Anaïs Bourgoin bat le record de France du 800 m (1’55 »65) à Paris
La Vendômoise de 29 ans a couru en 1'55''65 ce dimanche à Charléty, effaçant le vieux record de Patricia Djaté-Taillard de 31 ans.
Anaïs Bourgoin a marqué l'histoire de l'athlétisme français ce 28 juin 2026 au stade Charléty. En 1'55''65, elle a battu le record de France du 800 m détenu depuis 1995 par Patricia Djaté-Taillard.
L’essentiel
- Record de France : Anaïs Bourgoin a couru le 800 m en 1’55 »65 le 28 juin 2026 à Paris, battant le record national.
- Ancien record : Patricia Djaté-Taillard détenait le record depuis 1995 avec 1’56 »53.
- Course : Elle termine 3e derrière la Suissesse Audrey Werro (1’53 »80, 3e temps mondial de l’histoire) et la Néerlandaise Femke Broeders-Bol (1’55 »60).
- Profil : Âgée de 29 ans, originaire de Vendôme (Loir-et-Cher), elle est policière et s’entraîne à l’Entente Franconville Césame Val d’Oise.
Anaïs Bourgoin est entrée dans l’histoire de l’athlétisme français ce dimanche 28 juin 2026. Au stade Charléty, lors du meeting Diamond League de Paris, la demi-fondeuse de 29 ans a bouclé le 800 mètres en 1 minute 55 secondes et 65 centièmes, s’emparant du record de France qui lui résistait depuis plus de trente ans.
Une course de très haut niveau
La course parisienne a tenu toutes ses promesses. Largement dominée par la prodige suisse Audrey Werro, 18 ans, qui a signé le troisième meilleur temps de l’histoire sur 800 mètres (1’53 »80), la Française a livré une bataille de chaque instant. Femke Bol, la star néerlandaise du 400 m haies, s’est intercalée en deuxième position en 1’55 »60, devançant Bourgoin de seulement cinq centièmes. Mais c’est bien la Française qui repart avec le record national, pulvérisant de 88 centièmes la marque vieille de 31 ans de Patricia Djaté-Taillard (1’56 »53 le 9 septembre 1995 à Monaco).
« NOS FRANCAISES BRILLENT SUR 800M », a réagi le compte spécialisé TnFtms sur X, saluant la performance d’Anaïs Bourgoin et de ses compatriotes.
31 ans après Djaté-Taillard
Le précédent record de France du 800 m féminin en plein air datait du 9 septembre 1995, date à laquelle Patricia Djaté-Taillard avait couru en 1’56 »53 à Monaco. Un temps qui avait traversé les générations, résistant aux assauts de plusieurs athlètes tricolores. Anaïs Bourgoin, qui avait déjà frôlé ce record avec un chrono de 1’56 »97 à Zurich en août 2025, a cette fois-ci franchi le cap. « La Vendômoise s’empare du RECORD DE FRANCE DU 800M », a tweeté Nelson Carter Jr., confirmant l’exploit.
Avec ce temps, la Française se hisse à la 7e place mondiale de la discipline selon World Athletics, et confirme sa progression fulgurante entamée en 2025 (championne de France Elite, demi-finaliste aux Mondiaux de Tokyo).
Une Vendômoise au parcours singulier
Née à Vendôme (Loir-et-Cher), Anaïs Bourgoin concilie depuis plusieurs années une carrière d’athlète de haut niveau avec son métier de policière. Un double engagement qui force le respect, à l’image d’autres sportifs français comme Tony Parker, récemment nommé coach de l’ASVEL tout en restant président. Sous la houlette d’Adrien Taouji, au sein de l’Entente Franconville Césame Val d’Oise, elle a construit patiemment sa progression. « Je suis à 100 % », confiait d’ailleurs Arthur Fils à propos de sa préparation pour Wimbledon ; une détermination que partage pleinement la demi-fondeuse.
Contexte dans le Loir-et-Cher
Le Loir-et-Cher n’est pas un département réputé pour ses grands champions d’athlétisme. Vendôme, commune d’environ 16 000 habitants, voit avec Anaïs Bourgoin l’une de ses natives briller au sommet de la discipline. Ce record de France constitue un événement rare pour le territoire, qui n’avait plus connu pareil exploit depuis plusieurs décennies. La performance de Bourgoin pourrait susciter des vocations chez les jeunes athlètes locaux, dans un département où le demi-fond est historiquement peu représenté sur la scène internationale.
La suite de la saison
Anaïs Bourgoin enchaînera avec les prochaines manches de la Diamond League, après avoir déjà pris la 4e place à Stockholm (1’57 »68) et la 5e à Rabat (1’57 »39) cette saison. La finale de la compétition à Zurich, où elle avait déjà décroché la 3e place en 2025, est dans le viseur. La Vendômoise semble en pleine confiance avant les grands rendez-vous de l’été.