À Vannes, hommage aux victimes de la Déportation en présence de la ministre Le Hénanff
La journée nationale du Souvenir s'est tenue dimanche au plateau de la Garenne, présidée par la ministre déléguée et le préfet du Morbihan.
Vannes a commémoré dimanche 26 avril la Journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation. La cérémonie, au plateau de la Garenne, réunissait élus, militaires et associations patriotiques autour d'Anne Le Hénanff et du préfet Michaël Galy.
Le plateau de la Garenne, lieu habituel des commémorations nationales à Vannes, a accueilli dimanche après-midi la cérémonie du souvenir pour les victimes de la Déportation. La manifestation, observée chaque dernier dimanche d’avril, était présidée cette année par Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, aux côtés de Michaël Galy, préfet du Morbihan, selon la préfecture.
Élus locaux, autorités civiles et militaires, et représentants des associations patriotiques avaient fait le déplacement. La présence d’une ministre en exercice a conféré à cette édition une visibilité particulière, même si la cérémonie s’inscrit dans un calendrier commémoratif annuel. Des rassemblements similaires se sont tenus le même jour dans d’autres villes, comme à Évry-Courcouronnes en Essonne ou au Mans place Aristide-Briand.
La mémoire comme « rempart »
Bruno Vigouroux, président de l’Union nationale des associations de déportés, internés et familles de disparus (Unadif), a pris la parole lors de la cérémonie. Il a rappelé l’urgence du devoir de mémoire à l’heure où les derniers témoins disparaissent : « Au moment où les derniers déportés nous quittent, la remémoration de leurs engagements et de leurs sacrifices doit continuer d’être un rempart contre l’ignorance, l’oppression et l’antisémitisme », a-t-il déclaré, selon Le Télégramme. Il a également souligné que « la mémoire de la déportation s’inscrit dans le patrimoine immatériel de l’humanité ».
À l’image d’autres hommages rendus cette semaine à travers la France, comme au fort de Queuleu à Metz ou encore à Nancy avec Yaël Braun-Pivet, la cérémonie vannetaise a mis en avant la transmission aux générations futures comme enjeu central.
Clôture sur « Nuit et Brouillard »
La cérémonie s’est achevée sur l’interprétation de « Nuit et Brouillard », la chanson de Jean Ferrat devenue un symbole des commémorations liées aux camps nazis, rapporte Le Télégramme. Aucun chiffre spécifique concernant les déportés du Morbihan n’a été communiqué à l’issue de l’événement.