Arthur Fils rassure avant Wimbledon : « Normalement, je devrais être à 100 % »
Le n°1 français, de retour après une blessure à la hanche, a dominé Jakub Mensik en exhibition et se dit prêt pour le Grand Chelem londonien.
Éloigné des courts depuis son abandon à Rome, Arthur Fils a effectué un retour gagnant le 23 juin à Stoke Park. Le Français de 22 ans, tête de série n°20, assure être compétitif pour Wimbledon qui débute le 29.
L’essentiel
- Fait 1 : Arthur Fils a battu Jakub Mensik (5-7, 6-4, 10-8) à l’exhibition The Boodles le 23 juin 2026.
- Fait 2 : Il n’avait plus joué depuis son abandon au Masters 1000 de Rome le 9 mai (blessure à la hanche).
- Fait 3 : Il est tête de série n°20 à Wimbledon, qui commence le 29 juin.
- Fait 4 : Le Français de 22 ans s’est dit « normalement à 100 % » après ce match sans douleur.
Après avoir annoncé son forfait pour Roland-Garros au début du mois de mai, Arthur Fils a retrouvé la compétition avec une victoire pleine de promesses. Le 23 juin, sur le gazon de Stoke Park, le numéro 1 français a dominé le Tchèque Jakub Mensik en trois sets (5-7, 6-4, 10-8) lors de l’exhibition « The Boodles ». Un test grandeur nature à une semaine de Wimbledon.
Un retour gagnant à Stoke Park
Pour son premier match depuis le 9 mai et son abandon au Masters 1000 de Rome en raison d’une douleur à la hanche, Arthur Fils a montré un visage rassurant. Opposé à Jakub Mensik, 20 ans et 72e mondial, le Français a perdu la première manche avant de hausser son niveau et de s’imposer au super tie-break. Selon les observateurs présents, le joueur de 22 ans n’a montré aucun signe de gêne physique.
« Je n’ai senti aucune douleur, a-t-il confié dans des propos rapportés par L’Équipe. C’était important de remettre le corps dans les conditions du match. Normalement, je devrais être à 100 % pour Wimbledon. »
Une préparation minutieuse
Pour se remettre en jambes, Arthur Fils ne s’est pas contenté de l’exhibition. Accompagné de son préparateur physique Lapo Becherini et de son kinésithérapeute Chris Seiler, il a repris l’entraînement à Monaco il y a dix jours. Il a également disputé une séance sur le gazon londonien avec le numéro 1 mondial Jannik Sinner. Une préparation qui rappelle celle d’autres sportifs français de haut niveau comme Clarisse Agbegnenou, qui prépare elle aussi un retour après blessure.
Le staff du joueur, qui a insisté sur une montée en charge progressive, s’est dit satisfait des sensations du tennisman. « Le travail a été bien fait, a glissé l’un de ses proches. Il n’a pas forcé et le match est arrivé au bon moment. »
Contexte dans l’Essonne
Né à Courcouronnes, dans l’Essonne, Arthur Fils reste l’un des plus grands espoirs du tennis français. À 22 ans, il est déjà le numéro 1 tricolore et porte les couleurs du département sur la scène internationale. Son retour en forme coïncide avec une période faste pour le tennis essonnien, qui avait déjà vu passer des talents comme Gaël Monfils. Le club de Bondoufle, où il a commencé, suit avec attention sa progression. Sa participation à Wimbledon, même s’il est tête de série n°20, est perçue comme un test de sa capacité à enchaîner les matchs de haut niveau.
Dans le même temps, d’autres figures du département brillent dans d’autres disciplines. Le basketteur Tony Parker, originaire de la région parisienne, poursuit son rêve de coaching en NBA. Mais pour l’instant, tous les regards sont tournés vers le gazon londonien.
Cap sur Wimbledon
Arthur Fils est désormais attendu mardi 29 juin pour le premier tour du Grand Chelem londonien. Absent des courts depuis deux mois, il bénéficie d’un classement protégé pour être tête de série n°20. Le tirage au sort n’a pas encore eu lieu, mais le Français se dit prêt à affronter les meilleurs. « Je veux jouer mon jeu, prendre du plaisir et aller le plus loin possible », a-t-il déclaré. Après des mois de galère, le sourire est de retour.