Ariège : un ancien professeur condamné à 12 mois avec sursis pour agressions sexuelles sur une élève de 11 ans
Le tribunal correctionnel a condamné un ex-enseignant de technologie pour des faits commis en 2018-2019. Malgré des témoignages concordants et un dossier académique accablant, le prévenu a nié.
Un ancien professeur de technologie en Ariège a été condamné le 14 mai 2026 à 12 mois de prison avec sursis pour des agressions sexuelles répétées sur une collégienne de 11 ans. Le tribunal a assorti la peine d'interdictions et de dommages et intérêts.
L’essentiel
- Peine : 12 mois de prison avec sursis prononcés le 14 mai 2026 par le tribunal correctionnel de l’Ariège.
- Faits : agressions sexuelles sur une collégienne de 11 ans entre 2018 et 2019, dans un collège du département.
- Dossier : l’enseignant, radié de l’Éducation nationale, avait déjà eu des comportements inappropriés dans un autre établissement.
- Complément : interdiction d’exercer auprès de mineurs, interdiction de paraître dans la commune de la victime et 5 800 € de préjudice moral.
Un verdict de 12 mois avec sursis
Le tribunal correctionnel de l’Ariège a condamné, le 14 mai 2026, un ancien professeur de technologie, Jonah* (45 ans), à 12 mois de prison avec sursis pour des agressions sexuelles sur une collégienne de 11 ans, Sarah*. Les faits, commis entre 2018 et 2019 dans un collège ariégeois, ont été jugés après plusieurs mois d’instruction. Le vice-procureur Guilhem Renoux avait requis cette peine assortie d’une obligation de soins, et le tribunal a suivi ses réquisitions, selon La Dépêche.
Un dossier accablant malgré les dénégations
Tout au long du procès, le prévenu a nié les faits. Pourtant, plusieurs éléments accablants figuraient au dossier. L’enseignant, radié de l’Éducation nationale, avait déjà fait l’objet de signalements dans un autre collège ariégeois pour des comportements inappropriés : propos obscènes et dessins explicites. Les témoignages concordants de plusieurs élèves ont également conforté l’accusation. « Au moins quelque chose à chaque cours », résume une source proche de l’enquête citée par La Dépêche.
Peines complémentaires et réaction de Wanted Pedo
Outre la peine de prison avec sursis, le tribunal a prononcé des mesures complémentaires : interdiction d’exercer auprès de mineurs, interdiction de paraître dans la commune de la victime, et obligation de verser 5 800 € de dommages et intérêts pour préjudice moral. L’association Wanted Pedo a relayé le verdict le 19 juin 2026, soulignant le « dossier académique accablant » et les témoignages concordants. Le tweet de l’association reprend les conclusions du jugement :
Cette affaire rejoint d’autres dossiers judiciaires récents, comme l’affaire Achraf Hakimi à Versailles, où la cour d’appel a confirmé un renvoi devant la cour criminelle pour viol. Ou encore les interpellations pour rodéos urbains à Bron.
Contexte dans l’Ariège
Ce jugement intervient dans un département rural où les signalements pour violences sexuelles en milieu scolaire restent peu fréquents. L’enseignant avait été radié après une première alerte dans un autre collège ariégeois. Selon La Dépêche, l’ancien professeur a exercé dans plusieurs établissements du département avant d’être définitivement exclu de l’Éducation nationale. L’affaire a marqué les esprits localement par la jeunesse de la victime et la répétition des faits.
Les prochaines étapes judiciaires devraient se concentrer sur le suivi de l’obligation de soins et le respect des interdictions prononcées. La victime, représentée par son avocat, a obtenu une indemnisation pour le préjudice moral subi.