Anne Falga : mobilités, ZAN et innovation pour relancer l’économie de Grand Besançon

La nouvelle vice-présidente de Grand Besançon Métropole détaille sa feuille de route pour renforcer l'attractivité et l'emploi dans le Doubs.

Anne Falga : mobilités, ZAN et innovation pour relancer l'économie de Grand Besançon
Illustration Maxime Joly / info.fr

Nommée le 20 avril 2026, Anne Falga pilote le développement économique de Grand Besançon Métropole. Elle mise sur les mobilités, la modernisation des zones d'activités et les filières d'excellence pour retenir et attirer les entreprises.

Nommée le 20 avril 2026 lors de l’installation du nouveau conseil communautaire présidé par Ludovic Fagaut, Anne Falga occupe le poste de 2e vice-présidente de Grand Besançon Métropole. Son portefeuille couvre le développement économique, l’industrie, l’emploi, l’insertion et l’innovation. Présidente du Modem du Doubs depuis 2024, native de L’Isle-sur-le-Doubs et diplômée d’une grande école de commerce, elle arrive avec une expérience en commerce international du luxe et dans les organismes territoriaux.

L’essentiel

  • Nomination : Anne Falga désignée 2e vice-présidente de Grand Besançon Métropole le 20 avril 2026, en charge du développement économique et de l’emploi.
  • Budget zones d’activités : 2,7 millions d’euros prévus en 2026 pour études et aménagements des zones économiques, dont la zone des Auxons.
  • Budget métropolitain : 386,3 M€ pour 2026, en hausse de 4 M€ par rapport à 2025, dont 144,3 M€ d’investissement.
  • Emploi : 99 475 emplois au lieu de travail recensés sur le territoire en 2022 (INSEE), taux de chômage de 11,7 % chez les 15-64 ans cette année-là.
  • Filières ciblées : biomédical, micromécanique, horlogerie, bijouterie, joaillerie, maroquinerie, défense et spatial.

Une « politique de rupture » pour l’attractivité

Anne Falga revendique, selon Hebdo25, une rupture avec les méthodes précédentes. L’objectif : empêcher les entreprises de choisir d’autres territoires. Deux leviers principaux sont identifiés. D’abord les mobilités : un réseau tram-train vers les Hauts-du-Chazal et le premier plateau, ainsi qu’une meilleure exploitation des aéroports de La Vèze et de Dole. Ensuite, une communication renforcée sur les forces du territoire, avec une présence accrue sur les salons internationaux.

La vice-présidente évoque également une veille stratégique permanente pour accompagner les entreprises, de l’implantation jusqu’au développement. Les détails opérationnels de ce dispositif n’ont pas encore été précisés publiquement à ce stade.

Zones d’activités : 2,7 M€ sous contrainte ZAN

Publicité

Grand Besançon Métropole consacre plus de 2,7 millions d’euros en 2026 aux études et aménagements de ses zones économiques, selon le document budgétaire officiel. La loi ZAN (zéro artificialisation nette) contraint la métropole à travailler sur le foncier existant plutôt que d’ouvrir de nouvelles emprises. Anne Falga s’appuie sur cette contrainte pour repositionner la zone des Auxons et identifier friches et dents creuses. Une enveloppe de 0,7 M€ est prévue pour la végétalisation de ces zones.

Cette approche conditionne la capacité à accueillir de nouvelles activités sans étalement urbain supplémentaire. Le calendrier précis des travaux n’a pas été communiqué.

Innovation : horlogerie, biomédical, spatial

Le volet innovation s’appuie sur les filières historiques et émergentes du territoire. Selon Hebdo25, Anne Falga mise sur le biomédical, la micromécanique, le luxe - horlogerie, bijouterie, joaillerie, maroquinerie - et la miniaturisation pour les secteurs de la défense et du spatial. L’université de Franche-Comté, les écoles d’ingénieurs et les laboratoires locaux sont identifiés comme socles de cet écosystème.

Grand Besançon fait partie du Territoire d’Industrie Alliances Luxe & Précision Doubs depuis 2023, selon Grand Besançon Développement. Ce label, qui prolonge le précédent label Haut-Doubs Horloger (2019-2023), structure l’action autour de l’accès au foncier, de la promotion des métiers industriels et de la transition écologique.

Contexte dans le Doubs

Grand Besançon Métropole regroupe 198 387 habitants et 99 475 emplois au lieu de travail, dont 89,7 % de salariés, selon l’INSEE (données 2022). Le taux de chômage des 15-64 ans s’établissait à 11,7 % cette année-là - un niveau supérieur à la moyenne nationale. Le niveau de vie médian atteignait 26 010 euros en 2023, avec un taux de pauvreté de 16,6 % (INSEE).

La mandature précédente, conduite par Anne Vignot jusqu’en 2026, avait porté les investissements de 71 M€ en 2014 à 104 M€ en 2025, selon MaCommune.info et Grand Besançon Développement. Le taux de chômage aurait reculé à 6,2 % en 2025 d’après ces mêmes sources, mais ce chiffre single-source mérite confirmation par l’INSEE.

Historiquement, la tradition industrielle de Besançon remonte à l’horlogerie implantée dès 1793 par des réfugiés helvétiques. Le secteur industriel représentait 57 % de la population active dans les années 1960 (sources Wikipedia / Revue de géographie alpine). Ces filières de précision constituent le socle sur lequel Anne Falga entend construire la compétitivité métropolitaine.

Un budget 2026 en hausse

Le budget consolidé de la métropole atteint 386,3 M€ pour 2026, en progression de 4 M€ par rapport à 2025. La part investissement s’élève à 144,3 M€, dont 127,9 M€ en dépenses d’équipement, selon le document budgétaire officiel. L’entrepreneuriat bénéficie d’une enveloppe de 200 000 euros et l’innovation de 430 000 euros. Ces lignes restent modestes au regard du budget global, mais signalent les orientations affichées par la nouvelle gouvernance.

Le vote définitif du budget 2026 est attendu d’ici la fin de l’année. Anne Falga devra également préciser le calendrier du projet tram-train, dont aucune date de mise en service n’a été annoncée à ce jour.

Sources

Maxime Joly

Maxime Joly

Maxime est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Doubs (25), avec Besançon pour chef-lieu. Spécialité du département : horlogerie/microtechniques et frontière suisse (40 000 frontaliers). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Bourgogne-Franche-Comté.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie