Arc-en-Barrois : la tradition des ‘mais’ respectée pour le 1er mai 2026

Dans la nuit du 30 avril au 1er mai, les jeunes du village ont installé des hêtres devant les maisons et allumé des feux de joie, perpétuant un rite printanier.

Arc-en-Barrois : la tradition des 'mais' respectée pour le 1er mai 2026
Illustration François Meunier / info.fr

Arc-en-Barrois, 688 habitants en Haute-Marne, a respecté cette année encore sa tradition des 'mais'. Dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026, feux de joie et charivari nocturne ont animé ce village du Parc national de forêts.

Arc-en-Barrois, 688 habitants en Haute-Marne, a respecté cette année encore sa tradition des ‘mais’. Dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026, feux de joie et charivari nocturne ont animé ce village du Parc national de forêts.

L’essentiel

  • Date : nuit du 30 avril au 1er mai 2026, comme chaque année à Arc-en-Barrois.
  • Rite : installation d’arbres (souvent des hêtres) devant les maisons de jeunes filles célibataires, accompagnée de feux de joie et de déplacements d’objets dans le village.
  • Village : 688 habitants (INSEE 2022), commune de 50,6 km² au cœur du Parc national de forêts.
  • Documentation : quatre photos publiées par la mairie sur X le 1er mai 2026.
  • Ancienneté : tradition de l’arbre de mai attestée en Europe depuis le XIIIe siècle, selon Wikipédia.

Une nuit de feux et de charivari

Chaque année, les jeunes d’Arc-en-Barrois s’organisent en secret. Dans la nuit du 30 avril, ils partent en forêt abattre des hêtres, puis les posent discrètement contre les façades des maisons des jeunes filles célibataires du village. Des feux de joie sont allumés. Des objets sont déplacés d’une maison à l’autre - c’est le charivari. Le tout se déroule avant l’aube.

La mairie a publié le 1er mai 2026 quatre photos du rassemblement nocturne sur son compte X. Le compte officiel du village y décrit la scène :

Un rite qui traverse les générations

Publicité

La pratique est documentée localement depuis au moins les années 1960. À cette époque, selon le Journal de la Haute-Marne, les jeunes filles dont la maison avait reçu un ‘mai’ répondaient quelques semaines plus tard en offrant des gâteaux aux jeunes hommes. Ce contre-don alimentaire faisait partie intégrante du rite.

En 2025, la tradition avait également été respectée. Selon le Journal de la Haute-Marne, les jeunes étaient allés abattre les arbres en forêt dès le 26 avril pour préparer l’installation nocturne.

Contexte dans la Haute-Marne

Arc-en-Barrois n’est pas seul à pratiquer cette coutume. À Montier-en-Der, village haut-marnais situé dans la plaine de la Der, une tradition similaire est documentée depuis au moins 2010, avec pose d’arbres dans la nuit du 30 avril au 1er mai, selon un site local consacré aux souvenirs de la commune.

La Haute-Marne est un département rural à dominante forestière. Arc-en-Barrois, intégré au Parc national de forêts - qui couvre la frontière Bourgogne-Champagne - , s’inscrit dans ce tissu de communes où les traditions liées à la forêt restent vivaces. La commune couvre 50,6 km², ce qui en fait un territoire vaste pour 688 habitants.

La tradition de l’arbre de mai, dont les ‘mais’ locaux sont une déclinaison, est attestée en Europe depuis le XIIIe siècle, liée aux fêtes printanières célébrant le retour de la végétation, selon Wikipedia.

Pas d’interruption connue

Le compte X de la mairie documente la tradition depuis plusieurs années. En 2019, il signalait déjà la pose de hêtres sur les façades et décrivait l’événement avec les mêmes termes : #mais, #charivari, tradition ancestrale. Aucune interruption n’a été signalée dans les sources disponibles.

Aucune prochaine étape formelle n’est annoncée par la mairie. La date du contre-don traditionnel - si la coutume des gâteaux est encore pratiquée - n’a pas été précisée.

Sources

François Meunier

François Meunier

François est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Haute-Marne (52), avec Chaumont pour chef-lieu. Spécialité du département : festival international affiche graphique et Colombey-les-Deux-Eglises. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Grand Est.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie