Académie du viol : Paris signale Motherless à la justice, Pharos et l’Arcom

Aurore Bergé annonce une triple saisine contre un site qui héberge plus de 20 000 vidéos de femmes endormies. La France est le 4e pays consommateur.

Académie du viol : Paris signale Motherless à la justice, Pharos et l'Arcom
Académie du viol : Paris signale Motherless à la justice, Pharos et l'Arcom Illustration Olivier Castagne / info.fr

Le gouvernement a saisi le procureur, Pharos et l'Arcom contre le site Motherless, qui « fait commerce du viol de femmes » selon Aurore Bergé. Plus de 64 millions de visites en février.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • Aurore Bergé a annoncé le 6 mai 2026 trois signalements simultanés contre le site Motherless.
  • Le site héberge plus de 20 000 vidéos de femmes endormies ou droguées et a totalisé 64 millions de visites en février.
  • La France est le 4e pays consommateur de Motherless selon l'enquête CNN.
  • Deux associations, Fondation des Femmes et M'endors pas, avaient saisi la justice le 28 avril 2026.
  • L'Arcom travaille avec l'OFAC et le Parquet sur les procédures de blocage prévues par la loi SREN du 21 mai 2024.

L’annonce est tombée mercredi 6 mai [1] dans l’hémicycle. Aurore Bergé [2], ministre déléguée chargée de l’Égalité Femmes/Hommes [2], a confirmé que le gouvernement avait effectué un triple signalement contre le site pornographique Motherless [3]: auprès du procureur de la République [4], de la plateforme Pharos [5] et de l’Arcom [6], le régulateur de l’audiovisuel [7].

LES ENJEUX
Triple saisine inédite contre un hébergeur étranger
Procureur, Pharos et Arcom saisis simultanément contre Motherless, plus de 64 millions de visites en février 2026.
Une catégorie « sleep » de plus de 20 000 vidéos
Le site héberge des vidéos de femmes endormies ou droguées à leur insu, la France est le 4e pays consommateur.
Mobilisation associative déclenchante
La Fondation des Femmes et M'endors pas, cofondée par Caroline Darian, ont saisi la justice le 28 avril 2026.
Limites du cadre SREN face aux sites étrangers
La loi du 21 mai 2024 permet blocage et déréférencement, mais Motherless est un hébergeur américain hors juridiction directe.
Une dimension domestique non traitée
Les vidéos sont filmées par des compagnons et conjoints, dimension intime que les blocages de sites ne règlent pas.

« La France se saisit pleinement » [8], a déclaré Aurore Bergé [2] en réponse à une question du député EPR Guillaume Gouffier Valente [9]. Le député venait d’interpeller l’exécutif: « Le gouvernement entend-il se saisir pleinement de ces faits d’une extrême gravité? » [10].

Un site qui « fait commerce du viol de femmes »

Motherless [3] héberge plus de 20 000 vidéos [11] dans une catégorie dédiée aux femmes endormies ou droguées à leur insu [12]. En février [13], la plateforme a enregistré plus de 64 millions de visites [14]. La France s’y classe quatrième pays consommateur [15].

« Nous avons ici affaire à un site qui fait commerce du viol de femmes » [16], a martelé Aurore Bergé [2]. « Ce sont des centaines de milliers de vidéos de femmes qui sont en train d’être droguées, à leur insu, par leurs compagnons, leurs conjoints » [16], a-t-elle ajouté, dénonçant des contenus « ensuite commercialisées » [16].

Le site [17], qui se décrit lui-même comme « un hébergeur sans aucune restriction morale où tout contenu légal est hébergé indéfiniment » [17], constitue le cœur de ce que CNN [18] a qualifié d’« académie mondiale du viol » [19] dans une enquête publiée fin mars [20]. L’identité de ses administrateurs, basés hors de France, n’a pas été confirmée par les autorités françaises à ce stade.

Que risquent les auteurs? Le cadre pénal

Publicité

Au-delà des signalements administratifs, les pratiques décrites dans l’enquête de CNN tombent sous le coup de plusieurs qualifications criminelles du Code pénal. L’article 222-23 du Code pénal définit le viol comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, ou tout acte bucco-génital commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise », puni de quinze ans de réclusion criminelle. La soumission chimique - administrer à autrui, à son insu, une substance de nature à altérer son discernement ou le contrôle de ses actes - constitue une circonstance aggravante au titre de l’article 222-30-1 du Code pénal, portant la peine à vingt ans de réclusion lorsqu’elle accompagne un viol.

S’y ajoute le délit de captation, enregistrement et diffusion d’images à caractère sexuel sans le consentement de la personne, prévu par l’article 226-2-1 du Code pénal, passible de deux ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende - peines aggravées lorsque les images sont diffusées en ligne. Les administrateurs de plateforme qui hébergent ces contenus en connaissance de cause s’exposent quant à eux aux peines prévues pour la complicité de viol et la non-retrait de contenus manifestement illicites au titre de la LCEN.

Le déclencheur: l’enquête CNN et la mobilisation associative

L’enquête de la journaliste Saskya Vandoorne [21] pour CNN [18], menée pendant des mois après le procès des viols de Mazan [22], avait révélé l’existence d’un groupe Telegram baptisé « ZZZ » [23] où des hommes échangent « des conseils sur les doses de médicaments à donner à leur compagne pour pouvoir les violer en toute impunité » [23]. En Allemagne, la radio publique ARD [24] a documenté un groupe similaire fort de 70 000 hommes [25].

Sur Telegram [26], un vendeur de « liquides soporifiques » [27] proposait ses produits à 150 euros [28] la bouteille avec ce message glaçant: « Votre femme ne sentira rien et n’aura aucun souvenir » [29].

Comment la pression associative a forcé la main du gouvernement

Le déclic politique ne vient pas directement de l’enquête CNN - publiée fin mars [20] et restée plusieurs semaines sans réponse exécutive - mais d’une saisine coordonnée le 28 avril [30] par deux associations féministes, la Fondation des Femmes [31] et M’endors pas [32], cette dernière cofondée par Caroline Darian [33], fille de Gisèle Pelicot [34]. Dans un communiqué commun [30], elles dénonçaient « des crimes organisés, au sein de véritables communautés qui encouragent et structurent la violence » [35] et formalisaient quatre demandes précises: ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris, mobilisation de Pharos [36], saisine de l’Arcom [37] et mesures de blocage et de déréférencement [38] de Motherless [3].

Cette saisine ne s’est pas faite dans le vide. Caroline Darian [33], devenue figure publique depuis le procès Pelicot, dispose d’un accès médiatique et politique inhabituel pour une fondatrice d’association: ses interventions sont relayées par les rédactions nationales et plusieurs élus de la majorité comme de l’opposition. La Fondation des Femmes [31], elle, est rompue à l’usage des canaux institutionnels - c’est elle qui avait porté la demande de fermeture du site Coco, finalement obtenue en juin 2024 [39]. En quelques jours, le sujet est remonté jusqu’à un député de la majorité présidentielle, Guillaume Gouffier Valente [9], dont la question au gouvernement du 6 mai a permis à Aurore Bergé [2] de répondre publiquement - exactement dans les termes réclamés par les deux associations huit jours plus tôt. La séquence illustre une mécanique désormais classique: un cadrage juridique précis fourni par les associations, un relais parlementaire, une réponse ministérielle calibrée. Sans ce tempo associatif, l’enquête CNN serait probablement restée sans suite institutionnelle française.

278demandes de blocage de contenus en 2025, soit moitié moins qu'en 2024 (536) - l'angle mort institutionnel

Le cadre légal: la loi SREN du 21 mai 2024

Les pouvoirs mobilisés par le gouvernement reposent sur la loi du 21 mai 2024 [40] visant à sécuriser et réguler l’espace numérique, dite loi SREN [40]. Ce texte permet à l’Arcom [7] d’imposer aux sites récalcitrants « des mesures de blocage ou de déréférencement de leurs services » [41].

Fin avril [42], l’Arcom [7] avait déjà indiqué à l’AFP avoir été saisie au sujet de Motherless [3], chaat.net [43] et legarçon.net [44]. Pour ces trois sites, le régulateur travaille avec l’OFAC [45], l’Office anti-cybercriminalité [45], et le Parquet pour identifier les procédures permettant de faire cesser la diffusion de contenus illicites [46].

PROCÉDURES ENGAGÉES
Site viséMotherless
Procureur de la RépubliqueSaisi
PharosSaisi
ArcomSaisi

Pharos: 94 698 demandes de retrait en 2025

La plateforme Pharos [47], gérée par l’office de la police judiciaire [48], a vérifié 94 698 demandes de retrait de contenus en 2025 [49], soit une hausse de 8,8 % [50] par rapport à 2024. Les contenus à caractère pédopornographique demeurent largement majoritaires, à 96 % [51]. Les demandes de blocage, elles, ont été quasiment divisées par deux: 278 en 2025 [52] contre 536 en 2024 [53].

Laurence Pécaut-Rivolier [54], membre de l’Arcom [54] et conseillère à la Cour de cassation [54], appelle à un renforcement des « moyens humains de l’Office anti-cybercriminalité (OFAC) et de l’Arcom » [55].

L’angle mort: pourquoi la loi SREN bute sur un hébergeur américain

Si les 17 sites pornographiques [56] désignés par l’arrêté ministériel du 26 février 2025 [57] ont fini par mettre en place une vérification d’âge ou rendre leurs services inaccessibles en France [58], c’est précisément parce que ces opérateurs disposent d’intérêts économiques européens - régies publicitaires, partenaires de paiement, représentants légaux. Motherless [3], lui, ne coche aucune de ces cases: hébergement aux États-Unis, financement publicitaire international, aucune représentation juridique en France.

La loi SREN [40] s’applique aux fournisseurs de services ayant un établissement dans l’Union européenne ou ciblant explicitement le public français. Elle permet bien à l’Arcom de saisir le juge judiciaire pour ordonner aux fournisseurs d’accès à internet français de bloquer un site, selon plusieurs sources. Mais l’injonction directe contre un hébergeur américain, elle, ne peut s’exécuter qu’au prix d’une coopération judiciaire internationale incertaine. À supposer un blocage DNS prononcé, il reste contournable en quelques clics par n’importe quel VPN, technique aujourd’hui banalisée.

Un précédent éclaire les marges de manœuvre réelles: plutôt que de se conformer à la procédure de vérification d’âge imposée par l’Arcom, Pornhub et plusieurs plateformes du groupe Aylo ont préféré rendre temporairement leurs services inaccessibles en France à partir de juin 2025, selon plusieurs sources. Le résultat: une fermeture, pas une régulation. Avec un site comme Motherless, qui assume publiquement l’absence de « restriction morale » [17], il est peu probable qu’une telle stratégie de retrait volontaire soit même envisagée.

Lorraine Questiaux [59], avocate à la force juridique de la Fondation des Femmes [59], résume l’impasse: « Il va falloir davantage responsabiliser les plateformes, car la dérive aujourd’hui n’est plus l’exception, c’est devenu la norme » [60]. Les associations dénoncent ouvertement « l’incapacité du cadre actuel à empêcher durablement ces plateformes » [61] et estiment que seule une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles permettrait de « renforcer les moyens d’enquête face aux réseaux numériques » [62].

L’autre angle mort tient à l’amont: la soumission chimique documentée par CNN [18] suppose des compagnons et conjoints qui filment chez eux. Aucune des annonces gouvernementales ne traite de cette dimension domestique du phénomène, qui ne se règlera pas par le seul blocage d’un site américain.

Données chiffrées sur le site Motherless et les signalements gouvernementaux français contre les contenus de viols sous soumission chimique en 2026.
Données chiffrées sur le site Motherless et les signalements gouvernementaux français contre les contenus de viols sous soumission chimique en 2026.

Pourquoi maintenant?

Le calendrier de l’annonce n’est pas anodin. Le contexte législatif joue: une proposition de loi visant à modifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles [63] est en débat à l’Assemblée nationale, et l’exécutif ne peut se permettre d’apparaître en retrait sur le sujet des violences sexuelles la majorité défend une réforme dite « consentement ».

« Beaucoup trop d’hommes consomment ces vidéos, cela infuse dans notre pays (…) la culture du viol » [64], a conclu Aurore Bergé [2]. « C’est cette culture qu’il nous faut changer ensemble » [64]. Reste à savoir si les signalements aboutiront à un blocage effectif - ou s’ils resteront, comme tant d’autres, lettre morte face à un hébergeur étranger.

► Lire aussi: La loi SREN, ce que change la régulation numérique

Sources

13 sources vérifiées · 64 faits sourcés

HuffPost Deux assos françaises se mobilisent après l’enquête sur l’« académie mondiale du viol » 13 faits cités jeanmarcmorandini.com "Académie du viol": Le gouvernement a fait des signalements à la justice, à Pharos et l'Arcom, concernant le site… 10 faits cités cbnews.fr La majorité des demandes de retrait de contenus en 2025 ont concerné la pédopornographie 8 faits cités fr.news.yahoo.com Académie du viol: Le gouvernement a signalé le site « Motherless », hébergeant des vidéos d’actes sur des femmes… 5 faits cités entrenous.fr "Académie mondiale du viol": l’enquête CNN sur ces vidéos en accès libre depuis la France qui font réagir la justice 5 faits cités arcom.fr Lutte contre l’exposition des mineurs à la pornographie: l’Arcom met en demeure deux nouveaux sites pornographiques 5 faits cités Le Figaro «Votre femme ne sentira rien et n’aura aucun souvenir»: CNN dévoile l’existence d’un réseau mondial de viols sous… 4 faits cités 20 Minutes Le gouvernement a fait un signalement du site « Motherless » 4 faits cités upday.com La France saisit la justice contre Motherless, site hébergeant 20 000 vidéos de viols | Toute l’actualité en France et… 3 faits cités BFMTV "Académie du viol": deux associations demandent à la justice française d'ouvrir une enquête sur les plateformes… 3 faits cités Le Parisien Des milliers de vidéos de femmes endormies ou droguées: une enquête de CNN lève le voile sur une « académie mondiale… 2 faits cités ici.fr Le gouvernement effectue plusieurs signalements contre un site internet qui fait le "commerce du viol de femmes" 1 fait cité egalite-femmes-hommes.gouv.fr Discours d’Aurore Bergé | Ministre chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les… 1 fait cité
Voir le détail de chaque fait sourcé (64)
  1. mercredi 6 mai - Date de l'annonce des signalements par Aurore Bergé.
    « Ce mercredi 6 mai, elle annonce que le gouvernement a effectué plusieurs signalements »
    ici.fr ↗
  2. Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'Égalité Femmes/Hommes - Ministre ayant effectué des signalements concernant le site Motherless.
    « a répondu la ministre déléguée chargée de l'Egalité Femmes/Hommes Aurore Bergé. »
    jeanmarcmorandini.com ↗
  3. Motherless, site hébergeant des vidéos d'actes sexuels sur des femmes inconscientes - Site visé par les signalements du gouvernement.
    « concernant le site "Motherless", qui héberge des vidéos d'actes sexuels sur des femmes inconscientes »
    jeanmarcmorandini.com ↗
  4. Le gouvernement a effectué des signalements auprès du procureur de la République concernant le site Motherless - Action du gouvernement face au site Motherless.
    « signalement au procureur de la République »
    jeanmarcmorandini.com ↗
  5. Le gouvernement a effectué des signalements auprès de Pharos concernant le site Motherless - Action du gouvernement face au site Motherless.
    « signalement à Pharos (site gouvernemental permettant de signaler les contenus illicites) »
    jeanmarcmorandini.com ↗
  6. Le gouvernement a effectué des signalements auprès de l'Arcom concernant le site Motherless - Action du gouvernement face au site Motherless.
    « signalement à l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel »
    jeanmarcmorandini.com ↗
  7. Arcom, régulateur de l'audiovisuel - Autorité ayant reçu un signalement du gouvernement concernant Motherless.
    « signalement à l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel »
    jeanmarcmorandini.com ↗
  8. « La France se saisit pleinement » - Réponse d’Aurore Bergé à l’Assemblée nationale sur les signalements concernant Motherless.
    « « La France se saisit pleinement », avec « à la fois, signalement au procureur de la République, signalement à Pharos [.] signalement à l’Arcom » »
    fr.news.yahoo.com ↗
  9. Guillaume Gouffier Valente, député EPR - Député ayant interrogé le gouvernement sur le site Motherless.
    « a interrogé le député EPR Guillaume Gouffier Valente lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. »
    jeanmarcmorandini.com ↗
  10. « Le gouvernement entend-il se saisir pleinement de ces faits d’une extrême gravité? » - Question posée par Guillaume Gouffier Valente à l’Assemblée nationale.
    « « Le gouvernement entend-il se saisir pleinement de ces faits d’une extrême gravité? » »
    fr.news.yahoo.com ↗
  11. plus de 20.000 vidéos - Nombre de vidéos dans la catégorie "sleep" sur Motherless.
    « Motherless", qui héberge plus de 20.000 vidéos dans la catégorie "sleep" »
    jeanmarcmorandini.com ↗
  12. catégorie « sleep », dédiée aux femmes endormies ou droguées à leur insu - Catégorie spécifique du site Motherless mentionnée dans l’enquête de CNN.
    « dans la catégorie « sleep », dédiée aux femmes endormies ou droguées à leur insu. »
    fr.news.yahoo.com ↗
  13. février - Mois de référence pour le trafic du site Motherless.
    « En février, « Motherless » a enregistré plus de 64 millions de visites »
    upday.com ↗
  14. plus de 64 millions de visites - Nombre de visites enregistrées par le site Motherless en février.
    « qui a « enregistré plus de 64 millions de visites » en février »
    fr.news.yahoo.com ↗
  15. quatrième pays consommateur - Classement de la France parmi les pays consommateurs du site Motherless.
    « dont « la France est le quatrième pays consommateur » »
    fr.news.yahoo.com ↗
  16. Nous avons ici affaire à un site qui fait commerce du viol de femmes. Ce sont des centaines de milliers de vidéos de femmes qui sont en train d'être droguées, à leur insu, par leurs compagnons, leurs conjoints et qui sont ensuite commercialisées - Déclaration d'Aurore Bergé sur la nature du site Motherless.
    « "Nous avons ici affaire à un site qui fait commerce du viol de femmes. Ce sont des centaines de milliers de vidéos de femmes qui sont en train d'être droguées, à leur insu, par leurs compagnons, leurs conjoints" et "qui sont ensuite commercialisées" »
    jeanmarcmorandini.com ↗
  17. Motherless.com, site pornographique se décrivant comme un « hébergeur sans aucune restriction morale » - Site hébergeant des vidéos de viols sous soumission chimique.
    « L’enquête évoque la découverte de Motherless.com. Ce site pornographique se décrit lui-même comme un «hébergeur sans aucune restriction morale où tout contenu légal est hébergé indéfiniment». »
    lefigaro.fr ↗
  18. CNN, chaîne américaine ayant mené une enquête sur un réseau mondial de viols sous soumission chimique - Source de l’enquête révélant l’existence de ces pratiques.
    « Une enquête de plusieurs mois menée par la chaîne américaine CNN révèle que ces espaces n’ont pas disparu, au contraire, ils prospèrent. »
    lefigaro.fr ↗
  19. académie mondiale du viol - Expression utilisée par CNN pour qualifier les plateformes
    « Selon son enquête dénonçant une "académie mondiale du viol" »
    bfmtv.com ↗
  20. fin mars - Date de publication de l'enquête de CNN sur Motherless.
    « Fin mars, le site de la chaîne d’information CNN publiait une vaste enquête dévoilant l’existence d’une « académie mondiale du viol » »
    huffingtonpost.fr ↗
  21. Saskya Vandoorne, journaliste pour CNN - Journaliste ayant mené l'enquête sur Motherless et les réseaux de viol.
    « C’est cette réalité que l’enquête de CNN, menée par la journaliste Saskya Vandoorne, a mis à nu. »
    entrenous.fr ↗
  22. Saskya Vandoorne assiste au procès des viols de Mazan, en France - Événement déclencheur de l'enquête de CNN.
    « Au départ, Saskya Vandoorne assiste au procès des viols de Mazan, en France. »
    entrenous.fr ↗
  23. groupe Telegram intitulé « ZZZ » - Groupe où des utilisateurs échangent des conseils pour commettre des viols sous soumission chimique.
    « certains utilisateurs sont aussi présents dans un groupe Telegram intitulé « ZZZ », dans lequel ils échangent des conseils sur les doses de médicaments à donner à leur compagne pour pouvoir les violer en toute impunité »
    huffingtonpost.fr ↗
  24. ARD, radio publique allemande - Média ayant révélé un groupe Telegram dédié aux viols.
    « En Allemagne, la radio publique ARD a révélé un autre groupe Telegram, fort de 70 000 hommes »
    entrenous.fr ↗
  25. 70 000 hommes - Nombre d'hommes dans un groupe Telegram allemand dédié aux mêmes pratiques.
    « En Allemagne, la radio publique ARD a révélé un autre groupe Telegram, fort de 70 000 hommes, dédié aux mêmes "techniques". »
    entrenous.fr ↗
  26. Telegram, plateforme utilisée pour échanger des conseils sur la soumission chimique - Plateforme mentionnée pour les échanges entre membres du réseau.
    « Selon CNN, sur Telegram, un utilisateur de Motherless «prétendait gérer une entreprise vendant et expédiant des "liquides soporifiques" à destination du monde entier.» »
    lefigaro.fr ↗
  27. liquides soporifiques - Produits promus pour la soumission chimique sur les canaux de discussion
    « propose de vendre et d’expédier des « liquides soporifiques » »
    leparisien.fr ↗
  28. 150 euros - Prix d’une bouteille de liquide soporifique vendue en ligne.
    « 150 euros la bouteille, sans goût, sans odeur. »
    lefigaro.fr ↗
  29. « Votre femme ne sentira rien et n’aura aucun souvenir » - Déclaration d’un homme proposant des « liquides soporifiques »
    « « Votre femme ne sentira rien et n’aura aucun souvenir », explique par exemple un homme, qui propose de vendre et d’expédier des « liquides soporifiques » »
    leparisien.fr ↗
  30. 28 avril - Date du communiqué des deux associations féministes
    « estiment ce mardi 28 avril les deux associations féministes dans un communiqué commun »
    bfmtv.com ↗
  31. Fondation des Femmes, association française luttant contre les violences sexistes et sexuelles - Association mobilisée après l'enquête de CNN.
    « la Fondation des Femmes et l’association M’endors pas, fondée par Caroline Darian, fille de Gisèle Pelicot, ont annoncé vouloir saisir la justice française »
    huffingtonpost.fr ↗
  32. M’endors pas, association fondée par Caroline Darian, fille de Gisèle Pelicot - Association mobilisée après l'enquête de CNN.
    « la Fondation des Femmes et l’association M’endors pas, fondée par Caroline Darian, fille de Gisèle Pelicot, ont annoncé vouloir saisir la justice française »
    huffingtonpost.fr ↗
  33. Caroline Darian, fille de Gisèle Pelicot et cofondatrice de l'association M'endors pas - Cofondatrice de l'association M'endors pas
    « M'endors pas, une association cofondée par Caroline Darian, la fille de Gisèle Pelicot »
    bfmtv.com ↗
  34. Gisèle Pelicot, victime des viols de Mazan - Victime ayant témoigné lors du procès des viols de Mazan.
    « Une femme, Gisèle Pelicot, raconte comment son mari l’a droguée et livrée à des dizaines d’hommes pendant des années. »
    entrenous.fr ↗
  35. « crimes organisés, au sein de véritables communautés qui encouragent et structurent la violence » - Dénonciation des associations dans leur communiqué.
    « Dénonçant des « crimes organisés, au sein de véritables communautés qui encouragent et structurent la violence » »
    huffingtonpost.fr ↗
  36. Pharos, portail de signalement des contenus illicites sur internet en France - Institution dont la mobilisation est demandée par les associations.
    « Pharos, le portail de signalement des contenus illicites sur internet »
    huffingtonpost.fr ↗
  37. Arcom, gendarme de l’audiovisuel en France - Institution dont la mobilisation est demandée par les associations.
    « la mobilisation de l’Arcom, le gendarme de l’audiovisuel »
    huffingtonpost.fr ↗
  38. Fondation des Femmes et M’endors pas demandent des mesures de blocage et de déréférencement de Motherless - Demande des associations concernant le site Motherless.
    « afin que « des mesures de blocage et de déréférencement » de Motherless soient mises en place »
    huffingtonpost.fr ↗
  39. juin 2024 - Date de fermeture du site Coco.
    « Fermé en juin 2024 et cité dans près de 23 000 affaires pénales »
    huffingtonpost.fr ↗
  40. 21 mai 2024 - Date de promulgation de la loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique (loi SREN).
    « En application de la loi du 21 mai 2024 visant à sécuriser et réguler l’espace numérique (loi SREN) »
    arcom.fr ↗
  41. Les sites mis en demeure s’exposent à des mesures de blocage ou de déréférencement en cas de non-conformité - Sanctions prévues par la loi en cas de non-respect des obligations.
    « sous peine de s’exposer, comme le prévoit la loi, à des mesures de blocage ou de déréférencement de leurs services »
    arcom.fr ↗
  42. fin avril - Période où l’Arcom a indiqué avoir été saisie au sujet de plusieurs sites.
    « Fin avril, l’Arcom avait indiqué à l’AFP avoir été saisie au sujet de Motherless, chaat.net et legarçon.net. »
    20minutes.fr ↗
  43. chaat.net, site faisant l’objet d’une saisine par l’Arcom - Site mentionné dans une saisine de l’Arcom.
    « Fin avril, l’Arcom avait indiqué à l’AFP avoir été saisie au sujet de Motherless, chaat.net et legarçon.net. »
    20minutes.fr ↗
  44. legarçon.net, site faisant l’objet d’une saisine par l’Arcom - Site mentionné dans une saisine de l’Arcom.
    « Fin avril, l’Arcom avait indiqué à l’AFP avoir été saisie au sujet de Motherless, chaat.net et legarçon.net. »
    20minutes.fr ↗
  45. OFAC (Office anti-cybercriminalité) - Office mentionné en lien avec l’Arcom pour des procédures contre des sites illicites.
    « l’Arcom est en lien avec l’OFAC (Office anti-cybercriminalité) »
    20minutes.fr ↗
  46. Pour ces trois sites, l'Arcom est en lien avec l'OFAC (Office anti-cybercriminalité), et le Parquet pour identifier la ou les procédures les plus pertinentes permettant de faire cesser la diffusion de contenus illicites, le cas échéant - Précision de l'Arcom sur les actions en cours.
    « « Pour ces trois sites, l'Arcom est en lien avec l'OFAC (Office anti-cybercriminalité), et le Parquet pour identifier la ou les procédures les plus permettant de faire cesser la diffusion de contenus illicites, le cas échéant » »
    upday.com ↗
  47. Pharos, site gouvernemental permettant de signaler les contenus illicites - Plateforme ayant reçu un signalement du gouvernement concernant Motherless.
    « signalement à Pharos (site gouvernemental permettant de signaler les contenus illicites) »
    jeanmarcmorandini.com ↗
  48. Office de la police judiciaire (gérant la plateforme Pharos) - Entité responsable de la gestion de Pharos.
    « l'office de la police judiciaire qui gère la plateforme de signalement des contenus illicites, Pharos »
    cbnews.fr ↗
  49. 94.698 - Nombre de demandes de retrait de contenus vérifiées en 2025 par les autorités.
    « Au total, 94.698 demandes de retrait enregistrées ont été vérifiées en 2025 »
    cbnews.fr ↗
  50. 8,8% - Hausse des demandes de retrait de contenus en 2025 par rapport à 2024.
    « soit une hausse de 8,8% par rapport à l'année précédente »
    cbnews.fr ↗
  51. 96% - Part des demandes de retrait concernant des contenus pédopornographiques en 2025.
    « Les contenus à caractère pédopornographique demeurent largement majoritaires (96%) dans ces demandes »
    cbnews.fr ↗
  52. 278 - Nombre de demandes de blocage de contenus en 2025.
    « les demandes de blocage de contenus ont, elles, été quasiment divisées par deux avec 278 demandes en 2025 »
    cbnews.fr ↗
  53. 536 - Nombre de demandes de blocage de contenus en 2024.
    « contre 536 en 2024 »
    cbnews.fr ↗
  54. Laurence Pécaut-Rivolier, membre de l'Arcom et conseillère à la Cour de cassation - Magistrate chargée de contrôler les demandes de retrait de contenus illicites.
    « Laurence Pécaut-Rivolier, membre de l'Arcom [.] cette conseillère à la Cour de cassation »
    cbnews.fr ↗
  55. moyens humains de l'Office anti-cybercriminalité (OFAC) et de l'Arcom - Appel de Laurence Pécaut-Rivolier à renforcer les moyens humains.
    « Laurence Pécaut-Rivolier appelle à un renforcement des "moyens humains de l'Office anti-cybercriminalité (OFAC) et de l'Arcom" »
    cbnews.fr ↗
  56. 17 - Nombre de sites pornographiques désignés par l’arrêté ministériel du 26 février 2025.
    « S’agissant des 17 sites pornographiques désignés par l’arrêté ministériel du 26 février 2025 »
    arcom.fr ↗
  57. 26 février 2025 - Date de l’arrêté ministériel désignant 17 sites pornographiques.
    « l’arrêté ministériel du 26 février 2025 »
    arcom.fr ↗
  58. Les 17 sites pornographiques désignés par l’arrêté ministériel du 26 février 2025 ont mis en place des solutions de vérification d’âge ou rendu leurs services inaccessibles - Conformité des sites désignés par l’arrêté ministériel.
    « tous ont, depuis plusieurs mois, soit mis en place des solutions de vérification d’âge (de manière proactive ou à la suite d’une action de l’Arcom) soit [.] volontairement rendu leurs services inaccessibles en France »
    arcom.fr ↗
  59. Lorraine Questiaux, avocate à la force juridique de la Fondation des Femmes - Avocate citée dans l'article pour ses déclarations.
    « assure auprès de 20 Minutes Lorraine Questiaux, avocate à la force juridique de la Fondation des Femmes »
    huffingtonpost.fr ↗
  60. « Il va falloir davantage responsabiliser les plateformes, car la dérive aujourd’hui n’est plus l’exception, c’est devenu la norme » - Déclaration de Lorraine Questiaux sur la régulation des plateformes.
    « « Il va falloir davantage responsabiliser les plateformes, car la dérive aujourd’hui n’est plus l’exception, c’est devenu la norme » »
    huffingtonpost.fr ↗
  61. « l’incapacité du cadre actuel à empêcher ces plateformes » - Critique des associations sur l'efficacité des mesures actuelles.
    « Dénonçant « l’incapacité du cadre actuel à empêcher ces plateformes » »
    huffingtonpost.fr ↗
  62. Fondation des Femmes et M’endors pas estiment que seule une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles permettra de renforcer les moyens d’enquête - Position des associations sur la nécessité d'une nouvelle loi.
    « elles estiment que seule une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles permettra de « renforcer les moyens d’enquête face aux réseaux numériques » »
    huffingtonpost.fr ↗
  63. Examen en séance publique de la proposition de loi visant à modifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles - Objet de la séance à l'Assemblée nationale
    « ASSEMBLÉE NATIONALE - Examen en séance publique de la proposition de loi visant à modifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles »
    egalite-femmes-hommes.gouv.fr ↗
  64. Beaucoup trop d'hommes consomment ces vidéos, cela infuse dans notre pays (.) la culture du viol - Dénonciation d'Aurore Bergé sur la consommation de vidéos de viol.
    « « Beaucoup trop d'hommes consomment ces vidéos, cela infuse dans notre pays (.) la culture du viol » »
    upday.com ↗

Sources

Olivier Castagne

Olivier Castagne

Olivier est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisé dans les faits divers, la justice et la police. Présomption d'innocence stricte, cadre légal systématique, voix de la défense exposée, refus du pathos. Une rumeur X n'est pas une source, un PV cité n'est pas un PV consulté.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie