Arras : une surveillante de 26 ans condamnée pour relation avec une collégienne
Le tribunal judiciaire d'Arras a prononcé une peine de 12 mois avec sursis et cinq ans d'interdiction d'exercer auprès de mineurs.
Une assistante d'éducation de 26 ans a été condamnée par le tribunal judiciaire d'Arras pour corruption de mineur et agression sexuelle sur une élève de 4e d'un collège de l'Arrageois. Les faits remontent à l'automne 2025. La prévenue a reconnu les faits à l'audience.
L’essentiel
- Condamnation : 12 mois de prison avec sursis, prononcés par le tribunal judiciaire d’Arras lors de l’audience du 9 juin 2026.
- Infractions retenues : corruption de mineur et agression sexuelle sur une élève de 4e (environ 13-14 ans) d’un collège de l’Arrageois.
- Peine complémentaire : interdiction d’exercer tout métier en lien avec des mineurs pendant cinq ans.
- Contexte : la relation a débuté à l’automne 2025, au sein même de l’établissement scolaire.
Ce qui a été jugé
Le tribunal judiciaire d’Arras a rendu son jugement le 9 juin 2026. La prévenue, une assistante d’éducation âgée de 26 ans, comparaissait pour corruption de mineur et agression sexuelle. Elle est reconnue coupable d’avoir entretenu une relation sentimentale et intime avec une collégienne scolarisée en classe de 4e dans un établissement de l’Arrageois. La victime était âgée d’environ 13 à 14 ans au moment des faits.
Selon La Voix du Nord et Midi Libre, qui ont tous deux couvert l’audience, le rapprochement a débuté à l’automne 2025, au sein même du collège où la prévenue était employée. La relation a pris fin après que la jeune femme a reconnu avoir dépassé les limites.
« Je ne saurais pas dire comment ça a dérapé »
À l’audience, la prévenue a reconnu les faits. Sa déclaration, rapportée par La Voix du Nord, résume la tonalité de ses explications : « Je ne saurais pas dire comment ça a dérapé. » Elle a admis avoir outrepassé le cadre de sa fonction sans, selon elle, être en mesure d’en expliquer précisément le basculement.
La prévenue est par ailleurs en couple avec un jeune homme, selon Midi Libre. Cet élément a été évoqué à l’audience sans que les médias consultés ne précisent l’usage qui en a été fait dans l’argumentation.
La peine prononcée
Le tribunal a condamné la prévenue à 12 mois de prison avec sursis. Une peine complémentaire d’interdiction d’exercer tout métier en relation avec des mineurs pendant cinq ans a également été prononcée, selon les informations de Midi Libre et La Voix du Nord.
L’identité de la victime n’est pas rendue publique, conformément à la loi française sur la protection des victimes mineures d’infractions sexuelles.
Contexte dans le Pas-de-Calais
Le Pas-de-Calais compte plusieurs dizaines de collèges publics et privés, répartis sur l’ensemble du département. Les assistants d’éducation y occupent un rôle de surveillance et d’encadrement de proximité auprès des élèves - une position de confiance au cœur des établissements. Ce type d’affaire, impliquant un membre du personnel éducatif et un élève mineur, reste rare mais soulève régulièrement des questions sur les procédures de signalement internes.
Dans le Nord voisin, une convention récente sur la formation des jeunes à la sécurité civile illustre par contraste l’investissement institutionnel dans la protection et l’encadrement des mineurs dans la région. La question de la vigilance au sein des établissements scolaires dépasse les seuls dispositifs formels.
Le tribunal judiciaire d’Arras est compétent pour le ressort de l’arrondissement, qui couvre la ville-préfecture et les communes environnantes. Il n’a pas été précisé si l’Éducation nationale avait engagé une procédure disciplinaire parallèle à la procédure pénale. Le collège concerné n’a pas été nommé dans les sources disponibles.
Prochaine étape
La condamnation est susceptible d’appel. Ni la défense ni le parquet d’Arras n’ont, à ce stade, annoncé publiquement leur intention de contester le jugement, selon les informations disponibles au 14 juin 2026.

