AMOC : le courant qui chauffe l’Europe pourrait perdre la moitié de sa puissance d’ici 2100
Une étude française réduit drastiquement l'incertitude sur le ralentissement du mégacourant qui régule le climat européen.
Des chercheurs de Bordeaux chiffrent à 51 % le ralentissement de l'AMOC d'ici 2100. Deux fois plus que ce que le GIEC retenait jusqu'ici.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Précision scientifique : la fourchette s'effondre
L'incertitude passe de ±37 points de pourcentage à ±8 %, grâce à une méthode qui recalibre les modèles sur les observations RAPID depuis 2004. Le débat se déplace de « si » à « à quelle vitesse ».
Climat européen bouleversé
Hivers plus extrêmes, tempêtes violentes, canicules estivales plus intenses : le ralentissement ne refroidit pas l'Europe, il la déstabilise. Aucun chiffrage fin n'existe encore pour la France.
Sahel : 400 millions de personnes exposées
Les sécheresses induites menacent directement les populations sahéliennes dépendantes des pluies tropicales régulées par l'AMOC. La population sud-asiatique exposée n'est pas chiffrée par les sources disponibles.
Point de non-retour avant 2050
Le risque d'effondrement estimé est passé de 5 % à environ 50 % selon certains chercheurs. La décision se joue dans 20 ans, pas dans 80.
Le GIEC rattrapé par ses propres données
Données observationnelles courtes, biais de consensus, modèles CMIP6 mal contraints : trois faiblesses structurelles expliquent la sous-estimation. Quarante-quatre climatologues accusent l'organisation d'avoir grandement sous-évalué la menace.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'AMOC pourrait perdre 51 % de sa puissance d'ici 2100, contre 32 % estimés jusqu'ici par le GIEC.
- La marge d'incertitude chute de ±37 à ±8 points de pourcentage grâce à une calibration sur données observées.
- En Europe : hivers plus rudes, tempêtes plus violentes, canicules plus intenses - sans chiffrage régional fin pour la France.
- Au Sahel, 400 millions de personnes dépendent des pluies régulées par l'AMOC ; l'Asie du Sud est également exposée, sans chiffrage disponible.
- Une étude concurrente (Met Office) conteste un effondrement total avant 2100, mais admet qu'un AMOC affaibli est déjà un problème majeur.
Une équipe de l’Université de Bordeaux et du CNRS [1] a publié le 15 avril [2] dans Science Advances [3] une estimation qui resserre radicalement le débat sur l’AMOC [4], la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique dont fait partie le Gulf Stream [5]. Leur conclusion: ce mégacourant pourrait perdre 51 % [6] de sa force d’ici 2100 [7]. Les projections précédentes tablaient sur 32 % en moyenne [8], avec une fourchette d’incertitude allant de -3 % à -72 % [9]. Les Bordelais, eux, annoncent 51 %, à plus ou moins 8 % [10] seulement.
Pour le dire simplement: on ne discute plus de savoir si l’AMOC ralentit, mais de savoir à quelle vitesse il s’affaisse. Et la vitesse vient de doubler.
Un thermostat planétaire qui déplace dix fois tous les fleuves du monde
L’AMOC transporte 18 millions de mètres cubes d’eau par seconde [13], soit dix fois le débit cumulé de tous les fleuves de la planète [14]. En remontant les eaux chaudes tropicales vers le nord, où elles refroidissent et plongent à plus de 1 500 mètres [15], le système agit comme une pompe à chaleur. « En déplaçant la chaleur de l’hémisphère sud vers l’hémisphère nord, l’Amoc participe à l’équilibre de notre climat, en agissant comme un thermostat » [16], résume René van Westen [17].
Concrètement, cela signifie que les hivers sont plus doux à Porto qu’à New York [18], à latitude équivalente. C’est aussi ce qui empêche Naples de descendre à -5 °C [19] en hiver au lieu de ses 15 °C habituels [20].
Ce que l’étude bordelaise change
« On a obtenu une estimation du ralentissement de l’Amoc futur qui est plus grave que ce à quoi on s’attendait » [21], commente Valentin Portmann [22], docteur en climatologie et auteur principal. Avec cette estimation, « on se rapproche plus d’un état critique qui est inquiétant » [23]. Stefan Rahmstorf [24], de l’Institut de Potsdam, confirme que ce papier « montre que les modèles pessimistes, qui prévoient un fort affaiblissement de l’Amoc d’ici 2100, sont malheureusement les plus réalistes » [25].
Traduit en risque de bascule: Rahmstorf, qui étudie le courant depuis 35 ans [12], estimait le risque d’effondrement à 5 % il y a quelques années [26]. Il parle désormais de plus de 50 % [27]. Les événements dits de Heinrich, liés à des décharges massives d’icebergs, ont ponctué les 100 000 dernières années [28] de bascules climatiques que Rahmstorf lui-même associe à ces transitions de l’AMOC [29].
Pourquoi la fourchette passe de ±37 à ±8 points
La rupture méthodologique tient à un changement d’approche. Les projections antérieures du GIEC reposaient essentiellement sur les 34 modèles climatiques [30] du programme CMIP6 [31], dont les résultats divergeaient massivement - de -3 % à -72 % [32] selon les hypothèses retenues. L’équipe bordelaise, elle, ne s’est pas contentée de moyenner des modèles: elle les a recalibrés en les confrontant aux observations directes collectées depuis le début des années 2000 [33] sur la bordure ouest de l’Atlantique [34], là où la circulation s’est effectivement affaiblie ces deux dernières décennies. En pondérant chaque modèle par sa capacité à reproduire le signal observé, les chercheurs écartent les simulations les plus optimistes, qui se révèlent incompatibles avec la réalité mesurée. D’où la convergence autour de 51 % ±8 % [35], là où la moyenne GIEC affichait 32 % ±37 % [36].
Cette méthode a un prix. La physicienne Sabrina Speich [37], professeure à l’ENS, pointe précisément sa limite: la fenêtre de données observées est « relativement courte » - vingt ans [38]. Vingt ans pour calibrer un système resté stable pendant plus de 1 000 ans [39] avant de s’affaiblir. C’est court.
Ce que l’Europe doit attendre: des extrêmes des deux côtés
En France et en Europe de l’Ouest [40], le ralentissement ne se traduira pas par un simple refroidissement. Les chercheurs anticipent des épisodes hivernaux plus extrêmes, avec des tempêtes violentes [41], mais aussi des canicules estivales plus intenses [42]. Le paradoxe tient à un point: l’océan absorbe plus de 90 % de l’excès de chaleur [43] lié aux émissions de gaz à effet de serre. Si la pompe atlantique ralentit, cette chaleur se redistribue mal.
Une précision s’impose: aucune des études consultées ne chiffre précisément, région française par région française, l’ampleur attendue de ces dérèglements. Les impacts restent décrits à l’échelle continentale ou subcontinentale. Les données territorialisées disponibles concernent d’autres pays: l’Université d’Utrecht [44] estime qu’un AMOC affaibli allongerait la saison sèche de 72 % en Suède [45] et de 60 % en Espagne [46]. Pour la France, le chiffrage fin reste à faire.
Plus au sud, les conséquences sont plus brutales. Des sécheresses frapperaient le Sahel et l’Asie du Sud [47]. Au Sahel seul, 400 millions de personnes [48] dépendent des pluies tropicales régulées par ce système. Aucune des sources consultées ne chiffre la population d’Asie du Sud exposée aux perturbations de mousson qu’entraînerait un AMOC affaibli. Le niveau de la mer, lui, pourrait monter jusqu’à un mètre [49] dans certaines régions.
La voix discordante: Sévellec accepte le diagnostic, pas le chiffre
Tous les climatologues ne signent pas l’alarme - ou plutôt, tous ne signent pas le même niveau d’alarme. Florian Sévellec [50], directeur de recherche au CNRS à Brest [51], opère une distinction capitale: il valide le diagnostic qualitatif, mais conteste sa quantification. « Il y a une sorte de consensus sur le fait que cette circulation ralentisse. Mais il y a encore pas mal de débats sur l’intensité de ce ralentissement » [52], explique-t-il.
Autrement dit, Sévellec ne conteste pas que l’AMOC s’affaiblit - ce point est acquis. Il conteste qu’un chiffre unique, fût-il accompagné d’une marge resserrée, puisse clore la discussion. « Le débat n’est pas clos. Un papier ne ferme pas un débat scientifique » [53], tranche-t-il. La nuance est méthodologique: là où Rahmstorf lit l’étude bordelaise comme une confirmation des scénarios pessimistes, Sévellec rappelle qu’une contrainte observationnelle bâtie sur vingt ans de données ne suffit pas à trancher l’intensité future d’un système millénaire.
Une étude concurrente, publiée dans Nature par Jonathan Baker [54] et l’équipe du Met Office et de l’Université d’Exeter [55], a analysé 34 modèles climatiques [30]. Aucune simulation n’a montré un effondrement total avant 2100 [56]. Les chercheurs identifient même un mécanisme de compensation via l’émergence d’une circulation méridienne du Pacifique [57]. Baker insiste néanmoins: « Un AMOC affaibli est déjà un problème majeur pour l’humanité. Nous devons tout faire pour éviter qu’il ne s’effondre dans le siècle suivant » [58].
Le GIEC rattrapé par ses propres angles morts
Dans son sixième rapport, publié en 2021 [59], le GIEC [60] jugeait « très peu probable » [61] un effondrement de l’AMOC au XXIe siècle, tout en affirmant qu’un « affaiblissement substantiel » [62] restait plausible. Problème: l’incertitude du GIEC sur ses propres projections atteignait ±37 points de pourcentage [63]. Comment expliquer un tel écart?
Trois raisons se dégagent des critiques formulées par les climatologues. D’abord, la brièveté de la série observationnelle: les données in situ sur l’AMOC ne sont disponibles en continu que depuis le début des années 2000 [33]. Avant cela, les modèles tournaient à l’aveugle, sans contrainte observationnelle permettant de les départager. Ensuite, le biais de consensus inhérent au GIEC: ses rapports agrègent par construction les positions les plus partagées de la communauté, ce qui lisse les scénarios extrêmes et tire les estimations vers la moyenne - précisément ce que la méthode bordelaise corrige en pondérant par la performance observationnelle. Enfin, l’inertie des modèles CMIP6 eux-mêmes, dont une fraction importante s’est révélée incompatible avec les affaiblissements déjà mesurés sur la bordure ouest atlantique.
C’est cette accumulation de faiblesses qui a conduit, fin octobre 2024 [64], 44 climatologues [65] à adresser une lettre ouverte au Conseil nordique des ministres [66] affirmant que le GIEC avait « grandement sous-estimé » [67] la menace, et que le franchissement d’un point de bascule était une « possibilité sérieuse dès les prochaines décennies » [68]. L’étude bordelaise réduit la marge à ±8 % [69]: les climatologues ne savaient pas, ils commencent à savoir, et ce qu’ils apprennent est pire que ce qu’ils craignaient.
L’angle mort: ce que personne ne dit
Le débat se concentre sur 2100. Mais Rahmstorf évoque un point de non-retour qui pourrait être atteint en un peu plus de 20 ans [70], soit vers 2050 [71]. Ce n’est pas l’effondrement qui se joue à la fin du siècle. C’est la décision. Les Français qui ont 40 ans aujourd’hui verront, de leur vivant, si la bascule a eu lieu ou non. Ce que les sources ne disent pas: aucune politique publique française n’a été recalibrée pour intégrer une probabilité de bascule de 50 % plutôt que 5 %. Le delta budgétaire, industriel, agricole, sanitaire entre ces deux scénarios n’a, à ce jour, pas été chiffré publiquement.
« Ce qui est par contre certain, c’est que le climat se réchauffe à grande vitesse » [72], tranche Fabien Roquet [73], professeur d’océanographie à l’Université de Göteborg. C’est mesurable. C’est un fait.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (73)
« par des chercheurs de l'université de Bordeaux et du CNRS »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Une étude publiée ce mercredi 15 avril dans Science Advances »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Une étude publiée ce mercredi 15 avril dans Science Advances »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Son nom scientifique: l'Amoc, acronyme anglais pour « Circulation méridienne de retournement de l'Atlantique ». »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« dont fait notamment partie le Gulf Stream »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« l'Amoc pourrait perdre environ 51 % de sa force d'ici à 2100 »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« l'Amoc pourrait perdre environ 51 % de sa force d'ici à 2100 »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Jusqu'à présent, les modèles climatiques prédisaient une diminution de 32 % en moyenne »
sudouest.fr ↗ ↩
« avec des variations allant de -3% à -72%, en fonction des émissions de CO2 »
vert.eco ↗ ↩
« L'étude prévoit une baisse de 51 % avec une marge d'incertitude plus faible (+ ou - 8 %) »
sudouest.fr ↗ ↩
« Stefan Rahmstorf, de l'Institut de Potsdam pour la recherche sur les impacts du climat, étudie le courant atlantique depuis 35 ans »
fr.futuroprossimo.it ↗ ↩
« Stefan Rahmstorf, de l'Institut de Potsdam pour la recherche sur les impacts du climat, étudie le courant atlantique depuis 35 ans »
fr.futuroprossimo.it ↗ ↩
« il transporte 18 millions de mètres cubes par seconde »
lefigaro.fr ↗ ↩
« soit dix fois le débit cumulé de tous les fleuves du monde »
lefigaro.fr ↗ ↩
« où elles se refroidissent et plongent à plus de 1 500 mètres »
lefigaro.fr ↗ ↩
« En déplaçant la chaleur de l'hémisphère sud vers l'hémisphère nord, l'Amoc participe à l'équilibre de notre climat, en agissant comme un thermostat »
vert.eco ↗ ↩
« l'océanographe René van Westen auprès de Vert »
vert.eco ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source vert.eco qualifie René van Westen d'« océanographe », mais il est en réalité chercheur en dynamique du climat et de l'océan à l'IMAU (Université d'Utrecht). ↩
« C'est par exemple pour cela que les hivers sont plus doux à Porto qu'à New York, bien que les deux villes fassent toutes deux face à l'océan, à une latitude équivalente. »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« et non à moins 5 »
fr.futuroprossimo.it ↗ ↩
« C'est le courant atlantique qui maintient Naples à 15 degrés Celsius en hiver »
fr.futuroprossimo.it ↗ ↩
« « On a obtenu une estimation du ralentissement de l'Amoc futur qui est plus grave que ce à quoi on s'attendait », a commenté Valentin Portmann »
sudouest.fr ↗ ↩
« Valentin Portmann, docteur en climatologie et auteur principal de l'étude »
vert.eco ↗ ↩
« Avec cette estimation, « on se rapproche plus d'un état critique qui est inquiétant », a ajouté Valentin Portmann »
sudouest.fr ↗ ↩
« Stefan Rahmstorf, océanographe à l'Institut de Potsdam pour la recherche sur l'impact du climat (PIK) »
vert.eco ↗ ↩
« montre que les modèles "pessimistes", qui prévoient un fort affaiblissement de l'Amoc d'ici 2100, sont malheureusement les plus réalistes »
vert.eco ↗ ↩
« le risque d'effondrement de l'AMOC était estimé à environ 5 % »
fr.futuroprossimo.it ↗ ↩
« Rahmstorf lui-même parle désormais de plus de 50 % »
fr.futuroprossimo.it ↗ ↩
« Les changements climatiques les plus spectaculaires des 100 000 dernières années »
fr.futuroprossimo.it ↗ ↩
« Les changements climatiques les plus spectaculaires des 100 000 dernières années se sont produits lorsque le courant atlantique est passé d'un état à un autre. »
fr.futuroprossimo.it ↗ ↩
« une équipe de chercheurs du Met Office et de l'Université d'Exeter a analysé 34 modèles climatiques »
science-et-vie.com ↗ ↩
« les projections de 34 modèles climatiques issus du programme CMIP6 »
science-et-vie.com ↗ ↩
« Si quasiment tous les modèles climatiques prédisent une baisse de l'Amoc d'ici à 2100, ils le font avec des variations allant de -3 % à -72 % »
sudouest.fr ↗ ↩
« En s'appuyant sur des données récoltées in situ depuis 2000 »
reporterre.net ↗ ↩
« la circulation s'est affaiblie de manière marquée sur sa bordure ouest au cours des deux dernières décennies »
reporterre.net ↗ ↩
« l'estimation du ralentissement est passée de 32 % ± 37 % à 51% ± 8% »
fr.futuroprossimo.it ↗ ↩
« Ces modèles suggèrent une réduction de la force de l'AMOC de 32 ± 37 % d'ici 2100 selon le scénario SSP2-4.5 »
sciencepost.fr ↗ ↩
« la physicienne, océanographe et climatologue Sabrina Speich - qui n'a pas non plus contribué à ces travaux. Cette professeure à l'École normale supérieure (ENS) »
reporterre.net ↗ ↩
« la fenêtre « relativement courte » - vingt ans - au cours de laquelle ces données ont été obtenues »
reporterre.net ↗ ↩
« le Gulf Stream s'affaiblit comme jamais au cours des dernières décennies, après une stabilité de plus de 1 000 ans »
sciencepost.fr ↗ ↩
« En France et dans toute l'Europe de l'Ouest, cela pourrait modifier les équilibres climatiques »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« des épisodes hivernaux plus extrêmes, avec notamment des tempêtes violentes »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« des épisodes hivernaux plus extrêmes, avec notamment des tempêtes violentes, mais aussi des canicules estivales plus intenses »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« l'océan, qui absorbe plus de 90 % de l'excès de chaleur lié aux émissions de gaz à effet de serre »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Une étude de l'Université d'Utrecht estime qu'un AMOC moins vigoureux »
sciencepost.fr ↗ ↩
« la saison sèche augmenterait de 72 % en Suède sans l'AMOC »
sciencepost.fr ↗ ↩
« et de 60 % en Espagne »
sciencepost.fr ↗ ↩
« sécheresses au Sahel et en Asie du Sud »
vert.eco ↗ ↩
« le Sahel (où vivent 400 millions de personnes grâce à ces pluies) »
fr.futuroprossimo.it ↗ ↩
« ou hausse du niveau de la mer jusqu'à un mètre dans certaines régions »
vert.eco ↗ ↩
« Florian Sévellec, directeur de recherche au CNRS à Brest (Finistère) »
vert.eco ↗ ↩
« décrit Florian Sévellec, directeur de recherche au CNRS à Brest »
sudouest.fr ↗ ↩
« il y a une sorte de consensus sur le fait que cette circulation ralentisse. Mais il y a encore pas mal de débats sur l'intensité de ce ralentissement »
vert.eco ↗ ↩
« « Le débat n'est pas clos. Un papier ne ferme pas un débat scientifique », confirme Florian Sévellec »
sudouest.fr ↗ ↩
« Selon Jonathan Baker, auteur principal, ces modèles confirment que des mécanismes de compensation »
science-et-vie.com ↗ ↩
« une équipe de chercheurs du Met Office et de l'Université d'Exeter a analysé 34 modèles climatiques »
science-et-vie.com ↗ ↩
« Résultat: aucune simulation n'a montré un effondrement total avant 2100 »
science-et-vie.com ↗ ↩
« les chercheurs ont identifié l'émergence d'une circulation méridienne du Pacifique (PMOC) »
science-et-vie.com ↗ ↩
« « Un AMOC affaibli est déjà un problème majeur pour l'humanité. Nous devons tout faire pour éviter qu'il ne s'effondre dans le siècle suivant » »
science-et-vie.com ↗ ↩
« Dans son sixième rapport d'évaluation, publié en 2021 »
reporterre.net ↗ ↩
« le rapport du Giec [le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, NDLR] »
vert.eco ↗ ↩
« celui-ci jugeait "très peu probable" un effondrement de l'Amoc au 21ème siècle »
vert.eco ↗ ↩
« tout en affirmant qu'un « affaiblissement substantiel » restait « un scénario physiquement plausible » »
sudouest.fr ↗ ↩
« l'incertitude du GIEC sur ses propres projections était de ±37 points de pourcentage »
sciencepost.fr ↗ ↩
« Dans une lettre ouverte, publiée fin octobre 2024 »
lemonde.fr ↗ ↩
« 44 scientifiques du climat mettaient en garde contre le risque d'un effondrement de l'AMOC »
lemonde.fr ↗ ↩
« adressée aux dirigeants du Conseil nordique des ministres »
lemonde.fr ↗ ↩
« le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a « grandement sous-estimé » cette menace »
lemonde.fr ↗ ↩
« le franchissement d'un point de bascule est une « possibilité sérieuse dès les prochaines décennies » »
lemonde.fr ↗ ↩
« l'étude de Science Advances prévoit une baisse de 51 % avec une marge d'incertitude bien plus faible, de ±8 % »
sciencepost.fr ↗ ↩
« Le point de non-retour, le point au-delà duquel l'effondrement devient inévitable, pourrait être atteint en un peu plus de 20 ans »
fr.futuroprossimo.it ↗ ↩
« dès le milieu du siècle. Milieu du siècle. En 2050 »
fr.futuroprossimo.it ↗ ↩
« « Ce qui est par contre certain, c'est que le climat se réchauffe à grande vitesse », souligne Fabien Roquet »
sudouest.fr ↗ ↩
« Fabien Roquet, professeur d'océanographie physique à l'université de Göteborg (Suède) »
vert.eco ↗ ↩
Sources
- Comment le ralentissement de cette « pompe à chaleur océanique » peut conduire à des canicules plus intenses
- Un déclin de 50% d’ici 2100 : le scénario «très préoccupant» d’un fort affaiblissement de l’Amoc, ce courant océanique qui régule le climat mondial
- Le courant océanique qui régule le climat mondial pourrait ralentir de moitié d'ici 2100… et ce serait désastreux
- Climat : le mégacourant de l'Atlantique montre d’inquiétants signes d’affaiblissement
- Climat : l’Amoc, courant océanique majeur, pourrait diminuer de moitié d’ici 2100… Quelles conséquences ?
- Le Gulf Stream perd 51 % de sa puissance d'ici 2100 : le GIEC n'en annonçait que 32 %
- Le possible effondrement de la circulation océanique atlantique, régulant le climat, inquiète les scientifiques
- Une nouvelle étude démontre finalement que les courants de l'océan Atlantique ne risquent pas de s'effondrer avant la fin du siècle !
- Le risque d'effondrement du courant atlantique est passé de 5 % à 50 %.