L’Algérie à Vienne pour deux sessions onusiennes anti-corruption
Salima Mesrati, présidente de la Haute Autorité algérienne, conduit la délégation nationale aux réunions de l'ONUDC consacrées à la mise en œuvre de la Convention anti-corruption.
L'Algérie participe ce 23 juillet à deux sessions internationales contre la corruption à Vienne, au siège de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. La délégation, menée par Salima Mesrati, présidente de la Haute Autorité pour la Transparence, la Prévention et la Lutte contre la Corruption, représente le pays lors de travaux portant sur l'examen de la Convention onusienne et sur les stratégies de prévention.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'Algérie participe le 23 juillet 2026 à deux sessions anti-corruption à Vienne, organisées par l'ONUDC.
- Salima Mesrati, présidente de la HATPLC, conduit la délégation algérienne composée de membres de l'autorité et du ministère de la Justice.
- Les sessions portent sur le 17e groupe d'examen de la Convention onusienne et sur la prévention de la corruption dans le sport et l'accès à l'information.
- L'Algérie a été élue deuxième vice-présidente de l'Association des autorités anti-corruption d'Afrique pour quatre ans.
La délégation algérienne, conduite par Salima Mousserati, présidente de la Haute Autorité pour la Transparence, la Prévention et la Lutte contre la Corruption (HATPLC), prend part ce jeudi à deux sessions majeures organisées à Vienne par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Ces réunions s’inscrivent dans le cadre des mécanismes multilatéraux de lutte contre la corruption auxquels l’Algérie participe régulièrement.
Deux volets de travail distincts
La première session concerne le 17e groupe d’examen de la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption, instrument juridique international signé par plus de 180 États. La seconde réunit le groupe de travail intergouvernemental sur la prévention de la corruption, qui en est à sa 17e session, selon AL24 News.
Les thèmes abordés lors de ces travaux incluent l’accès à l’information publique, l’intégrité des jeunes dans les institutions et la lutte contre la corruption dans le secteur sportif. La délégation algérienne comprend, outre la présidente de la HATPLC, des membres de l’autorité et des représentants du ministère de la Justice.
Rôle continental renforcé
Cette participation diplomatique intervient après l’élection de l’Algérie au poste de deuxième vice-présidente de l’Association des autorités anti-corruption d’Afrique (AAACA) pour un mandat de quatre ans, rapporte Le Courrier d’Algérie. Ce mandat, obtenu lors de la dernière assemblée générale de l’organisation panafricaine, renforce le positionnement du pays dans les instances régionales de gouvernance.
Contexte national : stratégie de numérisation
Sur le plan interne, la HATPLC déploie depuis plusieurs mois une stratégie axée sur la numérisation des procédures administratives et la moralisation de la vie publique, selon Le Jeune Indépendant. Ces réformes visent à limiter les espaces propices aux pratiques frauduleuses dans les services de l’État.
L’Algérie, pays de 46,7 millions d’habitants situé en Afrique du Nord, multiplie les engagements multilatéraux en matière de transparence depuis la ratification de la Convention onusienne en 2004. Les sessions de Vienne permettent aux délégations nationales d’échanger sur les bonnes pratiques et les obstacles rencontrés dans l’application des standards internationaux.
Prochaines étapes
Les travaux des deux groupes se poursuivront durant plusieurs jours à Vienne. Les conclusions seront intégrées aux rapports périodiques de l’ONUDC sur l’état de la mise en œuvre de la Convention à l’échelle mondiale.