Aïd-el-Kébir : transport d’ovins et caprins interdit dans les Deux-Sèvres du 25 au 29 mai
Un arrêté préfectoral encadre les mouvements d'animaux et rappelle l'obligation d'abattage en abattoir agréé pour la fête célébrée le 27 mai.
Le préfet des Deux-Sèvres a signé le 22 mai 2026 un arrêté interdisant temporairement le transport d'ovins et caprins vivants dans le département. La mesure court du lundi 25 au vendredi 29 mai inclus, à l'occasion de l'Aïd-el-Kébir célébré le mercredi 27 mai.
Le préfet des Deux-Sèvres a signé le 22 mai 2026 un arrêté interdisant temporairement le transport d’ovins et caprins vivants dans le département. La mesure court du lundi 25 au vendredi 29 mai inclus, à l’occasion de l’Aïd-el-Kébir célébré le mercredi 27 mai.
L’essentiel
- Durée : interdiction de transport d’ovins et caprins vivants du 25 au 29 mai 2026 inclus dans les Deux-Sèvres.
- Date de la fête : l’Aïd-el-Kébir 2026 est fixé au mercredi 27 mai, selon le Conseil français du culte musulman.
- Abattage : tout abattage, y compris rituel, doit obligatoirement se dérouler dans un abattoir agréé - dont Sovileg à Thouars.
- Exceptions : transport autorisé vers abattoirs agréés, établissements vétérinaires, entre exploitations déclarées à l’EdE/GDS, et au sein d’une même exploitation.
- Contrôle : les services de l’État dans les Deux-Sèvres veilleront au respect des dispositions.
Ce que prévoit l’arrêté préfectoral
Selon le communiqué de la préfecture des Deux-Sèvres publié le 22 mai 2026, le transport d’ovins ou de caprins vivants est interdit sur l’ensemble du territoire départemental du 25 au 29 mai. Quatre catégories de mouvements restent autorisées : les acheminements vers un abattoir agréé ou un établissement vétérinaire, les transferts entre exploitations déclarées auprès de l’Établissement de l’élevage (EdE) ou du Groupement de défense sanitaire (GDS), les transferts vers des centres de rassemblement déclarés et agréés, ainsi que les déplacements au sein d’une même exploitation.
L’arrêté rappelle également que tout abattage d’animal - y compris l’abattage rituel prévu pour l’Aïd-el-Kébir - doit obligatoirement être réalisé dans un abattoir agréé. L’abattage à domicile ou en plein air reste interdit, quelle que soit la motivation. Comme le note Ouest-France, l’abattoir Sovileg à Thouars est agréé pour l’abattage rituel des ovins dans le département.
La justification de la préfecture
Dans son communiqué, la préfecture indique vouloir « concilier l’attachement des musulmans pratiquants à l’accomplissement de cette fête religieuse et les dispositions législatives et réglementaires en matière de santé publique, de protection animale et de respect de l’environnement ». Ces trois dimensions - sanitaire, bien-être animal et environnementale - motivent chaque année ce type d’arrêté. Le ministère de l’Agriculture met à disposition un guide national dédié à l’Aïd-el-Kébir sur agriculture.gouv.fr, auquel renvoie explicitement la préfecture.
Selon le ministère de l’Agriculture, la fête se traduit en France par l’abattage de plus de 100 000 moutons sur une période d’un à trois jours à l’échelle nationale.
Contexte dans les Deux-Sèvres
La mesure n’est pas nouvelle dans le département. Des restrictions identiques avaient été prises par la préfecture des Deux-Sèvres pour l’Aïd-el-Kébir 2025, célébré autour du 6 juin 2025, selon Ouest-France. L’arrêté est donc une pratique administrative récurrente, reconduite chaque année à l’approche de la fête. Les Deux-Sèvres, département à forte tradition d’élevage ovin - notamment dans le sud du département autour de Melle et Parthenay - comptent plusieurs exploitations concernées par ces restrictions temporaires de circulation. L’abattoir Sovileg de Thouars constitue le principal site agréé pour répondre à la demande rituelle dans le secteur.
Pour les éleveurs du département, la période du 25 au 29 mai implique de planifier en amont tout mouvement d’animaux non couvert par les exceptions listées dans l’arrêté. Les infractions sont passibles de contrôles par les services vétérinaires et les forces de l’ordre. Sur un sujet comparable de gestion sanitaire animale à l’échelle régionale, la Corse a vacciné 35 500 bovins contre la dermatose nodulaire en sept mois, illustrant la mobilisation des services de l’État sur les enjeux de santé du cheptel.
Un encadrement national décliné localement
Le dispositif s’inscrit dans une politique nationale. Chaque préfecture de département adapte l’arrêté à son territoire selon le calendrier de la fête, fixé annuellement par le Conseil français du culte musulman. Cette année, la date du 27 mai a été annoncée par le CFCM et est confirmée par la préfecture des Deux-Sèvres. L’arrêté similaire pris dans les Hautes-Alpes pour l’Aïd-el-Kébir 2026 illustre la portée nationale de cette réglementation déclinée département par département. Les services de l’État dans les Deux-Sèvres ont indiqué qu’ils veilleront au respect des dispositions tout au long de la période.
La préfecture de Deux-Sèvres invite les personnes souhaitant procéder à un abattage rituel à contacter au préalable un abattoir agréé pour s’informer des modalités et des créneaux disponibles.
Sources
- Préfecture des Deux-Sèvres : Communiqué de presse – Célébration de l'Aïd-el-Kébir 2026
- Ouest-France : Célébration de l'Aïd-el-Kébir : l'abattage des animaux est interdit en dehors des établissements agréés
- La Nouvelle République : Le transport d'ovins et caprins sera restreint pendant trois jours pour l'Aïd el-Kébir dans les Deux-Sèvres
- Ministère de l'Agriculture : Aïd el-Kébir – Guide national