Déportation : cérémonie du souvenir place Campinchi à Ajaccio
Le préfet Eric Jalon a présidé l'hommage annuel aux victimes corses de la déportation, le 26 avril place Campinchi.
Dimanche 26 avril, Ajaccio commémorait la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation. Le préfet de Corse et de la Corse-du-Sud Eric Jalon présidait la cérémonie place Campinchi, entouré d'élus et d'autorités civiles et militaires.
La cérémonie s’est tenue selon le calendrier habituel : la Journée nationale du souvenir de la déportation, instaurée par la loi du 14 avril 1954, se tient chaque dernier dimanche d’avril. Cette année, comme les précédentes, la place Campinchi accueillait l’hommage officiel.
Eric Jalon a pris la parole pour souligner l’obligation de transmettre cette mémoire. Selon le compte officiel de la préfecture sur X, il a déclaré : « Faire vivre cette mémoire est un devoir. Mémoire des hommes, mémoire des idées, mémoire des pierres… la mémoire de la Déportation est un tout que l’on ne peut négliger. »
La Ville d’Ajaccio participait également à la commémoration, comme elle l’a signalé sur ses réseaux. Ce type de cérémonie se répète dans plusieurs communes de l’île : à Bonifacio, une cérémonie similaire s’est tenue le même jour devant la stèle de Saint-Dominique, présidée par le maire Jean-Charles Orsucci. Des cérémonies comparables ont été organisées partout en France, comme à Niort ou à Vannes où la ministre Le Hénanff était présente.
Un contexte historique particulier pour la Corse
La Corse occupe une place singulière dans l’histoire de l’Occupation. En novembre 1942, l’Italie déployait environ 80 000 soldats sur l’île pour une population de 200 000 habitants, selon Wikipedia. En 1943, quelque 474 patriotes corses ont été déportés hors de l’île, dont certains vers les camps nazis après l’armistice italien, d’après l’Association de la Résistance corse. L’île s’est par ailleurs distinguée par l’absence quasi totale de déportations massives de Juifs. Libérée le 4 octobre 1943, elle est devenue le premier département français libéré de l’Occupation, selon les Chemins de mémoire du ministère des Armées.
Ces cérémonies annuelles, relayées cette année encore par de nombreuses villes françaises, maintiennent un souvenir local sans enjeu politique particulier. La transmission aux jeunes générations reste l’axe central du discours des autorités corses.