Alex Baudin prolonge chez EF jusqu’en 2029
Le grimpeur français de 25 ans signe pour trois saisons supplémentaires avec l'équipe américaine
EF Education-EasyPost officialise la prolongation d'Alex Baudin jusqu'en 2029. L'annonce tombe pendant le Tour, 24 heures après sa 4e place à Ussel.
- Alex Baudin prolonge chez EF Education jusqu'en 2029, soit 3 saisons supplémentaires
- L'annonce tombe le 13 juillet 2026, pendant le premier jour de repos du Tour de France
- Le Français de 25 ans a porté le maillot à pois 3 jours et terminé 4e de la 9e étape à Ussel
- Jonathan Vaughters avait en réalité finalisé les négociations dès juin 2026
- Baudin avait rejoint EF début 2025 et enchaîne les tops 10 depuis le printemps (9e à Paris-Nice, 3e au GP Induraín)
EF Education-EasyPost a officialisé le 13 juillet 2026 la prolongation du contrat d’Alex Baudin jusqu’en 2029. Le Français de 25 ans signe pour trois saisons supplémentaires avec la formation américaine - qu’il avait rejointe début 2025.
L’annonce intervient 24 heures après la quatrième place du coureur lors de la 9e étape du Tour de France 2026 à Ussel, pendant la première journée de repos de la Grande Boucle. Un timing calculé: Jonathan Vaughters avait bouclé les négociations dès juin 2026. L’équipe a choisi d’attendre le Tour de France, et plus précisément ce jour de repos, pour maximiser l’impact médiatique en capitalisant sur la bonne performance de son coureur la veille. Une annonce pendant la Grande Boucle garantit une couverture télévisée et presse bien supérieure à celle d’une semaine quelconque.
Une saison de confirmation
Baudin enchaîne les tops 10 depuis le printemps: neuvième à Paris-Nice - troisième au GP Miguel Induraín - neuvième au Tour du Pays Basque - onzième à l’Amstel Gold Race - sixième à La Flèche Wallonne. Le 7 juin - il remporte en solitaire la première étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes après 124 km d’échappée.
Ces performances ne sont pas des coups d’éclat isolés. En enchaînant les tops 10 sur des courses WorldTour exigeantes, Paris-Nice, le Tour du Pays Basque, les classiques ardennaises, Baudin prouve une régularité qui dépasse le simple statut de baroudeur. Il confirme un potentiel de leader pour les courses par étapes et les classiques difficiles, bien plus qu’un palmarès déjà constitué. C’est cette progression qui a convaincu EF de le verrouiller avant qu’il n’atteigne son plein rendement.
Sur ce Tour de France, il a porté le maillot à pois de meilleur grimpeur pendant trois jours. Une régularité qui tranche avec le profil de baroudeur one-shot.
La stratégie EF du contrat long
EF Education-EasyPost a déjà prolongé Ben Healy et Archie Ryan dans des conditions similaires. La méthode est identique: verrouiller tôt les coureurs qui émergent. Cette tendance s’explique par la flambée des salaires dans le peloton et la volonté des équipes de sécuriser leurs talents avant que les grosses écuries ne les débauchent. À l’image de Mathieu van der Poel - Tadej Pogačar - Jonas Vingegaard ou Derek Gee - les coureurs prometteurs signent de plus en plus souvent des contrats de longue durée, garantissant stabilité à l’équipe et sécurité au coureur. Pour EF, c’est un pari calculé: investir sur le potentiel plutôt que sur un palmarès déjà constitué.
« Mes deux premières années dans l’équipe ne m’ont pas semblé suffisantes et je tenais vraiment à rester. Pour moi, cette équipe est unique. C’est lié à notre manière de courir, à la façon dont nous construisons nos tactiques, mais aussi au groupe que nous formons, qui est vraiment spécial » - déclare Baudin.
Ce que personne ne dit
Aucune source consultée ne mentionne le parcours espoirs de Baudin ni son équipe continentale. Ce trou narratif interroge: quel parcours espoirs? Quelle équipe continentale? Quelle performance déclencheuse? L’absence de ces données dans la communication d’EF laisse penser que le coureur n’avait pas de palmarès significatif avant 2025, ce qui rend sa confirmation 2026 encore plus spectaculaire.
Autre angle mort: aucun chiffre sur les montants du contrat, alors que la durée (jusqu’en 2029 ) suggère un investissement conséquent pour un coureur sans victoire World Tour au compteur avant le TARA. La stratégie d’EF repose donc sur une projection de potentiel, pas sur des résultats déjà acquis au plus haut niveau.