Alès : 8 mois de prison ferme pour avoir égorgé cinq agneaux volés sur son balcon
Un homme de 46 ans a été condamné par le tribunal correctionnel d'Alès pour le vol et l'abattage de cinq agneaux, commis en pleine journée fin août 2025 au Martinet, sous les yeux des voisins.
Fin août 2025, au Martinet (Gard), des riverains alertent la gendarmerie après avoir vu un homme égorger cinq agneaux sur son balcon. Jugé à Alès, le prévenu a contesté le vol, mais le tribunal a retenu les faits et l'a condamné à 8 mois de prison ferme.
L’essentiel
- Fait 1 : Un homme de 46 ans a été condamné à 8 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel d’Alès pour vol et abattage illégal de cinq agneaux.
- Fait 2 : Les faits se sont déroulés fin août 2025 dans la cité de Mercoirol, au Martinet (Gard).
- Fait 3 : Des riverains ont alerté la gendarmerie après avoir vu l’égorger les bêtes sur son balcon.
- Fait 4 : Le prévenu a affirmé avoir trouvé les agneaux égarés sur la route, explication rejetée par le procureur.
Ce qui s’est passé
Fin août 2025, aux alentours du quartier Mercoirol au Martinet, une commune de la périphérie d’Alès, les habitants assistent à une scène inhabituelle. Un homme sort sur le balcon de son logement, situé en pleine cité, et égorge cinq agneaux, l’un après l’autre. Plusieurs voisins, témoins directs, composent immédiatement le 17. Les gendarmes de la communauté de brigades d’Alès interviennent rapidement et interpellent le quadragénaire sur place.
L’audience au tribunal
Traduit devant le tribunal correctionnel d’Alès quelques semaines plus tard, l’homme, âgé de 46 ans, a comparu pour répondre de vol et abattage illégal d’animaux. À l’audience, il a contesté la qualification de vol. Selon sa version, il aurait trouvé les agneaux errant sur une route proche de son domicile, sans propriétaire apparent, et les aurait emmenés chez lui pour les abattre.
Le procureur a balayé cette défense. Pour l’accusation, les bêtes appartenaient vraisemblablement à un élevage ou à un particulier du secteur. Aucune démarche n’avait été entreprise par le prévenu pour retrouver le propriétaire. Le tribunal a suivi ce raisonnement et a déclaré l’homme coupable des deux chefs de prévention.
La condamnation
Le jugement, rendu le 1er juillet 2026, condamne le quadragénaire à 8 mois de prison ferme. Aucun aménagement de peine n’a été accordé. L’homme a été incarcéré à l’issue de l’audience. La décision a été saluée par les associations de protection animale, mais aucun représentant ne s’est constitué partie civile dans ce dossier, selon les informations disponibles.
Dans un autre registre, les forces de l’ordre du département interviennent régulièrement dans des affaires de maltraitance animale. À Luçon, le lieutenant Ludovic Guiavarch a récemment pris le commandement du centre de secours (lire notre article).
Contexte dans le Gard
Le département du Gard, et plus particulièrement la région d’Alès, est un territoire d’élevage ovin. Les vols de bétail, bien que rares, existent. Le préfet avait d’ailleurs sensibilisé les éleveurs l’an dernier à la recrudescence des vols de petits ruminants. L’affaire du Martinet, de par sa publicité, a relancé le débat sur les conditions d’abattage et la protection des animaux en milieu urbain. Le Martinet est une commune de moins de 3 000 habitants, située dans le bassin minier cévenol, où l’habitat est dense et où la vue depuis les balcons porte sur les collines.
D’autres faits divers marquent l’actualité régionale à cette période. En Isère, trois secteurs ont été placés en risque sévère de feux de forêt ce 1er juillet (voir la carte). À Annecy, un lycéen a été blessé à la gorge avec des ciseaux (notre suivi).
Prochaine étape
La peine de 8 mois ferme est désormais définitive, le prévenu n’ayant pas interjeté appel dans les dix jours suivant le prononcé. L’homme purgera sa peine au centre de détention de Nîmes.