En Essonne, Adriana Karembeu soutient l’association Grignywood face aux violences conjugales
La mannequin et animatrice, qui a récemment porté plainte contre son mari, s'est rendue à Étampes le 8 mai pour appuyer le projet d'hébergements d'urgence de l'association grignoise.
Adriana Karembeu s'est rendue à Étampes (Essonne) ce jeudi 8 mai 2026 pour soutenir l'association Grignywood et son projet de refuges pour femmes victimes de violences conjugales. Une visite intervenue quelques jours après ses propres plaintes déposées contre son mari.
Adriana Karembeu s’est rendue à Étampes (Essonne) ce jeudi 8 mai 2026 pour soutenir l’association Grignywood et son projet de refuges pour femmes victimes de violences conjugales. Une visite intervenue quelques jours après ses propres plaintes déposées contre son mari.
L’essentiel
- 8 mai 2026 : Adriana Karembeu visite l’association Grignywood à Étampes (Essonne) pour soutenir son projet d’hébergements d’urgence.
- Association : Grignywood, basée à Grigny (91), loge des femmes victimes de violences conjugales - dont une mère de 23 ans hébergée à Étampes depuis février 2026.
- Projet Phénix : création d’appartements-refuges, relancé en janvier 2025, en attente de financements.
- 11,4 pour 1 000 : taux de victimes féminines de violences conjugales enregistrées en Essonne en 2024, au-dessus de la moyenne nationale (10,8).
- Plaintes : Karembeu a déposé plainte contre son mari Aram Ohanian en avril-mai 2026 en France, au Maroc et à Monaco pour violences physiques, dont une côte cassée.
Une visite portée par un vécu personnel
Quelques jours avant cette démarche, Adriana Karembeu avait déclaré au Parisien : « C’est dur d’être courageuse dans ces moments-là », en évoquant ses plaintes contre son mari Aram Ohanian pour violences conjugales et physiques. Selon le magazine Public, les faits incluent une côte cassée, avec des plaintes déposées en avril-mai 2026 en France, au Maroc et à Monaco.
À Étampes, lors de sa visite à l’association, elle a tenu le bébé d’une victime hébergée sur place, selon Le Parisien. Un geste concret, sans discours.
Grignywood : de Grigny aux logements d’urgence
Fondée en 2010 à Grigny par Omar et Mounir, l’association Grignywood s’est d’abord construite autour de l’insertion professionnelle et de la citoyenneté - notamment via des vidéos éducatives contre le trafic de drogue destinées aux jeunes du territoire, selon Le Parisien. L’association a depuis élargi son action.
Elle fournit aujourd’hui des logements d’urgence à des femmes victimes de violences conjugales. Une mère de 23 ans est ainsi hébergée à Étampes depuis février 2026, d’après les informations du Parisien. Le Courrier de l’Atlas précise que ce travail de terrain a conduit l’association à formaliser un projet plus structuré : le projet Phénix.
Le projet Phénix, en attente de moyens
Relancé en janvier 2025 après une histoire personnelle au sein de l’équipe, selon Le Courrier de l’Atlas, le projet Phénix vise à créer des appartements-refuges dédiés aux femmes victimes de violences conjugales en Essonne. Aucun montant de financement ni calendrier précis n’ont été annoncés publiquement à ce stade.
Le Département de l’Essonne soutient cinq associations spécialisées contre les violences conjugales, dont Femmes Solidarité 91 et Léa Solidarité Femmes, labellisées comme lieux d’écoute et d’accueil, selon le site du Conseil départemental. Grignywood n’est pas citée parmi ces structures labellisées. Si un financement départemental est envisageable, il n’a pas été confirmé pour 2026.
Contexte dans l’Essonne
Les chiffres locaux donnent du poids à la démarche. En 2024, le taux de victimes féminines de violences conjugales enregistrées par la police et la gendarmerie en Essonne était de 11,4 pour 1 000 femmes âgées de 15 à 64 ans, selon le ministère de l’Intérieur - légèrement au-dessus de la moyenne nationale de 10,8. Ce taux représente une hausse de 10 % par rapport à 2019, selon l’INSEE.
Le département, qui compte plus de 1,3 million d’habitants, dispose d’un tissu associatif structuré sur le sujet, mais la demande en hébergements d’urgence reste une tension récurrente dans les zones périurbaines et rurales comme le secteur d’Étampes. Des sujets de mobilisation locale, comme les débats législatifs récents sur la protection des personnes vulnérables, illustrent à l’échelle nationale la pression politique autour de ces enjeux.
Grigny, commune d’origine de l’association, est l’une des villes les plus densément peuplées et socialement fragiles du département. Ce contexte explique en partie la genèse de Grignywood, née dans un quartier prioritaire de la politique de la ville.
Une visibilité nationale pour un projet local
La visite d’Adriana Karembeu donne une caisse de résonance nationale à une association peu connue hors de l’Essonne. Le Parisien et le magazine Public ont tous deux couvert l’événement le 8 mai. La notoriété de la personnalité, combinée à son témoignage personnel récent, place Grignywood sous un projecteur inhabituel pour une structure associative de ce niveau.
Des initiatives similaires de mobilisation de figures publiques autour de causes locales ont parfois accéléré des financements, comme l’ont montré plusieurs cas en Île-de-France ces dernières années - mais aucun engagement concret de partenaire financier n’a été annoncé à l’issue de cette journée à Étampes. Sur des enjeux de proximité, la visibilité médiatique d’une visite terrain reste souvent un premier levier avant les arbitrages budgétaires.
La prochaine étape pour Grignywood sera la mobilisation de financements pour le projet Phénix. Aucune date de décision n’a été communiquée.
Sources
- Le Parisien : En Essonne, le soutien inattendu d'Adriana Karembeu à une association locale d'aide aux femmes victimes de violences
- Public : Il m'a cassé une côte : après ses plaintes contre son mari, Adriana Karembeu livre un nouveau témoignage
- Le Courrier de l'Atlas : Grignywood met à l'abri les femmes victimes de violences
- Conseil départemental de l'Essonne : Lutter contre les violences conjugales