INFO.FR).
- Fait 2 : Un barrage flottant temporaire a été installé par les forces armées sur la rivière Camopi, opérationnel jusqu’en août 2026 (source : INFO.FR).
- Fait 3 : Depuis janvier 2026, 428 sites d’orpaillage illégal ont été démantelés en Guyane (source : INFO.FR).
- Fait 4 : L’opération Harpie mobilise quotidiennement 70 gendarmes et 270 militaires sur le terrain (source : INFO.FR).
Destruction d’un pont clandestin sur l’Alikéné
Le 16 juin 2026, le colonel Jean-Luc Grossin, commandant du 3e Régiment Étranger d’Infanterie (3REI), a annoncé la destruction d’un pont construit par des orpailleurs illégaux sur la rivière Alikéné, dans la région de Camopi. L’ouvrage servait à acheminer du matériel et du carburant vers les sites clandestins. L’opération a été menée dans le cadre de l’opération interministérielle Harpie, active depuis 2008 en Guyane.
Le 3REI a également procédé à la destruction de barges utilisées par les orpailleurs pour le transport fluvial, selon un message publié sur X par le compte officiel du régiment. Les militaires contrôlent régulièrement les flux sur les cours d’eau de la région.
Un barrage flottant d’État à Camopi
Le 13 mai 2026, le préfet de Guyane, Antoine Poussier, s’est rendu à Camopi pour annoncer l’installation d’un barrage flottant temporaire sur la rivière Camopi. Déployé par les Forces armées de Guyane (FAG), ce dispositif vise à bloquer la navigation des pirogues transportant du matériel et du carburant vers les sites illégaux. Le barrage doit rester opérationnel jusqu’en août 2026, selon les informations communiquées par la préfecture.
Le ministre de l’Intérieur a confirmé devant l’Assemblée nationale la mise en service opérationnelle de ce barrage, le présentant comme un outil clé de la stratégie de lutte contre l’orpaillage illégal. Ce dernier est particulièrement dynamisé par un cours de l’or élevé, qui s’élève à environ 131 euros le gramme en 2026.
Contexte en Guyane
La commune de Camopi, située à la frontière avec le Brésil, compte plus de 2 100 habitants, principalement issus des populations amérindiennes Teko et Wayãpi. Le territoire est l’un des principaux points d’entrée de l’orpaillage illégal en Guyane.
L’opération Harpie, coordonnée par la gendarmerie et les forces armées, mobilise quotidiennement environ 70 gendarmes et 270 militaires. Depuis janvier 2026, les autorités ont démantelé 428 sites clandestins. Les actions se concentrent sur la destruction des infrastructures logistiques (ponts, barges, campements) et l’interception des convois de ravitaillement.
Le dispositif militaire en Guyane inclut également l’opération Titan pour la sécurisation des lancements spatiaux, mais les efforts les plus visibles restent ceux de la lutte contre l’orpaillage, qui génère des dégâts environnementaux et sanitaires majeurs (mercure, déforestation, violences).
Prochaine étape : le barrage opérationnel jusqu’en août
Le barrage flottant de Camopi doit rester en place jusqu’en août 2026. D’ici là, les patrouilles du 3REI et de la gendarmerie se poursuivront. Le préfet Antoine Poussier n’a pas encore annoncé si le dispositif serait reconduit ou renforcé à l’issue de cette période. La destruction des ponts et barges clandestins reste une priorité pour asphyxier les flux logistiques des orpailleurs.