Alimentation durable : les acteurs mobilisés pour la jeunesse à Fort-de-France
Une journée d’échanges à la Villa Chanteclerc a réuni porteurs de projets, institutionnels et associations pour diversifier l’assiette des jeunes Martiniquais.
Le jeudi 25 juin 2026, la Villa Chanteclerc a accueilli une journée d’échanges sur l’alimentation durable dédiée à la jeunesse. Études comportementales, programmes d’accompagnement et freins économiques ont été au cœur des discussions.
L’essentiel
- Fait 1 : Une journée d’échanges sur l’alimentation durable pour la jeunesse s’est tenue le 25 juin 2026 à la Villa Chanteclerc, à Fort-de-France.
- Fait 2 : L’ADEME a présenté une étude comportementale sur le rapport des jeunes aux protéines végétales.
- Fait 3 : La Mission locale Espace Sud a dévoilé un programme d’un an pour sensibiliser les jeunes éloignés de l’emploi à l’agroécologie.
- Fait 4 : L’accessibilité géographique et les contraintes économiques sont les deux freins majeurs identifiés à une alimentation durable.
Une première réunion des acteurs de l’alimentation durable
Pour la première fois, l’ensemble des porteurs de projets locaux en matière d’alimentation durable se sont réunis à la Villa Chanteclerc. L’événement, organisé le jeudi 25 juin 2026, visait à rendre visibles et à mettre en réseau les initiatives existantes. Selon nos informations, l’ADEME, l’ARS, la CTM, la DAAF et la DEETS soutiennent financièrement ces actions depuis plus de cinq ans.
Étude comportementale : les jeunes face aux protéines végétales
Salomé Muller, ingénieure en alimentation durable à l’ADEME, a présenté une étude sur les comportements des jeunes Martiniquais vis-à-vis des alternatives végétales à la viande. Les résultats montrent une certaine ouverture, mais aussi des réticences liées aux habitudes alimentaires et à l’offre disponible. L’étude a été réalisée auprès d’un panel représentatif de jeunes du territoire.
Un programme d’accompagnement pour les jeunes éloignés de l’emploi
La Mission locale Espace Sud a dévoilé un programme d’accompagnement d’un an. Il vise à initier les jeunes éloignés de l’emploi à l’agroécologie et à l’alimentation saine. Ce dispositif comprend des ateliers pratiques, des visites de fermes et un suivi individualisé. L’objectif est de créer une passerelle vers les métiers de l’agriculture durable.
Freins et solutions concrètes
Deux obstacles majeurs ont été identifiés : l’accessibilité géographique et les contraintes économiques. Les jeunes des quartiers périphériques ou ruraux ont moins accès aux produits locaux frais, souvent plus chers que les produits importés. Pour y remédier, l’ADEME et la DAAF Martinique soutiennent la création de livrets de recettes végétariennes locales. Ces supports sont destinés à la restauration collective pour faciliter l’application de la loi EGAlim.
Contexte en Martinique
La Martinique fait face à des enjeux spécifiques de sécurité alimentaire et de valorisation de ses terres agricoles. L’île importe encore une part importante de son alimentation. Les pouvoirs publics encouragent le développement des circuits courts et la diversification des protéines. Selon l’ADEME, les jeunes sont une cible prioritaire pour ancrer des habitudes durables dès le plus jeune âge.
L’événement de la Villa Chanteclerc a permis de poser les bases d’un réseau pérenne entre acteurs. Les prochaines étapes incluent le déploiement des livrets de recettes dans les cantines scolaires et l’extension du programme de la Mission locale à d’autres bassins d’emploi.