Affaire Jegou-Auradou : la Cour suprême de Mendoza examine le recours en cassation ce mercredi

La justice argentine se prononce sur la régularité de la procédure ayant conduit au non-lieu des deux rugbymen du XV de France.

Affaire Jegou-Auradou : la Cour suprême de Mendoza examine le recours en cassation ce mercredi
Illustration Sandra Lemoine / info.fr

L'affaire Hugo Auradou et Oscar Jégou connaît un nouveau rebondissement. Ce mercredi 1er juillet 2026, la Cour suprême de la province de Mendoza examine le recours en cassation déposé par la plaignante. Une audience cruciale pour les deux internationaux français.

L’essentiel

  • Fait 1 : La Cour suprême de Mendoza examine ce mercredi 1er juillet 2026 le recours en cassation dans l’affaire Auradou-Jégou.
  • Fait 2 : L’audience, par visioconférence devant trois juges, porte uniquement sur la régularité de la procédure.
  • Fait 3 : Le non-lieu avait été prononcé en première instance le 10 décembre 2024, puis confirmé en appel le 18 février 2025.
  • Fait 4 : L’avocate de la plaignante, Me Natacha Romano, dénonce des irrégularités dans le traitement des expertises.
  • Fait 5 : Les deux joueurs ont repris la compétition et ont été rappelés avec le XV de France lors du Tournoi des Six Nations 2025.

Un nouveau rebondissement judiciaire

L’affaire qui secoue le rugby français depuis juillet 2024 connaît un nouvel épisode ce mercredi. La Cour suprême de la province de Mendoza, en Argentine, examine le recours en cassation déposé par la plaignante contre le non-lieu dont bénéficient Hugo Auradou et Oscar Jégou. L’audience, fixée à 9 heures heure locale (13 heures à Paris), se tient par visioconférence devant un collège de trois juges.

Ce recours ne vise pas à réexaminer les faits - les viols aggravés en réunion présumés - mais à vérifier la conformité de la procédure qui a mené à la relaxe des deux internationaux. Selon plusieurs sources, dont le média argentin Mvz Sports, la Cour doit se prononcer sur d’éventuelles irrégularités dans l’enquête.

Les arguments de la défense et de l’accusation

Me Natacha Romano, l’avocate de la plaignante, conteste la manière dont l’enquête a été menée. Elle dénonce des omissions dans les expertises et une précipitation de la justice argentine pour libérer les joueurs, comme le rapporte le site Entrevue. De son côté, la défense des deux rugbymen estime que la procédure a été respectée et que l’instruction a été contradictoire.

En première instance, la juge Eleonora Arenas avait prononcé un non-lieu le 10 décembre 2024, estimant que les charges n’étaient pas suffisantes. Cette décision avait été confirmée à l’unanimité par la chambre d’appel de Mendoza le 18 février 2025, selon Eurosport. La plaignante a affirmé son intention d’épuiser toutes les voies de recours, y compris devant la Cour suprême nationale ou la Cour interaméricaine des droits de l’Homme.

Le parcours des joueurs depuis leur retour

Inculpés et placés en détention puis en résidence surveillée, Hugo Auradou et Oscar Jégou avaient été autorisés à regagner la France le 4 septembre 2024, rappelle Le Parisien. Depuis leur retour, les deux joueurs ont repris la compétition en club. Oscar Jégou, troisième ligne aile du Stade rochelais, a même été rappelé en sélection nationale par Fabien Galthié lors du Tournoi des Six Nations 2025. Selon les données officielles, la France a disputé le Tournoi 2026 avec des scores serrés : victoire contre l’Irlande 36-14 le 5 février, large succès au pays de Galles 54-12, puis victoire contre l’Italie 33-8, défaite en Écosse 50-40 et victoire sur l’Angleterre 48-46 le 14 mars. Les deux joueurs étaient présents dans le groupe.

La tournée estivale du XV de France doit débuter le 4 juillet en Nouvelle-Zélande, mais l’affaire en cours pourrait peser sur la sélection. À ce stade, aucun commentaire officiel n’a été fait par la Fédération française de rugby.

Contexte dans le rugby français

Cette affaire, inédite par sa médiatisation et sa durée, a profondément marqué le rugby français. Elle rappelle que la justice argentine, souvent critiquée pour sa lenteur, examine avec minutie les dossiers impliquant des étrangers. La province de Mendoza, région viticole et touristique, est aussi l’un des berceaux du rugby argentin, mais ce dossier a mis en lumière les différences de procédure entre les deux pays. Les deux joueurs, âgés de 23 ans (Jégou, né en 2003) et 23 ans aussi (Auradou), sont des espoirs du rugby tricolore, champions du monde junior en 2023. Leur avenir sportif dépend désormais de la décision de la Cour suprême.

Comme le rappelle l’actualité judiciaire avec l’affaire Robert Boulin, où trois juges du pôle cold cases de Nanterre ont été saisis, la justice sait prendre le temps nécessaire. Dans le sport, pendant que l’attention se porte sur d’autres sportifs tricolores comme Arthur Fils à Wimbledon, le sort d’Auradou et Jégou reste suspendu à une décision de justice.

Prochaine étape

La Cour suprême de Mendoza pourrait rendre sa décision dans les jours suivant l’audience. Si le recours est rejeté, le non-lieu deviendra définitif et les joueurs pourront tourner la page. En revanche, si la Cour estime qu’il y a eu des irrégularités, l’affaire pourrait être renvoyée devant une autre chambre d’instruction, relançant ainsi la procédure. La plaignante, elle, promet d’aller jusqu’à la Cour interaméricaine des droits de l’Homme si nécessaire. Une affaire à suivre de près pour le rugby français.

Sandra
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Sources

Sandra Lemoine

Sandra Lemoine

Sandra est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans le tennis et les sports individuels (natation, judo, athlétisme). Elle lit chaque match au prisme des classements ATP/WTA, des chronos et des têtes de série, replace tout résultat dans le calendrier des Grands Chelems et des échéances olympiques, et bannit l'approximation statistique.

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