Affaire Lyhanna : perquisition sous haute sécurité chez le suspect
Un mois après la découverte du corps de la fillette à Fleurance, 130 gendarmes ont bouclé Montestruc-sur-Gers lundi.
Le suspect, mis en examen pour le meurtre et le viol de Lyhanna, 11 ans, a été extrait lundi 6 juillet de la maison d'arrêt de Mont-de-Marsan pour une perquisition à son domicile de Montestruc-sur-Gers. Environ 130 gendarmes ont bouclé le village.
L’essentiel
- La perquisition : le suspect a été extrait lundi 6 juillet 2026 de la maison d’arrêt de Mont-de-Marsan pour assister à une perquisition à son domicile de Montestruc-sur-Gers.
- Le dispositif : environ 130 gendarmes ont bouclé les accès au village pendant l’opération, selon TV5Monde.
- L’affaire : le corps de Lyhanna, 11 ans, a été retrouvé le 4 juin 2026 dans un silo agricole à Fleurance.
- La mise en examen : le suspect, 41 ans, est mis en examen pour viol sur mineure et meurtre, un mois après les faits.
- L’antériorité : deux plaintes pour viols sur mineures visant le même homme avaient été déposées en 2022 et 2025.
Un village bouclé lundi matin
Lundi 6 juillet 2026, les habitants de Montestruc-sur-Gers ont vu leur commune se transformer en zone quadrillée par la gendarmerie. Une perquisition s’est déroulée au domicile du principal suspect dans l’affaire Lyhanna, un mois après la découverte du corps de la fillette. Selon Orange Actualités, les enquêteurs ont profité de la présence du mis en examen sur place pour mener l’opération dans les meilleures conditions.
Sur X, le compte de Paris Match a relayé le témoignage d’un habitant évoquant un village « bouclé » dès les premières heures de la matinée.
Les accès au village ont été filtrés, selon plusieurs témoignages recueillis sur place. Les riverains ont décrit un dispositif inhabituel pour cette commune rurale.
Environ 130 gendarmes autour de la maison
Le dispositif de sécurité déployé pour l’occasion a marqué les esprits localement. Selon TV5Monde, environ 130 militaires de la gendarmerie ont été mobilisés pour sécuriser le périmètre autour du domicile perquisitionné. Ce chiffre, confirmé par plusieurs médias nationaux dont BFMTV, illustre l’ampleur prise par cette enquête, un mois après la découverte du corps de Lyhanna.
La perquisition s’inscrit dans le cadre de l’instruction judiciaire ouverte après la mise en examen du suspect. Les objectifs précis de cette opération, menée sous l’autorité des juges d’instruction, n’ont pas été détaillés publiquement à ce stade.
Le suspect extrait de la maison d’arrêt de Mont-de-Marsan
Jérôme B., 41 ans, était incarcéré à la maison d’arrêt de Mont-de-Marsan depuis sa mise en examen. C’est de cet établissement landais qu’il a été extrait lundi matin pour être conduit sur les lieux de la perquisition, selon Orange Actualités. Cette extraction, encadrée par les forces de l’ordre, a nécessité une organisation logistique importante compte tenu de la sensibilité du dossier.
Le suspect est mis en examen pour viol sur mineure et meurtre, précise Brut. Il avait d’abord été poursuivi pour enlèvement avant que la qualification des faits ne soit aggravée, à mesure que l’enquête progressait.
Un mois après la découverte du corps à Fleurance
Cette perquisition intervient exactement un mois après un épisode qui avait bouleversé la région. Le corps de Lyhanna, 11 ans, avait été retrouvé sans vie le 4 juin 2026 dans un silo agricole à Fleurance, selon l’AFP. L’autopsie avait alors mis en évidence un viol, ainsi que la présence du profil biologique du suspect sur les zones intimes de la victime, selon le parquet d’Agen.
Cette découverte avait suscité une vive émotion, largement relayée dans les médias nationaux. Un mois plus tard, l’instruction se poursuit et cette perquisition au domicile du principal suspect en constitue une étape supplémentaire.
Des plaintes de 2022 et 2025 et un rapport qui interroge
L’affaire a pris une tournure supplémentaire avec la révélation d’un passé judiciaire antérieur. Selon RTL, le suspect avait déjà été visé par des plaintes pour viols sur mineures déposées en 2024 puis en 2025, sans qu’aucune condamnation n’en résulte à l’époque.
Un rapport de l’inspection générale de la justice et de la gendarmerie a depuis pointé de graves défaillances dans le traitement de ces plaintes antérieures. Ce document a nourri une controverse sur la manière dont les signalements avaient été instruits avant le meurtre de Lyhanna. Sur ce type de sujet, la vigilance autour de la protection des mineurs reste une préoccupation régulièrement relayée par les forces de l’ordre dans d’autres départements.
Contexte dans les Landes
Mont-de-Marsan, préfecture des Landes, n’est directement concernée dans ce dossier qu’à travers la maison d’arrêt où le suspect était détenu avant son extraction pour la perquisition. Le domicile visé lundi, à Montestruc-sur-Gers, se trouve dans le Gers, département voisin, tout comme Fleurance où le corps de Lyhanna avait été découvert début juin.
Pour les Landes, ce dossier reste néanmoins un point de vigilance judiciaire local, la maison d’arrêt de Mont-de-Marsan ayant été le point de départ logistique de l’opération de lundi. Les affaires impliquant des faits de cette gravité restent rares dans le département, où les procédures pour violences sur mineurs font l’objet d’un suivi renforcé depuis plusieurs années, comme le rappellent régulièrement les services de gendarmerie locaux. D’autres opérations de sécurité menées récemment dans le pays, comme ce contrôle avec interpellations à Valence ou l’interpellation d’un suspect à Mulhouse, témoignent d’une mobilisation soutenue des forces de l’ordre sur le territoire, sans lien direct avec ce dossier landais.
L’instruction se poursuit à Agen. Aucune date d’audience n’a été communiquée à ce stade.