Ardèche : suspension du permis jusqu’à 6 mois pour téléphone au volant dès le 1er juin

Le préfet Benoît Trévisani rappelle la mesure à J-5 l'Ardèche devient le 5e département français à l'appliquer, sur fond de 19 morts en cinq mois.

Ardèche : suspension du permis jusqu'à 6 mois pour téléphone au volant dès le 1er juin
Illustration Thomas Rousseau / info.fr

À partir du 1er juin 2026, tout conducteur contrôlé avec un téléphone en main ou une oreillette en Ardèche risque une suspension administrative de permis allant jusqu'à six mois. Le préfet Benoît Trévisani a rappelé la mesure le 27 mai sur X, cinq jours avant son entrée en vigueur.

À partir du 1er juin 2026, tout conducteur contrôlé avec un téléphone en main ou une oreillette en Ardèche risque une suspension administrative de permis allant jusqu’à six mois. Le préfet Benoît Trévisani a rappelé la mesure le 27 mai sur X, cinq jours avant son entrée en vigueur.

L’essentiel

  • 1er juin 2026 : entrée en vigueur de la suspension administrative du permis (jusqu’à 6 mois) pour usage du téléphone au volant en Ardèche.
  • 5e département : l’Ardèche rejoint les Landes, la Charente-Maritime, le Lot-et-Garonne et le Pas-de-Calais dans l’application de cette sanction.
  • 19 décès sur les routes ardéchoises depuis janvier 2026, soit autant que sur l’ensemble de l’année 2025, selon la préfecture.
  • 527 permis déjà suspendus en Ardèche en 2026 pour comportements dangereux, avant même cette nouvelle mesure.
  • 1er juin 2026 : création d’un Bureau de la sécurité et de la prévention routière (BSPR) au cabinet du préfet.

Une mesure annoncée à J-5 sur X

Le 27 mai, le compte officiel @Prefet07 a publié un rappel explicite de la mesure. Benoît Trévisani y insiste : « La pédagogie d’abord, la sanction ensuite. Un seul objectif : épargner des vies. »

La suspension vise deux comportements : tenir un téléphone en main et utiliser tout dispositif émettant du son à l’oreille. Elle est administrative, c’est-à-dire prononcée par le préfet, indépendamment de toute poursuite judiciaire. Sa durée peut atteindre six mois.

Phase pédagogique depuis mai, contrôles renforcés en vue

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Depuis le début du mois de mai 2026, policiers et gendarmes distribuent des flyers d’avertissement lors des contrôles routiers, selon la préfecture. L’objectif est d’informer les usagers avant l’application effective des sanctions.

Les forces de l’ordre ont déjà été massivement mobilisées lors des ponts de mai : 73 points de contrôle tenus par près de 100 agents, selon le site de la préfecture de l’Ardèche. Des opérations similaires sont annoncées pour les weekends prolongés à venir. Cette dynamique s’inscrit dans le même esprit que les opérations zonales menées par d’autres préfets pour renforcer la sécurité publique sur le terrain.

Contexte dans l’Ardèche : une mortalité routière supérieure à la moyenne nationale

L’Ardèche (07) affiche depuis des décennies une mortalité routière supérieure à la moyenne nationale, selon la préfecture. En 2026, le bilan est particulièrement lourd : 19 personnes ont perdu la vie sur les routes du département depuis janvier, soit un chiffre équivalent à celui de toute l’année 2025. Le département compte environ 330 000 habitants et un réseau routier dominé par des routes départementales sinueuses en zone de montagne et de gorges, peu adaptées aux vitesses élevées.

Le plan « Tolérance zéro contre l’insécurité routière » a été lancé par Benoît Trévisani le 16 décembre 2025. La suspension du permis pour téléphone au volant constitue l’une des mesures phares de ce plan. Le préfet a fixé un objectif chiffré : réduire de moitié le nombre de tués sur les routes ardéchoises d’ici 2030, selon le site officiel de la préfecture.

Benoît Trévisani, déjà signataire d’une convention de sécurité avec La Poste à Aubenas, multiplie les actions de terrain depuis sa prise de fonctions.

Un bureau dédié créé au cabinet du préfet

Dès le 1er juin 2026, un Bureau de la sécurité et de la prévention routière (BSPR) sera installé au cabinet du préfet. C’est une première pour l’Ardèche. Sa mission : coordonner l’ensemble des actions de contrôle et de prévention, centraliser les données de sinistralité et piloter les partenariats avec les collectivités et les associations de sécurité routière.

« Aucun contrôle n’est excessif lorsqu’il s’agit de sauver des vies. Les accidents de la route ne sont pas une fatalité », a déclaré Benoît Trévisani, cité par la préfecture et relayé par France 3 Régions.

L’Ardèche, 5e département à franchir le pas

Avant l’Ardèche, quatre départements ont expérimenté ou mis en œuvre cette suspension administrative pour usage du téléphone au volant : les Landes, la Charente-Maritime, le Lot-et-Garonne et le Pas-de-Calais, selon le Huffington Post et la préfecture. L’extension progressive à d’autres territoires dépend de la volonté des préfets, qui disposent d’un pouvoir discrétionnaire en matière de suspension administrative.

En Ardèche, 527 permis ont déjà été suspendus en 2026 pour comportements dangereux - alcool, stupéfiants, vitesse excessive - avant même l’entrée en vigueur de cette nouvelle sanction spécifique. La mesure téléphone s’y ajoute sans se substituer aux dispositifs existants.

Les premiers contrôles assortis de la nouvelle sanction pourront être réalisés dès le lundi 1er juin. Les conducteurs ardéchois contrôlés avec un téléphone en main ou une oreillette à compter de cette date s’exposeront immédiatement à la procédure de suspension administrative.

Sources

Thomas Rousseau

Thomas Rousseau

Thomas est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Ardèche (07), avec Privas pour chef-lieu. Spécialité du département : gorges et patrimoine UNESCO Pont-d'Arc. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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