Alès : le maire exfiltré par le RAID après des menaces de la DZ Mafia

Christophe Rivenq a quitté son domicile en pleine nuit le 21 juillet sous escorte du RAID. Des balles et des tags menaçants avaient été retrouvés quelques jours plus tôt.

Alès : le maire exfiltré par le RAID après des menaces de la DZ Mafia
Illustration Marine Vidal / info.fr
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Dans la nuit du 20 au 21 juillet, le maire LR d'Alès a été évacué de son domicile par le RAID après une alerte de sécurité jugée imminente. L'élu, visé depuis plusieurs jours par des menaces signées DZ Mafia, bénéficie désormais d'une protection renforcée. L'enquête a été confiée au parquet national anticriminalité organisée.

L'essentiel

Ce qu'il faut retenir

Faits vérifiés
  • Christophe Rivenq, maire LR d'Alès, a été exfiltré de son domicile par le RAID dans la nuit du 20 au 21 juillet 2026 après une suspicion de véhicule piégé.
  • Le maire avait reçu le 16 juillet deux balles de 9 mm et des tags signés « DZ Mafia » sur sa clôture.
  • Le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a repris l'enquête pour menaces de mort et intimidation.
  • Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a confirmé une protection de très haut niveau pour l'élu, qui a reçu un bouton d'alerte.
  • Christophe Rivenq reste à son poste et a reçu des soutiens politiques de tous bords.
5 faits vérifiés 4 sources mis à jour le 26 juillet à 15:03

Christophe Rivenq, maire Les Républicains d’Alès, a été exfiltré de son domicile dans la nuit du 20 au 21 juillet par le RAID. L’opération a été déclenchée après une alerte faisant état d’une suspicion de véhicule piégé aux abords de sa résidence, selon Le Parisien. L’élu reste à son poste malgré les menaces.

Des munitions et des tags menaçants

Le 16 juillet, Christophe Rivenq avait découvert deux balles de 9 mm dans sa boîte aux lettres. Des tags signés « DZ Mafia » ou « DZNG » avaient également été tracés sur la clôture de sa propriété. « Nous prenons les menaces au sérieux », avait déclaré le maire à Midi Libre quelques jours avant son exfiltration.

Ces menaces s’inscrivent dans un contexte de lutte active de l’élu contre le narcotrafic à Alès. L’authenticité de la signature « DZ Mafia » - du nom d’un réseau marseillais - fait l’objet de vérifications pour déterminer s’il s’agit du groupe criminel ou d’une tentative d’intimidation par d’autres acteurs.

Le parquet national anticriminalité saisit l’affaire

L’enquête a été reprise par la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, selon Midi Libre. Une vidéo diffusée après les faits, dans laquelle des personnes se présentant comme membres de la DZ Mafia nient toute implication, a été intégrée aux investigations.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a confirmé que le maire bénéficie désormais d’une « protection de très haut niveau ». L’élu a reçu un bouton d’alerte pour contacter immédiatement les forces de l’ordre en cas de danger. Le ministre a qualifié les menaces d’« acte d’intimidation » visant à faire cesser l’action politique de Christophe Rivenq contre les réseaux criminels.

Un maire qui refuse de céder

Christophe Rivenq a affirmé qu’il ne se laisserait pas intimider et qu’il continuerait d’exercer ses fonctions. « Je reste à mon poste », a-t-il déclaré à La Marseillaise. L’élu a reçu des marques de soutien de tous bords politiques, de l’Association des maires de France (AMF) aux élus locaux et nationaux.

Le maire d’Alès n’est pas le premier élu local à subir des pressions de la part de réseaux criminels. Ces dernières années, plusieurs maires ont fait l’objet de menaces ou d’intimidations liées à leur action contre le trafic de drogue. L’exfiltration d’un élu en exercice par le RAID demeure néanmoins un événement rare qui illustre l’escalade des tensions.

Contexte dans le Gard

Alès, sous-préfecture du Gard, compte environ 46 000 habitants. La ville est confrontée depuis plusieurs années à des problèmes de trafic de stupéfiants dans certains quartiers. Le département du Gard, situé aux portes de la Camargue et proche de l’axe rhodanien, constitue une zone de passage pour les réseaux de narcotrafic entre l’Espagne, Marseille et le nord de la France.

Le contexte sécuritaire s’est dégradé dans plusieurs villes moyennes du sud de la France. Des opérations de police ont été menées ces derniers mois pour démanteler des points de deal. La présence de représentants de l’État dans les quartiers sensibles s’est intensifiée pour rassurer les habitants et coordonner les actions de prévention.

Une réponse politique attendue

L’affaire a suscité une vive réaction au niveau national. Plusieurs élus, dont le maire de Béziers Robert Ménard n’est pas mentionné dans l’affaire, ont réclamé une « réponse implacable » face aux narcotrafiquants. L’AMF a demandé au gouvernement de renforcer les moyens de protection des élus locaux exposés.

Le procureur de la République d’Alès suit l’évolution de l’enquête en lien avec le Pnaco. Aucune interpellation n’a été annoncée à ce stade. Les investigations portent sur l’identification des auteurs des menaces et sur les éventuels commanditaires.

Christophe Rivenq a annoncé qu’il maintiendrait son action contre le narcotrafic. Le niveau de protection dont il bénéficie sera réévalué en fonction de l’évolution de la menace.

Marine
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Sources

Marine Vidal

Marine Vidal

Marine est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Gard (30), avec Nîmes pour chef-lieu. Spécialité du département : patrimoine romain (arenes Nimes, Pont du Gard) et Camargue. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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