Agression d’un journaliste : le Stade Aurillacois saisit le CNOSF après sa sanction
Le club cantalien conteste les sanctions de la FFR – un match à huis clos et 10 000 € d’amende – devant le Comité national olympique et sportif français.
Le Stade Aurillacois a saisi ce 3 juillet 2026 le CNOSF en conciliation pour contester les sanctions prononcées par la FFR après l’agression d’un journaliste de Radio France en mars. La commission d’appel avait confirmé le 1er juillet un match à huis clos total et une amende de 10 000 €.
L’essentiel
- 3 juillet 2026 : le Stade Aurillacois saisit le CNOSF en conciliation pour contester les sanctions disciplinaires.
- Sanction confirmée le 1er juillet : match à huis clos total et amende de 10 000 €, après l’agression d’un journaliste de Radio France le 27 mars.
- Amende initiale d’avril : 16 600 €, réduite à 10 000 € par la commission d’appel.
Ce qui s’est passé
Le 27 mars 2026, à l’issue du match de Pro D2 entre Aurillac et Biarritz au stade Jean-Alric, un journaliste de Radio France a été agressé par un spectateur. La nature exacte des violences n’a pas été rendue publique, mais les faits ont conduit la commission de discipline de la Fédération française de rugby (FFR) à sanctionner le club aurillacois dès avril.
La première sanction, détaillée par L’Équipe, prévoyait une amende de 16 600 € (dont 4 000 € avec sursis) et un match à huis clos. Le club a fait appel de cette décision, comme l’a rapporté ici.
La décision de la commission d’appel
Le 1er juillet, la commission d’appel de la FFR a rendu sa décision. Selon le site pa-sport.fr, elle a confirmé le match à huis clos total et réduit l’amende à 10 000 €. Le club doit donc jouer sa prochaine rencontre à domicile sans public, une perte financière et sportive significative pour une équipe de Pro D2.
La Montagne, dans son article du 1er juillet, précise que cette sanction concerne le premier match de la saison 2026-2027 à Jean-Alric. Le club, estimant la mesure disproportionnée, a aussitôt annoncé son intention de saisir le CNOSF.
La saisine du CNOSF
Ce vendredi 3 juillet, le Stade Aurillacois a officiellement saisi le CNOSF en conciliation, selon un tweet de La Montagne et une publication sur le compte X officiel du club. Cette procédure vise à obtenir un réexamen ou un allègement des sanctions. Le CNOSF peut proposer une conciliation entre les parties ; si elle échoue, le club peut porter l’affaire devant le tribunal administratif.
Interrogé par La Montagne, le président du Stade Aurillacois n’a pas souhaité commenter au-delà du communiqué officiel. Contacté, le club n’a pas précisé le calendrier de la conciliation.
Contexte dans le Cantal
Aurillac, préfecture du Cantal, compte environ 25 000 habitants. Le Stade Aurillacois est l’un des deux clubs professionnels de rugby du département avec Montluçon (Allier), mais le seul en Pro D2. Le rugby y tient une place centrale, avec un budget annuel d’environ 5 millions d’euros et une fréquentation moyenne de 3 500 spectateurs par match. Une sanction de huis clos représente donc une perte de recettes estimée à plusieurs dizaines de milliers d’euros, sans compter l’image du club.
Cette affaire relance le débat sur la responsabilité des clubs face aux actes de spectateurs. Les associations de supporters et la Ligue nationale de rugby avaient déjà évoqué un durcissement des mesures de sécurité dans les stades.
Prochaine étape
La conciliation devant le CNOSF n’a pas encore été fixée. Si elle aboutit, les sanctions pourraient être modifiées ou annulées. Dans le cas contraire, le Stade Aurillacois pourrait engager un recours contentieux. Le huis clos, lui, restera applicable tant que la décision de la FFR n’est pas suspendue.
Sources
- La Montagne : Pro D2 : un match à huis clos pour le Stade Aurillacois décidé par la commission d'appel de la FFR
- ici : Pro D2 : une amende réduite mais une reprise à huis-clos total pour le Stade Aurillacois après l'appel de sa sanction
- pa-sport.fr : Rugby – FFR : Informations disciplinaires – les décisions de la commission d’appel fédérale
- Faits Divers 365 : Stade Aurillacois saisit le CNOSF