Travail le 1er mai : le Conseil d’État renvoie Lecornu dans les cordes, Retailleau s’engouffre
Recours rejetés sur la forme, communiqué retiré la veille de l'audience la haute juridiction acte la confusion gouvernementale sans la sanctionner.
Le Conseil d'État a rejeté jeudi les trois recours contre le travail le 1er-Mai. Mais c'est le gouvernement qui a flanché en retirant son communiqué la veille de l'audience.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un Premier ministre sauvé par sa propre reculade
Le Conseil d'État rejette les recours uniquement parce que Matignon a retiré son communiqué la veille de l'audience. Pas un blanc-seing : un constat de capitulation tactique qui fragilise durablement l'autorité de Lecornu.
Le Code du travail tient bon
L'article L.3133-4 verrouille le 1er-Mai férié et chômé. Aucune tolérance administrative ne peut être instaurée par communiqué : la haute juridiction le rappelle sèchement, conformément à une jurisprudence constante.
Cinq syndicats unanimes contre le projet
CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC ont tous émis un avis défavorable. Une unité rare qui a pesé dans le recul gouvernemental du 28 avril et compromet l'horizon 2027.
Retailleau cherche son créneau pré-2027
Plébiscité par 34 000 adhérents LR mais sans soutien de ses propres ténors (Wauquiez, Barnier), le candidat multiplie les surenchères pour exister face au RN et à Édouard Philippe.
2027 : la même équation qu'en 2026
Même Parlement, mêmes syndicats unanimes, même cadre constitutionnel. Le gouvernement veut faire adopter d'ici un an un texte que rien ne distingue de celui qui vient d'échouer.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le Conseil d'État a rejeté les trois recours de Sud, CGT et députés écologistes le 30 avril 2026.
- Décision rendue parce que Matignon avait retiré son communiqué controversé la veille de l'audience.
- La haute juridiction qualifie de « regrettable » la confusion entretenue par la communication gouvernementale.
- Le cadre légal (art. L.3133-4 du Code du travail) du 1er-Mai férié et chômé reste inchangé pour 2026.
- Bruno Retailleau accuse le gouvernement de « marche arrière » et réclame le recours à l'article 45.
Le Conseil d’État [1] a tranché jeudi 30 avril 2026 [2]. Plus exactement: il a refusé de trancher. Sur les trois recours [3] déposés par le syndicat Sud [4], la CGT [5] et des députés écologistes [6], la haute juridiction administrative a estimé qu’il n’y avait « plus lieu » de statuer [7]. Motif: le gouvernement avait retiré son communiqué controversé le 28 avril [8], soit la veille de l’audience [9].
Traduction: les requérants ont gagné sur le fond, perdu sur la forme. Le texte qu’ils contestaient n’existe plus. Les conclusions de leurs requêtes « ont perdu leur objet » [10].
Le Conseil d’État a tout de même tenu à recadrer Matignon [11]. Sa formule est cinglante: « Quelque regrettable que soit la confusion persistant dans le public sur la portée de la communication gouvernementale » [12], les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le Premier ministre n’aurait pas, en réalité, retiré sa décision [12]. Sauf qu’on lit entre les lignes. La haute juridiction qualifie de « regrettable » la communication de Sébastien Lecornu [13]. C’est rare.
Le retrait à 24 heures: un aveu
Reprenons la chronologie. Mi-avril [14], Sébastien Lecornu [15] annonce depuis Matignon que les boulangers et fleuristes indépendants pourront ouvrir le 1er mai 2026 [16] avec des salariés volontaires payés double [17]. Une « instruction » sera donnée à l’ensemble des services de l’État [18]. Le communiqué officiel de Matignon va plus loin: les artisans « ne souffriront d’aucune conséquence d’une ouverture le 1er mai 2026 » [19].
Problème. Le Parlement venait de rejeter, quatre jours plus tôt, la proposition de loi portée par Gabriel Attal [20] qui devait élargir le travail le 1er-Mai. « Quatre jours plus tard, Sébastien Lecornu a annoncé sur le perron de Matignon ce que le Parlement ne lui avait pas accordé » [21], dénonce le groupe écologiste à l’Assemblée [22]. Le mot lâché: « contournement délibéré de la représentation nationale » [23]. L’accusation: « abus de pouvoir » [24].
Le 28 avril au soir [25], Matignon retire son communiqué et le remplace par un autre, plus prudent: le gouvernement « souhaite » que les commerces « puissent sereinement ouvrir » [26]. Sereinement. Le mot est choisi. La veille de l’audience.
Ce que dit la loi: férié, chômé, sanctionné
L’article L.3133-4 du Code du travail [27] est limpide: le 1er-Mai est un jour férié et chômé pour tous les salariés, à la seule exception des établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail. Pour les salariés concernés par cette dérogation, le Code du travail prévoit le doublement du salaire [28]. Tout employeur qui ferait travailler un salarié hors de ce cadre s’expose à des sanctions prévues par le Code du travail.
« C’est vraiment le seul jour férié qui est quasi chômé par tout le monde » [29], rappelle Camille Sparfel, avocate du cabinet Capstan [30]. La dérogation vise les hôpitaux, hôtels, usines à production continue [31]. Pas les boulangers.
Une position ministérielle de 1986, signée Martine Aubry alors directrice des relations du travail [32], avait étendu cette tolérance à la boulangerie. La Cour de cassation l’a invalidée en 2006 [33]. Depuis, c’est le flou. « Il pouvait y avoir une tolérance, mais elle n’était pas généralisée » [34], précise Me Sparfel. Vingt ans plus tard, aucun texte n’est venu trancher.
Le Conseil d’État l’a confirmé jeudi: « ni les énonciations du communiqué de presse du 28 avril, ni les propos relevés par les requérants n’ont pour objet, et ne sauraient légalement avoir pour effet d’instaurer une quelconque forme de tolérance administrative » [35]. Autrement dit: Lecornu ne pouvait pas faire ce qu’il avait annoncé.
Deux communiqués, un aveu d’illégalité
L’écart entre les deux textes mesure exactement la distance entre une décision et un vœu pieux. Le premier communiqué promettait une « instruction » aux services de l’État pour neutraliser leurs contrôles. Juridiquement, c’était intenable: un Premier ministre ne peut pas suspendre par communiqué l’application d’une loi votée par le Parlement. Le second communiqué se réfugie dans le verbe « souhaiter ». Un souhait n’a aucune portée normative. Le passage de l’instruction au souhait est, en creux, l’aveu que le premier texte était illégal. La haute juridiction a estimé que ce reflux suffisait à éteindre les recours, sans avoir à le dire frontalement. La forme l’a emporté sur le fond - au prix d’un « regrettable » qui dit tout.
Que reste-t-il de l’autorité de Lecornu?
L’épisode laisse des traces. En quinze jours, le Premier ministre a essuyé un rejet parlementaire sur la proposition de loi Attal, renoncé à convoquer une commission mixte paritaire [36], retiré son propre communiqué la veille d’une audience, et s’est vu qualifier de « regrettable » par la plus haute juridiction administrative du pays. Quatre reculs en trois semaines, sur un sujet qui n’était pas vital. C’est peu ordinaire.
L’autorité d’un chef de gouvernement repose sur deux piliers: sa capacité à faire voter ses textes au Parlement, et sa capacité à faire appliquer ses instructions par les services de l’État. Sur le premier pilier, le rejet de la proposition Attal a montré que la majorité présidentielle ne suit plus mécaniquement Matignon. Sur le second, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou [37] a publiquement contredit le Premier ministre en affirmant n’avoir « donné aucune instruction » [38] aux inspecteurs du travail - un désaveu intra-gouvernemental rarissime. Le « regrettable » du Conseil d’État vient achever le tableau: la communication du chef du gouvernement est officiellement jugée source de confusion publique. Aucun de ces signaux ne fait, pris isolément, vaciller un Premier ministre. Leur accumulation, en revanche, fragilise sa marge de manœuvre face au Parlement comme face à l’administration.
Les syndicats, vainqueurs sans procès
Les cinq centrales représentatives - CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC [39] - avaient toutes émis un avis négatif sur le projet de loi gouvernemental. « On ne peut pas donner un avis favorable à un texte qui s’attaque à des droits existants et qui fait suite à une polémique » [40], résumait François Hommeril, président de la CFE-CGC [41]. Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint de la CFDT [42], résume le résultat en quatre mots: « Ce 1er mai sera complètement classique » [43].
Ils ont obtenu ce qu’ils voulaient sans obtenir de jugement sur le fond. Le groupe écologiste y voit « un camouflet » pour le gouvernement, qui « entretient une confusion délibérée » [44]. Le mot est juste: le Conseil d’État qualifie de « regrettable » la communication d’un Premier ministre. Ça ne s’invente pas.
Retailleau: la surenchère pour exister
À droite, c’est Bruno Retailleau [45] qui ramasse la mise. Investi candidat LR à la présidentielle 2027, plébiscité par 34 000 adhérents [46] sans rival face à lui [47], l’ancien ministre de l’Intérieur a accusé le gouvernement après le retrait de la commission mixte paritaire [36]: « Comme d’habitude le gouvernement cède aux chantages de la gauche. La vitesse qu’il connaît le mieux est la marche arrière. » [48] Il presse les présidents de l’Assemblée et du Sénat d’utiliser l’article 45 de la Constitution pour passer outre [49].
Coincé entre un Rassemblement national qui domine les intentions de vote et une remontée d’Édouard Philippe dans les baromètres, le candidat LR multiplie les coups d’éclat. Mais ses propres ténors - Laurent Wauquiez [50], Michel Barnier [51] - ne se rangent pas derrière lui. La table qu’il promet de « renverser » [52] tient, pour l’instant, debout.
2027: pourquoi rien ne sera plus simple
Un projet de loi a été présenté en Conseil des ministres pour autoriser officiellement le travail salarié des boulangers et fleuristes le 1er mai 2027 [53], avec rémunération doublée [28] et accord écrit du salarié [54]. Le gouvernement « garde l’objectif de trouver une réponse avant le 1er mai 2027 à l’insécurité juridique actuelle » [55]. Reste à comprendre ce qui aurait changé d’ici là.
L’arithmétique parlementaire d’abord: la majorité présidentielle qui a rejeté la proposition Attal est la même qui devra adopter le projet Farandou avant mai 2027 [55]. Aucune élection législative n’est prévue d’ici là. Les rapports de force resteront identiques, sauf dissolution. Le rapport syndical, ensuite: les cinq centrales représentatives ont rendu un avis défavorable unanime [56]. Une telle unité, rare, ne s’effrite pas en douze mois sans concession majeure du gouvernement - concession qui viderait le texte de sa substance. Le cadre constitutionnel, enfin: tant que l’article L.3133-4 du Code du travail pose le principe du jour férié et chômé, toute dérogation passe par une loi votée. La haute juridiction administrative vient de le redire avec netteté. Bref, le calendrier 2027 promet la même équation: un Parlement réticent, des syndicats unanimes, un cadre légal verrouillé. À moins d’un changement politique d’envergure, le projet a toutes les chances de connaître le sort du précédent.
Notre lecture: Sébastien Lecornu [15] a tenté un coup de force par communiqué. Le Conseil d’État [1] ne l’a pas sanctionné parce qu’il a reculé à temps. Ce n’est pas une victoire juridique, c’est un sauvetage. Le Premier ministre a appris à ses dépens qu’on ne légifère pas par tweet. Le 1er mai 2026 sera férié, chômé, payé. Comme la loi l’exige depuis toujours. Rideau.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (56)
« ajoute la plus haute juridiction administrative. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le Conseil d’Etat a rendu, jeudi 30 avril, sa décision concernant les trois recours déposés par des syndicats et des députés »
lemonde.fr ↗ ↩
« les trois recours déposés par des syndicats et des députés »
ouest-france.fr ↗ ↩
« le syndicat Sud »
bfmtv.com ↗ ↩
« la CGT »
bfmtv.com ↗ ↩
« des députés écologistes »
bfmtv.com ↗ ↩
« le Conseil d’Etat estime qu’« il n’y a plus lieu » de « statuer » »
lemonde.fr ↗ ↩
« la suppression par le gouvernement de ce communiqué de presse intervenue le 28 avril »
bfmtv.com ↗ ↩
« intervenue le 28 avril, soit la veille de l'audience »
bfmtv.com ↗ ↩
« « Les conclusions des requêtes aux fins de suspension et d’injonction ont perdu leur objet » »
lemonde.fr ↗ ↩
« le premier communiqué de Matignon »
bfmtv.com ↗ ↩
« «Quelque regrettable que soit la confusion persistant dans le public sur la portée de la communication gouvernementale, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le Premier ministre n’aurait pas, en réalité, procédé au retrait de la décision qu’ils contestent» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« les déclarations du Premier ministre Sébastien Lecornu »
bfmtv.com ↗ ↩
« les trois recours déposés par des syndicats et des députés qui contestaient un communiqué du Premier ministre mi-avril au sujet du travail salarié le 1er mai »
lefigaro.fr ↗ ↩
« les déclarations du Premier ministre Sébastien Lecornu »
lefigaro.fr ↗ ↩
« les salariés volontaires des boulangeries et fleuristes indépendants pourraient travailler le 1er mai 2026, jour férié et chômé »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Sébastien Lecornu a annoncé vendredi que les salariés des boulangeries et fleuristes indépendants pourraient travailler ce jour-là, à condition d’être volontaires et payés double »
liberation.fr ↗ ↩
« Il avait déclaré qu'une «instruction» serait «donnée à l'ensemble des services de l'État» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «Les services de l’État vont recevoir des instructions pour que les artisans de ces deux secteurs ne souffrent d’aucune conséquence d’une ouverture le 1er mai 2026 dans les règles fixées par la future loi. Le gouvernement met ainsi en oeuvre son engagement de soutenir les boulangers pâtissiers artisanaux et les artisans fleuristes, en apportant un cadre juridique clair et sécurisé à leur activité», indiquait Matignon dans ce communiqué. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« une proposition de loi portée par l’ancien Premier ministre, Gabriel Attal »
liberation.fr ↗ ↩
« «Quatre jours plus tard, Sébastien Lecornu a annoncé sur le perron de Matignon ce que le Parlement ne lui avait pas accordé» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le groupe écologiste à l'Assemblée nationale a annoncé mardi avoir à son tour déposé un recours devant le Conseil d'État »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «C'est un contournement délibéré de la représentation nationale, une atteinte frontale à la séparation des pouvoirs, un piétinement du Parlement.» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« qu'ils accusent d'«abus de pouvoir» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Mardi soir, le gouvernement a « retiré » ce communiqué »
lemonde.fr ↗ ↩
« « S’agissant du 1ᵉʳ mai 2026, le gouvernement souhaite que les boulangeries-pâtisseries et les fleuristes artisanaux puissent sereinement ouvrir leurs commerces, comme de coutume. Le gouvernement veillera à apporter une réponse aux éventuelles difficultés que rencontreraient ces artisans » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le Code du travail dispose que le 1er-Mai est un jour «férié et chômé». »
liberation.fr ↗ ↩
« doivent dans ce cas être payés le double d’une journée de travail ordinaire »
liberation.fr ↗ ↩
« «C’est vraiment le seul jour férié qui est quasi chômé par tout le monde», souligne l’avocate du cabinet Capstan Camille Sparfel. »
liberation.fr ↗ ↩
« «C’est vraiment le seul jour férié qui est quasi chômé par tout le monde», souligne l’avocate du cabinet Capstan Camille Sparfel. »
liberation.fr ↗ ↩
« Hôpitaux, hôtels ou encore usines dont les machines tournent en continu et ne peuvent pas être arrêtées sous 24 heures entrent dans le champ de cette dérogation »
liberation.fr ↗ ↩
« Martine Aubry en 1986 alors qu’elle était directrice des relations du travail au ministère du Travail »
liberation.fr ↗ ↩
« Elle a tranché en 2006 contre l’idée d’une dérogation automatique pour le travail le 1er-Mai. »
liberation.fr ↗ ↩
« «Il pouvait y avoir une tolérance, mais en tout cas, elle n’était pas généralisée, ce n’était pas tous les fleuristes, pas tous les boulangers», souligne Me Sparfel. »
liberation.fr ↗ ↩
« «ni les énonciations du communiqué de presse du 28 avril (.), ni les propos relevés par les requérants n’ont pour objet, et ne sauraient légalement avoir pour effet» d’instaurer une quelconque forme de tolérance administrative concernant le travail le 1er mai. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le gouvernement n'allait finalement pas convoquer la commission mixte paritaire (CMP) »
lcp.fr ↗ ↩
« Mercredi, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou »
liberation.fr ↗ ↩
« le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a toutefois assuré n’avoir «donné aucune instruction en quoi que ce soit auprès des inspecteurs du travail» »
liberation.fr ↗ ↩
« Les cinq organisations syndicales représentatives (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) ont émis un avis négatif à propos d’un projet de loi visant à autoriser les artisans boulangers et fleuristes à occuper des salariés le 1er Mai »
liberation.fr ↗ ↩
« «On ne peut pas donner un avis favorable à un texte qui s’attaque à des droits existants et qui fait suite à une polémique» »
liberation.fr ↗ ↩
« a expliqué à propos du projet du gouvernement le président de la CFE-CGC, François Hommeril, à l’AFP »
liberation.fr ↗ ↩
« "Ce 1er mai sera complètement classique", s'est félicité Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint de la CFDT. »
lcp.fr ↗ ↩
« "Ce 1er mai sera complètement classique", s'est félicité Yvan Ricordeau »
lcp.fr ↗ ↩
« le groupe écologiste à l’Assemblée nationale [.] voit dans la décision du Conseil d'Etat un "camouflet" pour le gouvernement, qui "entretient" selon lui "une confusion délibérée" autour du travail le 1er-Mai. »
midilibre.fr ↗ ↩
« Bruno Retailleau a été officiellement investi candidat de LR à la présidentielle »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Bruno Retailleau a été plébiscité dimanche, sans rival face à lui, par 34 000 adhérents de LR »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Bruno Retailleau a été plébiscité dimanche, sans rival face à lui, par 34 000 adhérents de LR »
franceinfo.fr ↗ ↩
« «Comme d’habitude le gouvernement cède aux chantages de la gauche. La vitesse qu’il connaît le mieux est la marche arrière» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« en pressant les deux présidents des chambres parlementaires, Yaël Braun Pivet à l’Assemblée nationale et Gérard Larcher au Sénat, de s’appuyer sur l’article 45 de la Constitution pour permettre l’adoption de la loi »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Les ténors de son parti, Laurent Wauquiez, Michel Barnier ou encore Xavier Bertrand, ne le soutiennent pas »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les ténors de son parti, Laurent Wauquiez, Michel Barnier ou encore Xavier Bertrand, ne le soutiennent pas »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Je veux renverser la table!", dit-il »
franceinfo.fr ↗ ↩
« un projet de loi a été présenté ce mercredi en Conseil des ministres afin d’autoriser officiellement le travail des salariés volontaires dans ces deux secteurs d’activité dès le 1er mai 2027. »
midilibre.fr ↗ ↩
« «Seuls les salariés volontaires ayant donné leur accord par écrit à leur employeur peuvent travailler ce jour-là» »
liberation.fr ↗ ↩
« Le gouvernement garde néanmoins l'objectif de trouver une réponse "avant le 1er mai 2027 à l'insécurité juridique actuelle". »
lcp.fr ↗ ↩
« Les cinq centrales représentatives ont rejeté le projet de loi autorisant boulangers et fleuristes à employer des salariés pour la journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs »
liberation.fr ↗ ↩
Sources
- Ils contestaient un communiqué du gouvernement finalement supprimé: le Conseil d'État juge qu'"il n'y a plus lieu" de statuer sur les trois recours concernant le travail le 1er
- Travail le 1ᵉʳ-Mai : le Conseil d’Etat estime qu’« il n’y a plus lieu » de statuer sur les recours contre le gouvernement
- Recours contre le gouvernement sur le travail le 1er mai : «Il n’y a plus lieu» de statuer, juge le Conseil d’État
- 1er Mai : le groupe écologiste saisit le Conseil d’État et accuse Sébastien Lecornu d'«abus de pouvoir»
- Travail le 1er Mai : le Conseil d’État estime qu’il « n’y a plus lieu » de « statuer », après examen des recours
- Qui a le droit de travailler le 1er
- 1er-Mai: le gouvernement recule sur la loi visant à permettre l'ouverture de certains commerces | LCP
- Projet de loi 1er Mai : l’ensemble des syndicats émet un avis négatif
- Travail le 1er-Mai : boulangeries, fleuristes… aucune "tolérance administrative", finalement, en cas d’activité en ce jour chômé
- Édito. Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau, la surenchère pour exister
- 1er mai : Retailleau presse les présidents de l’Assemblée et du Sénat d’user de l’article 45 pour faire passer le texte
