Anse-Bertrand : sept jeunes déférés pour un braquage sanglant
Le 24 juin, une tentative de vol à main armée au restaurant Laborde Beach a fait un blessé grave. Les sept suspects, tous majeurs, ont été présentés à la justice ce vendredi.
Mercredi 24 juin 2026, le gérant du restaurant Laborde Beach à Anse-Bertrand a été blessé par balles lors d'une tentative de braquage. Sept jeunes suspects ont été interpellés et déférés ce vendredi 26 juin devant le pôle judiciaire de Pointe-à-Pitre.
L’essentiel
- Blessé : le gérant du restaurant Laborde Beach, touché par plusieurs projectiles à la jambe le 24 juin 2026
- Interpellations : sept suspects placés en garde à vue puis déférés le 26 juin
- Contexte : l’affaire intervient dans un climat de recrudescence des braquages en Guadeloupe, avec la création récente de l’unité BRACO
Anse-Bertrand (Guadeloupe) - Le calme de la plage de l’Anse Laborde a été brutalement interrompu mercredi 24 juin 2026. Vers 13h30, plusieurs individus armés ont fait irruption au restaurant Laborde Beach, établissement prisé des baigneurs et des locaux.
Selon les informations recueillies par RCI Guadeloupe, le gérant de l’établissement a été atteint par plusieurs balles à la jambe. Son pronostic vital n’était pas engagé, mais il a dû être hospitalisé d’urgence. Les auteurs ont pris la fuite sans parvenir à dérober la caisse, selon les premiers éléments.
Une tentative de braquage qui tourne au drame
Le restaurant Laborde Beach, situé en bordure de la plage de l’Anse Laborde, est un lieu très fréquenté en saison. Ce mercredi de juin, le coup de feu a semé la panique parmi les clients et le personnel. « C’était l’heure du service, beaucoup de monde », a témoigné une employée sous couvert d’anonymat.
Les gendarmes de la compagnie de la Côte-sous-le-vent sont rapidement arrivés sur place. Ils ont bouclé le périmètre et lancé les investigations. Les premiers auditions et l’exploitation de la vidéosurveillance ont permis d’identifier rapidement un groupe de suspects.
L’interpellation rapide des sept suspects
Les forces de l’ordre ont interpellé sept jeunes hommes dans les heures qui ont suivi les faits. Tous majeurs, ils ont été placés en garde à vue. Selon France-Antilles Guadeloupe, les suspects sont âgés de 18 à 24 ans et seraient originaires pour la plupart de communes voisines.
Le parquet de Pointe-à-Pitre a confirmé que les sept mis en cause ont été déférés vendredi 26 juin 2026, soit deux jours après le braquage, devant le pôle judiciaire. Une information judiciaire devrait être ouverte pour tentative de vol à main armée en bande organisée et violences ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT).
Contexte dans le département : une criminalité armée en hausse
Ce braquage s’ajoute à une série de faits similaires en Guadeloupe. Depuis le début de l’année 2026, plusieurs commerces et restaurants ont été visés par des vols à main armée. Face à cette recrudescence, la gendarmerie a annoncé en juin la création d’une unité spécialisée, la BRACO (Brigade de recherche et d’action contre les braquages). Elle doit concentrer ses moyens sur les territoires les plus touchés, notamment la Grande-Terre et la Côte-sous-le-vent.
La commune d’Anse-Bertrand, située au nord de la Grande-Terre, n’avait pas connu d’incident d’une telle gravité depuis plusieurs années. Avec environ 4 052 habitants, elle vit principalement du tourisme balnéaire et de l’agriculture. Ce type de braquage armé reste exceptionnel mais nourrit les inquiétudes des professionnels du secteur.
Sur le plan judiciaire, le tribunal judiciaire de Guadeloupe est régulièrement saisi d’affaires de violences. Comme l’a rappelé le procureur dans un récent entretien, « la réponse pénale doit être ferme et rapide pour dissuader les auteurs de ces actes ». L’affaire d’Anse-Bertrand sera suivie avec attention.
(En lien avec d’autres faits divers en France, comme l’incendie de cultures à Neuilly-le-Réal ou l’accident de plongée à Cavalaire-sur-Mer.)
Prochaine étape : ouverture d’une information judiciaire
Le parquet a requis le placement en détention provisoire pour plusieurs des suspects, en raison de la gravité des faits et des risques de réitération. L’audience de mise en détention doit se tenir ce week-end.
Le gérant blessé, toujours hospitalisé, devrait pouvoir rentrer chez lui dans les prochains jours. Son état est jugé stable. L’enquête se poursuit pour déterminer l’éventuel rôle de commanditaires ou de receleurs.