Allemagne : le plan Merz de 34 réformes entre en scène en juillet
Baisse d'impôt pour les familles modestes, hausse pour les hauts revenus, salaire minimum et retraite ce que change le paquet de réformes de la coalition allemande.
La coalition CDU/CSU/SPD a présenté début juillet un plan de 34 mesures pour relancer l'économie allemande. Fiscalité des familles, plafond de retraite, protection des travailleurs étrangers décryptage des changements en cours en Allemagne.
L’essentiel
- Fait 1 : La coalition CDU/CSU/SPD a annoncé, le 2 juillet 2026, un plan de 34 mesures pour relancer l’économie allemande, selon Euronews et RFI.
- Fait 2 : Une famille de deux enfants avec 60 000 euros de revenus annuels paiera 600 euros d’impôts en moins, selon RFI.
- Fait 3 : Les contribuables gagnant plus de 250 000 euros par an verront leur impôt augmenter dans le cadre de ce plan.
- Fait 4 : Le salaire minimum allemand est passé à 13,90 euros brut de l’heure depuis janvier 2026, selon Connexion Emploi.
- Fait 5 : Le plafond de cotisation à l’assurance retraite atteint désormais 101 400 euros brut annuel, contre 96 600 euros en 2025, selon Expatriation Allemagne.
Un plan de 34 mesures pour relancer l’économie
Le 2 juillet 2026, le gouvernement de Friedrich Merz a présenté un paquet de 34 mesures destiné à redonner de l’air à l’économie allemande, rapportent Euronews et RFI, qui ont eu accès aux détails de l’accord. Le texte est le fruit d’un compromis entre les trois partenaires de la coalition au pouvoir à Berlin, la CDU, la CSU et le SPD. Il touche à la fois la fiscalité des ménages, les cotisations sociales et le droit du travail, avec une mise en œuvre échelonnée sur plusieurs mois de l’année 2026.
Une baisse d’impôt ciblée sur les familles modestes
Concrètement, une famille de deux enfants disposant de 60 000 euros de revenus annuels économisera 600 euros d’impôt sur le revenu, selon les précisions apportées par RFI. À l’inverse, les contribuables dont les revenus dépassent 250 000 euros par an verront leur imposition augmenter, dans une logique de redistribution assumée par la coalition. Le calendrier exact de mise en œuvre de cette bascule fiscale, ainsi que le détail complet du nouveau barème, n’ont pas été précisés dans les comptes rendus disponibles à ce stade.
Salaire minimum, retraite et protection des travailleurs étrangers
Ce plan s’ajoute à une série d’ajustements déjà entrés en vigueur depuis le début de l’année. Le salaire minimum légal est passé à 13,90 euros brut de l’heure en janvier 2026, selon Connexion Emploi. Le plafond de cotisation à l’assurance retraite a lui aussi été relevé, à 101 400 euros de revenu brut annuel contre 96 600 euros en 2025, d’après Expatriation Allemagne.
Sur le plan du droit du travail, une nouvelle loi entrée en vigueur au 1er janvier 2026 impose aux employeurs de nouvelles obligations d’information envers leurs salariés étrangers, rapporte le site Migrando, spécialisé dans le droit du travail en Allemagne. L’objectif affiché est de mieux protéger les travailleurs venus de l’étranger, notamment sur les conditions de contrat et de rémunération.
Ce que ces réformes changent pour les Français en Allemagne
Pour les Français installés en Allemagne, salariés ou employeurs, plusieurs de ces évolutions ont une portée directe. Le relèvement du salaire minimum et du plafond de cotisation retraite s’applique à tous les contrats de travail sur le territoire allemand, sans distinction de nationalité. De même, la nouvelle obligation d’information imposée aux employeurs concerne tout salarié de nationalité étrangère, y compris les ressortissants français exerçant en Allemagne. Ces mesures s’inscrivent dans un cadre social allemand distinct du système français, avec des règles propres en matière de cotisations et de fiscalité.
Contexte en Allemagne
L’annonce de ce plan de réformes intervient dans un climat politique tendu pour le chancelier Friedrich Merz, qualifié de « très impopulaire » par Euronews au moment de la présentation des 34 mesures. Selon Le Grand Continent, les ministères fédéraux du Travail et des Affaires sociales ainsi que de l’Intérieur doivent eux-mêmes présenter des mesures complémentaires dès le mois de juillet 2026, dans le cadre de ce même plan de relance. Le gouvernement de coalition cherche ainsi à répondre aux critiques sur le pouvoir d’achat, alors que l’Allemagne reste la première économie de l’Union européenne et un partenaire commercial de premier plan pour la France, avec des flux de travailleurs et d’entreprises entre les deux pays.
Les autres ajustements du mois de juillet
Au-delà du plan Merz, juillet 2026 apporte son lot habituel de changements réglementaires en Allemagne, selon la presse destinée aux expatriés, The Local Germany et IamExpat. Depuis le 30 juin, la réduction temporaire de la taxe sur le carburant a pris fin, et les règles contre les excès de vitesse se durcissent, avec la suppression de la possibilité de transférer des points de permis entre conducteurs. Des ajustements concernant les pensions liées aux « mini-jobs » sont également entrés en vigueur, tout comme une baisse de taxes sur les billets d’avion. Le mois est enfin marqué par l’échéance de la déclaration d’impôts et par des célébrations Pride organisées dans plusieurs villes du pays.
Prochaine étape : les ministères du Travail et de l’Intérieur doivent détailler, dans le courant du mois de juillet, les mesures qui leur incombent au sein de ce plan de 34 réformes.
Sources
- RFI : Allemagne: le gouvernement Merz annonce un vaste plan de réformes pour relancer l'économie
- Euronews : Impôts, retraites, arrêts maladie : en Allemagne, Friedrich Merz annonce un vaste plan de réformes
- Le Grand Continent : Le plan de Friedrich Merz pour faire repartir l'Allemagne
- Expatriation Allemagne : Les nouveautés 2026 à connaître en Allemagne