Arthur Fils se dit «à 100%» et ambitieux avant Wimbledon
Le Français de 22 ans, tête de série n°20, affrontera le Belge Raphaël Collignon au premier tour mardi 30 juin.
Absent à Roland-Garros sur blessure, Arthur Fils a rassuré ce samedi en conférence de presse il est physiquement prêt pour Wimbledon. Le numéro un français a peaufiné sa préparation à Londres avec Goran Ivanišević et Jannik Sinner.
L’essentiel
- Confiance retrouvée : Arthur Fils s’est déclaré «à 100%» physiquement le 27 juin, à trois jours de son entrée en lice à Wimbledon.
- Adversaire connu : Tête de série n°20, il affrontera le Belge Raphaël Collignon (43e mondial) au premier tour, mardi 30 juin.
- Préparation sur mesure : Pour éviter toute rechute, le Francilien a fait l’impasse sur les tournois de préparation officiels et a privilégié des exhibitions à The Boodles et des séances d’entraînement avec Jannik Sinner.
Une conférence de presse rassurante
Le 27 juin, Arthur Fils a mis fin aux doutes sur son état physique. «Je suis à 100% et prêt à en découdre», a-t-il déclaré devant les médias, sans pour autant dévoiler la nature exacte de la blessure qui l’avait contraint au forfait à Roland-Garros en mai. Le joueur de 22 ans, actuellement 23e mondial, avait dû abandonner au Masters 1000 de Rome face à Andrea Pellegrino, touché à la hanche. Une pause forcée qui a perturbé sa saison, mais qu’il aborde désormais avec sérénité.
Ivanišević et Sinner comme atouts
Pour ce retour sur gazon, Arthur Fils a mis toutes les chances de son côté. Sous la houlette de Goran Ivanišević, vainqueur de Wimbledon en 2001, le Français a préparé le tournoi à Londres. Il a également partagé des séances d’entraînement sur herbe avec le numéro un mondial Jannik Sinner. «S’entraîner avec le meilleur, ça ne peut que m’élever», a-t-il confié. Avant Wimbledon, il a disputé deux matchs d’exhibition à The Boodles : victoire contre Jakub Mensik (23 juin) et défaite contre Tommy Paul (24 juin). Pas de tournois officiels de préparation : il a fait l’impasse sur s’Hertogenbosch et Halle pour privilégier sa convalescence.
Contexte dans l’Essonne
Originaire de Bondoufle, dans l’Essonne, Arthur Fils est l’un des principaux espoirs du tennis français. Formé à la Ligue de Paris-Île-de-France, il a gravi les échelons avec détermination. Après un titre à l’ATP 500 de Barcelone en avril 2026 et une finale à Doha en février, il compte bien confirmer sur le gazon londonien. Son club de toujours, le Bondoufle Tennis Club, suit avec attention ses performances. Sa progression illustre la vitalité du tennis francilien, même si la région n’a pas encore produit de vainqueur de Grand Chelem masculin depuis Yannick Noah.
Prochaine étape : le premier tour contre Collignon
Le rendez-vous est fixé à mardi 30 juin sur le gazon du All England Club. Face à Raphaël Collignon, 85e mondial, Fils partira favori. Un succès lui ouvrirait la voie vers un deuxième tour potentiellement face à un joueur issu des qualifications. «Je ne veux pas regarder plus loin que le premier match», a-t-il tempéré. Mais ses ambitions, elles, sont claires : «Je veux briller ici».