ASVEL : 30 millions d’euros de l’Euroleague, cap sur le top 4 des masses salariales
Le club villeurbannais percevra 30 M€ comme actionnaire de l'Euroleague, officialise un engagement de 10 ans et attire de nouveaux investisseurs, dont HelvetX porté par Pierre Gasly.
L'ASVEL va toucher 30 millions d'euros suite à la transformation des licences en franchises permanentes de l'Euroleague. Le club annonce un accord décennal, une clause de sortie vers la NBA Europe et une levée de fonds de plus de 20 M€ pour viser une masse salariale dans le top 4 européen.
L’essentiel
- 30 M€ : L’ASVEL va percevoir 30 millions d’euros en tant qu’actionnaire de l’Euroleague, dans le cadre de la conversion des licences en franchises permanentes (source : Basketeurope).
- Engagement 10 ans : Le club a signé un accord de 10 ans avec l’Euroleague, avec une clause de sortie de 10 M€ pour rejoindre une éventuelle NBA Europe.
- Levée de fonds : Quatre nouveaux investisseurs (Eric Rosenthal, SKR Ventures, HelvetX/Pierre Gasly, ISC) apportent plus de 20 M€ au capital.
- Ambition salariale : L’ASVEL vise 20 à 25 M€ de masse salariale pour 2026-2027, visant le top 4 de l’Euroleague, malgré une sanction pour fair-play financier.
Un tournant financier pour le club de Villeurbanne
Selon les informations de Basketeurope, l’ASVEL va recevoir 30 millions d’euros en tant qu’actionnaire de l’Euroleague. Cette somme découle de la transformation des licences en franchises permanentes, un processus engagé par l’instance dirigeante du basket européen pour stabiliser son modèle économique. Le club villeurbannais, présidé par Tony Parker, fait partie des clubs historiques bénéficiant de cette conversion.
Parallèlement, l’ASVEL a officialisé un engagement de dix ans dans la compétition. Comme le rapportent Lyon Décideurs et le site officiel du club, cet accord inclut une clause de sortie de 10 millions d’euros qui permettrait au club de quitter l’Euroleague pour intégrer une éventuelle NBA Europe. Ce dispositif illustre la stratégie de double ancrage voulue par Tony Parker : rester un acteur majeur du basket européen tout en gardant un pied dans l’écosystème nord-américain.
Quatre nouveaux investisseurs et plus de 20 M€ levés
Pour soutenir cette ambition, l’ASVEL a renforcé son actionnariat. D’après un communiqué officiel, quatre nouveaux investisseurs sont entrés au capital : Eric Rosenthal, SKR Ventures, HelvetX (porté par le pilote de Formule 1 Pierre Gasly) et ISC. Cette levée de fonds dépasse les 20 millions d’euros, selon Lyon Décideurs. Ces apports doivent permettre au club de franchir un palier sportif et financier.
L’objectif affiché est une multiplication par quatre de la masse salariale. Plusieurs médias, dont BeBasket et une publication Instagram du club, indiquent que l’ASVEL vise un budget salarial de 20 à 25 millions d’euros pour la saison 2026-2027. Ce montant la placerait dans le top 4 de l’Euroleague, aux côtés des géants comme le Real Madrid, le FC Barcelone ou le Fenerbahçe.
Un paradoxe : sanction pour masse salariale trop faible
Cette montée en puissance intervient dans un contexte paradoxal. En mai 2026, l’Euroleague a infligé à l’ASVEL une amende de 25 000 euros et une interdiction de recrutement pour la saison à venir, en raison d’une masse salariale jugée trop faible par rapport au règlement du fair-play financier. L’Équipe et Eurosport ont relayé cette sanction, qui visait un club en dessous du plancher salarial fixé par la ligue. D’autres clubs français, comme l’OM en football, sont également sous pression des instances européennes pour des questions financières.
Le conseil d’administration de l’Euroleague a toutefois confirmé la prolongation de la licence de l’ASVEL, comme l’a tweeté le compte EuroLeagueFr. La sanction n’empêche donc pas le club de préparer l’avenir. Bien au contraire, les investisseurs et le pactole des 30 millions d’euros offrent des marges de manœuvre inédites pour recruter dès la levée de l’interdiction.
Contexte dans le Rhône : un club locomotive du basket français
L’ASVEL, basée à Villeurbanne dans la métropole de Lyon, est le club le plus titré du basket français avec 21 titres de champion de France. Il évolue à la LDLC Arena, salle de 12 000 places inaugurée en 2023. Dans le département du Rhône, le basket professionnel est marqué par la domination de l’ASVEL, seul club de l’agglomération lyonnaise en Euroleague. La région Auvergne-Rhône-Alpes compte également la JL Bourg (Élite) et le Roanne Basket (Pro B), mais aucun autre club ne dispute la compétition reine. L’arrivée de ces nouveaux capitaux et l’augmentation du budget salarial devraient renforcer l’attractivité du club sur le marché des transferts, déjà actif avec l’évocation d’un possible investissement de la famille Buss, ancienne propriétaire des Los Angeles Lakers, selon BeBasket.
Sur le plan local, cette dynamique s’inscrit dans un contexte économique tendu : la métropole de Lyon a récemment gelé ses tarifs LPA pour enrayer une baisse de fréquentation. L’ASVEL, elle, mise sur l’augmentation de ses recettes et l’attractivité de la LDLC Arena pour attirer les meilleurs joueurs européens.
Vers un pont entre l’Europe et la NBA
La clause de sortie de 10 millions d’euros pour rejoindre la NBA Europe n’est pas anodine. Elle témoigne de la volonté de Tony Parker et de son équipe de positionner l’ASVEL comme une tête de pont entre les deux mondes. La potentielle arrivée de la famille Buss, si elle se concrétise, renforcerait ce lien. Prochaine étape : la levée de l’interdiction de recrutement et la composition de l’effectif 2026-2027, qui devrait refléter cette nouvelle ambition financière.
Sources
- Basketeurope : Tweet de Basketeurope sur les 30 M€ pour l'ASVEL
- Lyon Décideurs : L'ASVEL choisit l'Euroleague mais garde l'esprit en NBA
- LDLC ASVEL (officiel) : LDLC ASVEL confirme son engagement en EuroLeague et renforce son actionnariat
- BeBasket : L'ASVEL dans le Top 4 des masses salariales de l'Euroleague en 2026-2027
