Aéroport Aimé-Césaire : il simule une alerte à la bombe pour séduire une agente
Un passager de 24 ans placé en garde à vue après avoir prétendu avoir dissimulé un engin explosif dans sa valise pour impressionner une agente d'enregistrement.
Lundi 8 juin 2026, peu avant 8h, un homme de 24 ans a déclenché une fausse alerte à la bombe à l'aéroport Martinique Aimé-Césaire au Lamentin. Son motif déclaré impressionner une agente qu'il trouvait jolie. Il a été interpellé et placé en garde à vue.
L’essentiel
- Date et lieu : Lundi 8 juin 2026, peu avant 8h, aéroport Martinique Aimé-Césaire, Le Lamentin (972)
- Auteur des faits : Passager de 24 ans en partance pour Cayenne
- Perturbation : Trafic suspendu pendant près d’une heure, alerte levée vers 10h40, selon Franceinfo La 1ère
- Suite judiciaire : Interpellation et placement en garde à vue ; PAF saisie via le chef d’escale Air France
Ce qui s’est passé lundi matin
Peu avant 8h, au comptoir d’enregistrement d’un vol à destination de Cayenne, un passager de 24 ans déclare à une agente Air France qu’une bombe se trouve dans son bagage en soute. La raison invoquée lors de sa garde à vue est sans ambiguïté : il voulait l’impressionner, selon RCI Martinique.
Quand l’agente lui annonce qu’elle va alerter la police, le passager précise, selon RCI : « le temps qu’elle se déplace, le bagage aura explosé ! »
RCI Martinique a relayé l’information sur X :
Mobilisation immédiate des services de sécurité
La valise est mise de côté. La gendarmerie des transports aériens est alertée, les artificiers dépêchés sur place, un périmètre de sécurité établi. Le trafic de l’aéroport est suspendu pendant près d’une heure. L’alerte est levée vers 10h40, selon Franceinfo La 1ère.
Le chef d’escale Air France contacte la police aux frontières (PAF). Le passager est interpellé et placé en garde à vue. Il reconnaît avoir voulu simplement impressionner l’agente qu’il trouvait jolie.
Contexte dans la Martinique
L’aéroport international Martinique Aimé-Césaire (code TFFF), situé au Lamentin, a été inauguré en 1950 sous le nom d’aéroport du Lamentin. Il a été rebaptisé en hommage au poète et homme politique martiniquais Aimé Césaire le 15 janvier 2007, avec une inauguration officielle en 2009. Il est géré depuis 2012 par la SAMAC (Société Aéroport Martinique Aimé Césaire), concessionnaire jusqu’en 2049, dont l’État détient 60 % du capital et la CCI Martinique 25 %.
En 2025, la plateforme a accueilli environ 1,92 million de passagers, soit une hausse de 2,3 % par rapport à 2024, selon les données disponibles sur Wikipédia et Franceinfo La 1ère. C’est l’une des principales portes d’entrée des Antilles françaises, notamment sur l’axe Martinique-Guyane emprunté par le passager interpellé. Un autre fait-divers lié au trafic aérien entre l’Hexagone et la Martinique avait récemment mobilisé les services douaniers : 185 kg de cannabis saisis et cinq interpellations sur cet axe.
Ni la préfecture, ni la PAF, ni la SAMAC n’ont publié de communiqué officiel à ce stade, selon les recherches effectuées.
Qualification pénale
Simuler une alerte à la bombe dans un aéroport constitue une infraction pénale. En France, la communication d’une fausse information sur l’existence d’une menace terroriste ou d’un engin explosif est punie de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende (article 322-14 du code pénal). Le motif sentimental déclaré par le mis en cause ne constitue pas un fait justificatif. La suite de la procédure n’a pas été précisée à ce stade par les autorités.
Le dossier est entre les mains de la PAF. Une convocation devant le parquet de Fort-de-France est probable, mais aucune date n’a été communiquée.