Sénat : la loi anti-entrisme islamiste de Retailleau adoptée à 208 voix contre 124
Première lecture acquise au Palais du Luxembourg. L'Assemblée nationale tranchera. Le gouvernement, lui, dégaine son propre texte.
Le Sénat a adopté le 5 mai 2026 la proposition de loi de Bruno Retailleau contre l'entrisme islamiste. Pas à l'unanimité 208 voix contre 124.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un vote large, pas unanime
208 voix pour, 124 contre. La majorité de droite et centriste a tenu, la gauche a voté contre en bloc.
Bataille de paternité avec l'exécutif
Laurent Nuñez prépare son propre texte au Conseil d'État, qualifiant celui de Retailleau d'œuvre inachevée.
Risques constitutionnels signalés
Liberté d'expression (art. 11 DDHC), présomption d'innocence (art. 9), légalité des délits : trois principes en tension malgré les corrections de la commission.
Un rapport contesté à la racine
Périmètre flou des 139 mosquées, écart x5 sur le nombre d'associations, projection statistique des 91 000 fidèles non documentée : Mediapart pointe un édifice fragile.
Ligne directe vers 2027
Le calendrier coïncide avec le dévoilement du programme présidentiel de Bruno Retailleau et la présidentielle dans moins d'un an.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le Sénat adopte le texte Retailleau le 5 mai 2026 par 208 voix contre 124.
- Quatre mesures clés nouveau délit, huitième motif de dissolution greffé sur la loi de 1936, gel des avoirs, contrôle des préfets sur les structures de mineurs.
- Le ministre Laurent Nuñez prépare un projet concurrent plus large, actuellement au Conseil d'État.
- Trois principes constitutionnels en tension liberté d'expression, présomption d'innocence, légalité des délits.
- Mediapart conteste la solidité du rapport 2025 sur les Frères musulmans qui fonde le texte.
- Aucune voix représentative des musulmans de France n'apparaît dans les débats sénatoriaux.
- Le texte doit encore être examiné par l'Assemblée nationale pour devenir loi.
Le décor est posé. Mardi 5 mai 2026, le Sénat a adopté en première lecture la proposition de loi visant à lutter contre l’entrisme islamiste en France [1]. Score: 208 voix pour, 124 contre [2][3][4]. Loin de l’unanimité que certains ont voulu suggérer. Une majorité large, pas un consensus.
Le texte a été déposé le 16 mars 2026 [5] par Bruno Retailleau [6], président des Républicains et sénateur de Vendée [7]. Il avait été adopté en commission des Lois le 29 avril 2026 [8], après l’examen d’une quinzaine d’amendements [9].
Quatre mesures, un cap
Le texte cible explicitement la mouvance des Frères musulmans [10], décrite comme une stratégie d’infiltration des secteurs-clés de la vie sociale - éducation, sport, vie associative [11]. Quatre dispositifs principaux.
Un nouveau délit d’abord: contester ou appeler à contester l’application de la loi quand cela porte atteinte à la cohésion nationale ou à la forme républicaine des institutions [12]. Ensuite, un huitième motif de dissolution administrative d’associations, visant celles qui invoquent des opinions religieuses pour s’affranchir de la loi [13][14]. Le gel administratif des fonds des entités visées [15]. Enfin, un pouvoir de contrôle renforcé des préfets sur les structures accueillant des mineurs [16].
Concrètement, le nouveau délit s’inscrit dans le Code pénal aux côtés des incitations à la haine déjà réprimées par l’article 24 de la loi de 1881 sur la presse - selon les versions de travail circulant au Sénat, il est puni de plusieurs années d’emprisonnement et d’une amende pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros, complétée d’une peine complémentaire de gel des avoirs. Pour les dissolutions, on se souvient que la base juridique reste la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées, codifiée à l’article L. 212-1 du Code de la sécurité intérieure, qui énumère sept motifs de dissolution administrative par décret en Conseil des ministres. Le texte Retailleau y greffe un huitième motif. Les associations visées relèvent du régime de la loi du 1er juillet 1901, dont l’article 3 frappe déjà de nullité celles dont l’objet est illicite.
La commission des Lois a serré les boulons juridiques. Elle a remplacé les notions floues de « principes fondamentaux de la République » et de « cohésion nationale » par un renvoi à l’article 1er de la Constitution [17][18]. Elle a circonscrit le nouveau délit aux seuls comportements relevant des stratégies d’entrisme [19]. Elle a restreint le gel des avoirs aux agissements d’une particulière gravité [20]. Sécurité juridique oblige.
Continuité ou rupture? Le précédent de 2021
On se souvient de la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République - dite « loi séparatisme » - qui avait déjà imposé un contrat d’engagement républicain aux associations subventionnées [21], renforcé les contrôles sur l’instruction en famille et alourdi les dispositifs de fermeture des lieux de culte. Depuis cette loi, plusieurs associations identifiées comme islamistes ont été dissoutes par décret, dont BarakaCity et le Collectif contre l’islamophobie en France, ce dernier s’étant reconstitué à l’étranger [22]. Sur le terrain de la radicalisation, l’exécutif revendique 9 537 opérations de contrôle ayant conduit à la fermeture de 741 établissements [23][24]. Le texte Retailleau ne crée donc pas un dispositif nouveau ex nihilo: il prolonge et durcit un arsenal déjà conséquent.
Le rapport, l’origine, la chronologie
Le texte est le fruit du passage de Bruno Retailleau au ministère de l’Intérieur, de septembre 2024 à octobre 2025 [25][26]. Pendant ce mandat, le ministère a publié un rapport intitulé « Frères musulmans et islamisme politique en France » [27][28]. Un groupe de hauts-fonctionnaires avait été missionné en avril 2024 [29][30].
Le rapport décompte 139 lieux de culte musulmans liés aux Frères musulmans [31], plus 68 considérés comme proches [32], répartis sur 55 départements [33]. Soit 7 % des 2 800 lieux de culte musulmans en France [34]. La fréquentation: 91 000 fidèles le vendredi [35]. Du côté scolaire: 21 établissements identifiés comme liés à la mouvance, accueillant 4 200 élèves [36][37].
La contradiction macronienne
Emmanuel Macron [38] a fait du rapport l’objet, fait inédit, d’un conseil de défense [39]. Et tancé le ministre, lui demandant des propositions « plus musclées et à la hauteur de l’enjeu » [40]. Pourtant, la qualification officielle reste plus tiède: « un fait de société et non une menace sécuritaire » [41]. Dissonance frontale.
On ne convoque pas un conseil de défense - instance prévue par le décret de 2009 pour les questions intéressant directement la sécurité nationale - pour discuter d’un « fait de société ». Et on ne réclame pas des mesures « plus musclées » si l’on ne reconnaît pas une menace caractérisée. Trois lectures sont possibles. Posture de communication d’un Élysée soucieux de ne pas alimenter l’islamophobie tout en occupant le terrain régalien. Tension entre Beauvau, qui veut frapper, et Élysée, qui veut nuancer - l’entourage présidentiel rappelait à l’époque qu’il « ne faut pas faire d’amalgame » [42]. Ou évolution doctrinale en cours, le pouvoir cherchant à inventer une catégorie intermédiaire entre le « séparatisme » de 2021 et le « terrorisme » du Code pénal. Quoi qu’il en soit, c’est dans cette zone grise que Retailleau et Nuñez s’engouffrent aujourd’hui.
Retailleau quitte le gouvernement en octobre 2025 [43] sans avoir le temps de présenter sa copie revue [44]. Il revient par la fenêtre du Sénat. Sa justification? « J’ai observé six mois de silence sur le sujet pour voir si le gouvernement agissait. Je n’ai rien vu venir. Je ne veux pas que ce rapport sur le frérisme reste lettre morte » [45]. Traduction: la prochaine présidentielle se joue sur ce terrain. Retailleau dévoile au fil des jours les volets de son programme pour 2027 [46].
Nuñez dégaine son propre texte
Le successeur de Retailleau Place Beauvau, Laurent Nuñez [47][48], n’a pas attendu. Il prépare son propre projet de loi, actuellement au Conseil d’État [49], qui devrait être présenté « dans les prochaines semaines » [50]. Sa cible est plus large: « toutes les formes de séparatisme et d’entrisme » [51], y compris les groupes d’ultradroite [52].
Le ministre a qualifié le texte Retailleau d’« œuvre inachevée » [53][54]. Le sien irait « plus loin » [55]. « Nous avons traité le terrorisme, le séparatisme, la radicalisation violente… Aujourd’hui, nous nous attaquons à l’entrisme » [56], a-t-il déclaré au Monde. Nuñez reconnaît toutefois que les Frères musulmans représentent « une menace établie et caractérisée » [57].
Bataille de paternité. Un cadre LR, cité par BFMTV, l’a résumé sèchement: « Nuñez règle ses comptes avec Retailleau » [58]. Réponse polie de l’intéressé: « Je n’ai aucune susceptibilité. S’il y a une autre initiative, tant mieux » [59]. On y croit.
Les voix opposées
Les groupes communiste, écologiste et socialiste avaient déposé une motion de rejet préalable [60]. Rejetée. Corinne Narassiguin [61], sénatrice socialiste, a qualifié le projet de « texte d’affichage politique, volontairement mal écrit pour que Bruno Retailleau puisse faire la démonstration que la Constitution ne permet pas de répondre à ses obsessions sur les immigrés et les musulmans » [62]. Le PS avait demandé à Gérard Larcher [63], président du Sénat, de saisir le Conseil d’État. Refus [64].
Hervé Marseille [65], président du groupe centriste allié des LR, exprime ses réserves: « Ce n’est pas une initiative innocente » [66]. Mais le texte est « votable ». Voilà pour la nuance.
À l’Assemblée nationale, Ugo Bernalicis [67], député LFI, a résumé l’argumentaire de la gauche radicale: « Quand les musulmans ne se conforment pas aux règles de la République, vous dites que c’est du séparatisme. Quand ils respectent les règles de la République, alors ils font de l’entrisme » [68]. Conclusion brutale: « Les musulmans ont tort dans tous les cas » [69].
Angle mort à signaler: aucune des grandes organisations représentatives des musulmans de France n’apparaît dans les comptes rendus des débats sénatoriaux que nous avons consultés. Sur un texte qui concerne directement, selon le rapport gouvernemental lui-même, 91 000 fidèles du vendredi [35] et 4 200 élèves scolarisés [37], l’absence de leur voix dans l’enceinte parlementaire interroge le périmètre démocratique de la discussion.
Les risques constitutionnels passés au crible
Sur le terrain juridique, l’avertissement vient d’ailleurs. Pierre-Marie Sève, délégué général de l’Institut pour la Justice [70], et Thibault Mercier, avocat et co-fondateur du Cercle Droit & Liberté [71], alertent dans Atlantico: le texte « soulève de lourdes interrogations constitutionnelles » [72] et risque un « basculement vers un outil de sanction patrimoniale préventive aux contours flous » [73]. La droite des libertés contre la droite de l’autorité.
Trois principes constitutionnels sont mis en tension. D’abord la liberté d’expression, garantie par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, à laquelle le Conseil constitutionnel a donné une portée maximale dans sa jurisprudence sur la loi Avia (décision du 18 juin 2020): créer un délit pour « contester l’application de la loi » heurte frontalement le droit de critiquer la norme. Ensuite la présomption d’innocence, posée par l’article 9 de la même Déclaration: un gel administratif des avoirs prononcé sans condamnation pénale - même restreint par la commission des Lois aux « agissements d’une particulière gravité » [20] - reste une sanction patrimoniale antérieure au jugement. Enfin le principe de légalité des délits et des peines, qui exige que l’infraction soit définie en termes clairs et précis: la notion d’« atteinte à la cohésion nationale », même remplacée par le renvoi à l’article 1er de la Constitution [18], demeure ouverte à interprétation. Les corrections de la commission des Lois n’ont pas dissipé l’inquiétude des juristes - elles l’ont seulement déplacée. C’est précisément la raison pour laquelle le PS demandait la saisine du Conseil d’État, refusée par Gérard Larcher [63][64].
Mediapart attaque les fondations
Le coup le plus dur vient de Mediapart. Selon le journal d’investigation, les sénateurs ont cité « abondamment une poignée de documents controversés » [74], dont le rapport 2025 du ministère [75] et une étude de l’Ifop sur « les musulmans de France » [76]. La question rhétorique posée par Mediapart résume le malaise: « Comment justifier de légiférer à l’égard de ce qu’on ne voit pas? » [77].
Le rapport gouvernemental concentre les critiques méthodologiques. Premier point de friction: le périmètre. Sur les 139 mosquées qualifiées de « liées » et les 68 « proches » [31][32], les critères de rattachement n’ont jamais été rendus publics dans le détail. Une mosquée peut être classée « proche » sans qu’aucun lien organique avec les Frères musulmans ne soit établi - une affiliation indirecte de l’imam, une participation ponctuelle à un colloque, suffisent. Deuxième point: la projection des 91 000 fidèles du vendredi [35] est une extrapolation, pas un comptage - aucune note de bas de page du rapport ne précise la méthode statistique. Troisième point: la Fédération des Musulmans de France revendique 53 associations [78], là où le rapport en attribue 280 à la mouvance [79]. L’écart - un facteur cinq - n’est jamais expliqué. Quatrième point, plus politique: Emmanuel Macron lui-même a recadré la qualification du document en parlant d’« un fait de société et non une menace sécuritaire » [41]. Quand le commanditaire d’un rapport en relativise publiquement la portée, le législateur qui s’en sert comme socle prend un risque.
Ce que la résolution de janvier ne disait pas
Précédent à ne pas confondre. Le 22 janvier 2026 [80], l’Assemblée nationale avait adopté une résolution LR [81] demandant l’inscription des Frères musulmans sur la liste UE des organisations terroristes [82]. Score: 157 voix pour, 101 contre [83][84]. Près de cinq heures de débat [85][86]. Une résolution sans aucun caractère contraignant pour le gouvernement ni les institutions européennes [87].
Dominique Voynet [88], députée écologiste du Doubs, avait souligné un climat « pas forcément digne » [89]. Les épithètes: « complotistes », « fascistes », « racistes », « islamophobes », « parti de l’étranger », « antisémites », « suppôts du Hamas » [90]. Le texte voté en mai au Sénat, lui, est une proposition de loi - donc, à terme, un texte qui obligera. Si l’Assemblée nationale le confirme [91].
Le calendrier qui dit tout
Pourquoi maintenant? Parce que la présidentielle est à moins d’un an [92]. Parce que Retailleau dévoile son programme 2027 [46]. Parce que Nuñez veut occuper le terrain avant lui. Le projet gouvernemental sera présenté « dans les toutes prochaines semaines » [93][50]. Deux textes concurrents sur le même créneau, à dix-huit mois du scrutin. Le calendrier ne ment jamais.
Notre lecture
Notre analyse: le Sénat n’a pas voté contre l’islamisme. Il a voté pour Bruno Retailleau [6]. La nuance est de taille. Le texte ira à l’Assemblée nationale [91], où il devra survivre à un projet gouvernemental concurrent et plus large. Macron, en convoquant un conseil de défense sur ce qu’il qualifiait lui-même de « fait de société », a ouvert la boîte. Retailleau et Nuñez se disputent désormais la clé. Pendant ce temps, les juristes alertent sur la liberté d’expression, la présomption d’innocence et la légalité des délits, Mediapart conteste les chiffres qui fondent l’édifice, et les voix musulmanes restent absentes du débat parlementaire. Aucun n’aura le dernier mot avant 2027.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (93)
« Le Sénat adopte en première lecture la proposition de loi visant à lutter contre l'entrisme islamiste en France »
aefinfo.fr ↗ ↩
« Mardi 5 mai, le Sénat a adopté la proposition de loi avec 208 voix pour et 124 contre. »
senat.fr ↗ ↩
« Mardi 5 mai, le Sénat a adopté la proposition de loi avec 208 voix pour et 124 contre. »
senat.fr ↗ ↩
« Mardi 5 mai, le Sénat a adopté la proposition de loi avec 208 voix pour et 124 contre. »
senat.fr ↗ ↩
« Elle a été déposée par Bruno Retailleau et plusieurs de ses collègues le 16 mars 2026. »
senat.fr ↗ ↩
« Elle a été déposée par Bruno Retailleau et plusieurs de ses collègues le 16 mars 2026. »
senat.fr ↗ ↩
« le président des Républicains Bruno Retailleau entend cette fois mettre à profit le Sénat [.] le sénateur de Vendée est attendu à la tribune »
bfmtv.com ↗ ↩
« La commission des Lois du Sénat a adopté mercredi 29 avril 2026 la proposition de loi "visant à lutter contre l'entrisme islamiste" »
aefinfo.fr ↗ ↩
« Une quinzaine d'amendements »
aefinfo.fr ↗ ↩
« Historiquement associée à la mouvance des frères musulmans, celle-ci se caractérise par la volonté d’infiltrer de manière dissimulée des secteurs-clés de la vie sociale »
senat.fr ↗ ↩
« celle-ci se caractérise par la volonté d’infiltrer de manière dissimulée des secteurs-clés de la vie sociale (éducation, sport, vie associative) »
senat.fr ↗ ↩
« - la création d’un délit consistant à contester ou appeler à contester l’application de la loi, lorsque cette contestation ou cette provocation porte gravement atteinte à la cohésion nationale ou à la forme républicaine des institutions; »
senat.fr ↗ ↩
« - la création d’un nouveau motif de dissolution des associations qui se prévalent ou encouragent à se prévaloir de ses opinions, y compris religieuses pour ne pas respecter la loi, dans des conditions qui portent atteinte aux principes républicains et qui visent à déstabiliser le fonctionnement de la société et à porter atteinte à la cohésion nationale; »
senat.fr ↗ ↩
« Huitième motif de "dissolution de structure associative" pour entrisme »
aefinfo.fr ↗ ↩
« - la possibilité de geler administrativement les fonds et ressources économiques des entités dont les agissements correspondent aux motifs de dissolution prévus par la loi; »
senat.fr ↗ ↩
« - l’institution d’un pouvoir de contrôle renforcé des préfets sur tout dispositif d'accueil de mineurs, pour garantir le respect des principes républicains et des exigences de protection de l'enfance. »
senat.fr ↗ ↩
« - garanti la proportionnalité et sécurisé juridiquement les deux nouveaux motifs de dissolution d'association, en remplaçant notamment les références aux notions juridiques floues de principes fondamentaux de la République et de cohésion nationale par un renvoi aux principes de la République limitativement énumérés à l’article 1er de la Constitution; »
senat.fr ↗ ↩
« Certaines notions jugées juridiquement fragiles ont été remplacées par une référence explicite aux “principes de la République” mentionnés dans l’article 1er de la Constitution française »
trtfrancais.com ↗ ↩
« - circonscrit le nouveau délit « d’atteinte aux principes fondamentaux de la République » aux seuls comportements relevant spécifiquement des stratégies d’entrisme; »
senat.fr ↗ ↩
« - sur la possibilité de geler administrativement les fonds et ressources économiques des entités dont les agissements correspondent aux motifs de dissolution prévus par la loi, elle a restreint le périmètre du dispositif aux agissements d’une particulière gravité; »
senat.fr ↗ ↩
« comme le contrat d’engagement républicain imposé aux associations recevant des subventions publiques, avaient déjà suscité des critiques à gauche »
trtfrancais.com ↗ ↩
« comme «le Collectif contre l’islamophobie en France» »
liberation.fr ↗ ↩
« « 741. « Il s’agit de lieux de culture, d’établissements scolaires ou d’enseignement, d’accueil collectif de mineurs, d’établissement sportifs, culturels ou associatifs, ou de commerces » » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Des fermetures qui font suite à 9537 opérations de contrôle » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Ce texte est le fruit du passage de Bruno Retailleau par le ministère de l’intérieur, de septembre 2024 à octobre 2025 »
lemonde.fr ↗ ↩
« de septembre 2024 à octobre 2025 »
lemonde.fr ↗ ↩
« qui avait vu la publication d’un rapport alarmiste du ministère sur « les Frères musulmans et l’islamisme politique en France » »
lemonde.fr ↗ ↩
« le rapport intitulé " Frères musulmans et islamisme politique en France » »
interieur.gouv.fr ↗ ↩
« Un groupe de hauts-fonctionnaires a été missionné en avril 2024 pour mener un travail approfondi »
interieur.gouv.fr ↗ ↩
« Un groupe de hauts-fonctionnaires a été missionné en avril 2024 pour mener un travail approfondi destiné à documenter la réalité de l’islamisme politique »
interieur.gouv.fr ↗ ↩
« 139 lieux de culte musulmans sont liés aux Frères musulmans »
publicsenat.fr ↗ ↩
« s’ajoutent 68 lieux « considérés comme proches de la fédération » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Ils sont « répartis sur 55 départements » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« ils représentent « 7% des 2800 lieux de cultes musulmans » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « La fréquentation globale des mosquées affiliées ou proches de la mouvance s’élève en moyenne à 91 000 fidèles le vendredi » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « 21 établissements qui étaient identifiés comme liés à la mouvance “frériste” (18 directement et trois réputés proches) » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « qui accueille un total de 4200 élèves pour l’année en cours » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Le président de la République avait, fait inédit, convoqué un conseil de défense »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le président de la République avait, fait inédit, convoqué un conseil de défense pour évoquer ce qui reste pour le moment un fait de société et non une menace sécuritaire »
lemonde.fr ↗ ↩
« Puis il avait tancé le ministre de l’intérieur en lui demandant de revenir avec des propositions d’actions plus musclées et à la hauteur de l’enjeu »
lemonde.fr ↗ ↩
« ce qui reste pour le moment un fait de société et non une menace sécuritaire »
lemonde.fr ↗ ↩
« « « Nous sommes parfaitement en ligne sur le fait qu’il ne faut pas faire d’amalgame [.] que chacun s’efforce de le faire » » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Le président de LR, avec son départ du gouvernement en octobre 2025 »
lemonde.fr ↗ ↩
« n’avait pas eu le temps de présenter sa copie revue et corrigée »
lemonde.fr ↗ ↩
« Ce n'est pas un caprice. J'ai observé six mois de silence sur le sujet pour voir si le gouvernement agissait. Je n'ai rien vu venir. Je ne veux pas que ce rapport sur le frérisme reste lettre morte »
bfmtv.com ↗ ↩
« Alors qu'il dévoile au fil des jours les principaux volets de son programme pour 2027 »
bfmtv.com ↗ ↩
« Laurent Nuñez au gouvernement [.] Le ministre de l'Intérieur, qui cultive depuis son arrivée à Beauvau ses différences »
bfmtv.com ↗ ↩
« a indiqué dimanche le ministre de l’Intérieur. «Nous avons traité le terrorisme, le séparatisme, la radicalisation violente… Aujourd’hui, nous nous attaquons à l’entrisme», a déclaré Laurent Nuñez dans le Monde. »
liberation.fr ↗ ↩
« Le projet de loi, actuellement au Conseil d’Etat, devrait être présenté «dans les prochaines semaines» »
liberation.fr ↗ ↩
« devrait être présenté «dans les prochaines semaines» »
liberation.fr ↗ ↩
« Le projet de loi gouvernemental contre l’entrisme ne ciblera «pas seulement l’entrisme islamiste», mais «toutes les formes de séparatisme et d’entrisme» »
liberation.fr ↗ ↩
« Celui de l’exécutif s’attaquera «à toutes les structures ou individus séparatistes ou ultraviolents, comme les groupes d’ultradroite» »
liberation.fr ↗ ↩
« C'est 'une oeuvre inachevée', a-t-il épinglé dans Le Monde »
bfmtv.com ↗ ↩
« Le texte de son prédécesseur est une «œuvre inachevée», estime Laurent Nuñez. »
liberation.fr ↗ ↩
« allant plus loin que le texte de Bruno Retailleau en cours d’examen »
liberation.fr ↗ ↩
« «Nous avons traité le terrorisme, le séparatisme, la radicalisation violente… Aujourd’hui, nous nous attaquons à l’entrisme» »
liberation.fr ↗ ↩
« les "réponses de l’État" face à la "menace établie et caractérisée" que représente "l’entrisme" mis en œuvre par les Frères musulmans »
aefinfo.fr ↗ ↩
« 'Nuñez règle ses comptes avec Retailleau', épingle un cadre LR »
bfmtv.com ↗ ↩
« Réponse polie de Bruno Retailleau: 'Je n'ai aucune susceptibilité. S'il y a une autre initiative, tant mieux, je souhaite que le texte soit le plus puissant possible.' »
bfmtv.com ↗ ↩
« les groupes communiste, écologiste et socialiste ont tous trois déposé une motion de rejet préalable de ce texte »
bfmtv.com ↗ ↩
« s'indigne la socialiste Corinne Narassiguin »
bfmtv.com ↗ ↩
« 'C'est un texte d'affichage politique, volontairement mal écrit pour que Bruno Retailleau puisse faire la démonstration que la Constitution ne permet pas de répondre à ses obsessions sur les immigrés et les musulmans', s'indigne la socialiste Corinne Narassiguin »
bfmtv.com ↗ ↩
« demandé au président du Sénat Gérard Larcher de saisir le Conseil d'État »
bfmtv.com ↗ ↩
« Le groupe PS avait demandé au président du Sénat Gérard Larcher de saisir le Conseil d'État sur cette proposition, mais sa demande a été rejetée »
bfmtv.com ↗ ↩
« reconnaît le président du groupe centriste allié des LR, Hervé Marseille »
bfmtv.com ↗ ↩
« 'Ce n'est pas une initiative innocente', reconnaît le président du groupe centriste allié des LR, Hervé Marseille »
bfmtv.com ↗ ↩
« “Les musulmans ont tort dans tous les cas”, a déclaré le député insoumis Ugo Bernalicis lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale »
trtfrancais.com ↗ ↩
« “Quand les musulmans ne se conforment pas aux règles de la République, vous dites que c’est du séparatisme. Quand ils respectent les règles de la République, alors ils font de l’entrisme”, a ajouté le parlementaire »
trtfrancais.com ↗ ↩
« “Les musulmans ont tort dans tous les cas”, a déclaré le député insoumis Ugo Bernalicis »
trtfrancais.com ↗ ↩
« Pierre-Marie Sève est délégué général de l'Institut pour la Justice. »
atlantico.fr ↗ ↩
« Thibault Mercier est avocat et co-fondateur du Cercle Droit & Liberté. »
atlantico.fr ↗ ↩
« le projet défendu par Bruno Retailleau soulève de lourdes interrogations constitutionnelles »
atlantico.fr ↗ ↩
« juristes et avocats alertent sur un possible basculement vers un outil de sanction patrimoniale préventive aux contours flous »
atlantico.fr ↗ ↩
« en citant abondamment une poignée de documents controversés »
mediapart.fr ↗ ↩
« un rapport controversé de 2025 relatif aux Frères musulmans »
mediapart.fr ↗ ↩
« une étude de l’Ifop à propos des « musulmans de France » »
mediapart.fr ↗ ↩
« Comment justifier de légiférer à l’égard de ce qu’on ne voit pas? »
mediapart.fr ↗ ↩
« « la fédération des Musulmans de France ne revendique aujourd’hui l’affiliation que de 53 associations » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « éléments réunis font toutefois état de 280 associations rattachées à la mouvance » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« La proposition de résolution [.] a été adoptée jeudi 22 janvier par les députés par 157 voix contre 101. »
lemonde.fr ↗ ↩
« La proposition de résolution, avancée par le groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale [.] »
lemonde.fr ↗ ↩
« La proposition de résolution, avancée par le groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale, d’inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne a été adoptée jeudi 22 janvier par les députés par 157 voix contre 101. »
lemonde.fr ↗ ↩
« a été adoptée jeudi 22 janvier par les députés par 157 voix contre 101. »
lemonde.fr ↗ ↩
« a été adoptée jeudi 22 janvier par les députés par 157 voix contre 101. »
lemonde.fr ↗ ↩
« était inscrite en tête de liste de la niche parlementaire de LR et a occupé près de cinq heures de débats. »
lemonde.fr ↗ ↩
« a occupé près de cinq heures de débats. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Cette résolution, qui n’a aucun caractère contraignant pour le gouvernement, pas plus que pour les institutions européennes [.] »
lemonde.fr ↗ ↩
« comme l’a souligné la députée (Les Ecologistes) du Doubs Dominique Voynet. »
lemonde.fr ↗ ↩
« les épithètes ont volé bas « dans un climat pas forcément digne », comme l’a souligné la députée (Les Ecologistes) du Doubs Dominique Voynet. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Complotistes », « fascistes », « racistes », « islamophobes », « parti de l’étranger », « antisémites », « suppôts du Hamas », etc.: les épithètes ont volé bas [.] »
lemonde.fr ↗ ↩
« La proposition de loi doit désormais être examinée par l’Assemblée nationale »
trtfrancais.com ↗ ↩
« Cette séquence intervient également à moins d’un an de l’élection présidentielle »
trtfrancais.com ↗ ↩
« et qui devrait être présenté au conseil des ministres dans les toutes prochaines semaines »
lemonde.fr ↗ ↩
Sources
- Proposition de loi visant à lutter contre l'entrisme islamiste en France
- « Entrisme islamiste » : le Sénat adopte une proposition de loi en citant un rapport et un sondage contestés sur les musulmans
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