Asnières-sur-Seine : 2 000 € facturés aux familles de deux ados après du vandalisme sur des bouches à incendie
Deux adolescents de 13 et 14 ans identifiés par vidéosurveillance après avoir gaspillé 80 m³ d'eau le 24 mai 2026
Dimanche 24 mai 2026, deux mineurs ont ouvert illégalement deux bouches à incendie à Asnières-sur-Seine (92), perdant environ 80 m³ d'eau. Identifiés par la vidéosurveillance municipale, leurs familles reçoivent chacune une facture de 1 000 €.
Dimanche 24 mai 2026, vers 18h45, deux bouches à incendie ont été ouvertes illégalement à Asnières-sur-Seine. Environ 80 m³ d’eau se sont écoulés pendant une quarantaine de minutes. Deux adolescents, âgés de 13 et 14 ans, ont été identifiés par la vidéoprotection municipale puis interpellés avec le concours de la police municipale et nationale.
L’essentiel
- Date et heure : dimanche 24 mai 2026, vers 18h45, à Asnières-sur-Seine (92)
- Volume d’eau perdu : environ 80 m³ en 40 minutes
- Facture : 2 000 € au total, soit 1 000 € par famille, couvrant eau gaspillée, remise en état et mobilisation des agents
- Auteurs : deux mineurs de 13 et 14 ans, l’un résident à Asnières, l’autre à Bobigny (Seine-Saint-Denis)
- Précédent : en 2017, la même mairie avait facturé 9 000 € à trois personnes pour des faits similaires
Deux ados identifiés en quarante minutes
L’un des adolescents réside à Asnières-sur-Seine, l’autre à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Les images de la vidéoprotection municipale ont permis leur identification rapide. Interpellés avec l’aide de la police nationale, ils sont mineurs : 13 et 14 ans.
Selon la mairie et Le Parisien, l’ouverture illégale d’une bouche à incendie est passible jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende. L’incident survient en période de vague de chaleur en Île-de-France, fin mai 2026.
Une facture de 1 000 € par famille
La mairie a chiffré le préjudice à 2 000 € au total : coût de l’eau perdue, remise en état des équipements, mobilisation des agents municipaux. Deux factures de 1 000 € ont été adressées aux familles des mineurs, selon actu.fr et Le Parisien.
Le maire Manuel Aeschlimann (LR) a commenté sur Facebook : « Cette affaire démontre toute l’efficacité de notre dispositif de vidéoprotection, et notre volonté de ne pas faire peser sur le contribuable les frais occasionnés par des actes de vandalisme. »
La mairie souligne également les risques engendrés : inondation des caves, risques de courts-circuits et d’incendies dans les immeubles riverains.
Contexte dans les Hauts-de-Seine
Asnières-sur-Seine comptait 91 457 habitants en 2022 selon l’INSEE, avec une densité de 18 974 habitants au km². C’est l’une des communes les plus peuplées du département. La ville consacre 59 M€ d’investissements en 2026, sans hausse d’impôts pour la treizième année consécutive.
Le recours à la facturation directe des familles pour des actes de vandalisme n’est pas nouveau dans la commune. En 2017, trois personnes avaient été condamnées à payer 9 000 € d’amendes forfaitaires après avoir ouvert illégalement des bouches à incendie, gaspillant environ 2 000 m³ d’eau. Les auteurs avaient là aussi été identifiés par caméras, selon ici.fr et 20 Minutes. Un incendie avait également mobilisé les services de la ville plus tôt cette année avenue d’Argenteuil. Des cas similaires ont été signalés dans d’autres communes de petite couronne lors de la même vague de chaleur, selon Le Parisien.
Les suites judiciaires pour les deux mineurs n’ont pas été précisées à ce stade par la mairie ou les services de police.
Sources
- Le Parisien : Bouches à incendie ouvertes à Asnières : la mairie envoie la facture de 1 000 euros à deux familles
- actu.fr : Canicule : cette ville des Hauts-de-Seine fait payer les parents de jeunes ayant cassé des bouches d'incendie
- Mairie d'Asnières-sur-Seine (Facebook) : Communiqué officiel de la mairie d'Asnières-sur-Seine
- 20 Minutes : Ouverture de bouches d'incendie : la mairie d'Asnières réclame 9 000 euros à trois ados