Lyon : gel des tarifs LPA pour enrayer une baisse de fréquentation de 20 %
La Métropole de Lyon annonce un plan mobilités en trois phases et suspend immédiatement les hausses annuelles de 6 % prévues jusqu'en 2032.
La Métropole de Lyon a présenté le 9 juin 2026 un plan d'actions mobilités incluant le gel immédiat des augmentations tarifaires des parkings LPA. La mesure répond à une baisse de fréquentation d'environ 20 % en deux ans sur la ville de Lyon.
L’essentiel
- Baisse de fréquentation : environ 20 % de visiteurs en moins dans les parkings LPA sur la ville de Lyon en deux ans, selon Emmanuel Hamelin.
- Gel tarifaire immédiat : la hausse annuelle de 6 % prévue jusqu’en 2032 est suspendue ; la prochaine échéance du 1er août est annulée.
- Nouveau président LPA : Emmanuel Hamelin élu à la tête de la SEM Lyon Parc Auto pour 6 ans le 3 juin 2026.
- Plan en trois phases : 100 jours, 6 mois, 18 mois, présenté par la présidente Véronique Sarselli lors d’une conférence de presse à Oullins-Pierre-Bénite.
- Parc LPA : 36 parcs en ouvrage, 22 parcs relais, environ 19 000 places gérées sur la métropole lyonnaise.
Une chute de 20 % en deux ans
Les parkings Lyon Parc Auto ont perdu environ un cinquième de leur fréquentation en deux ans sur la ville de Lyon. Le chiffre a été avancé par Emmanuel Hamelin lui-même, nouvellement élu président de la SEM LPA, dans une déclaration rapportée par Le Progrès le 10 juin. Il qualifie cette baisse de « message assumé » des usagers.
La tendance est attribuée en partie à la politique tarifaire de la mandature précédente. Une hausse annuelle de 6 % avait été votée et devait s’appliquer jusqu’en 2032, selon actu.fr. Résultat : des tarifs en progression constante sur plusieurs années, dans un contexte où les alternatives à la voiture se sont multipliées et où les travaux ont perturbé la circulation dans Lyon.
Le gel tarifaire, mesure phare du plan
La Métropole de Lyon a présenté son plan d’actions mobilités le 9 juin 2026, lors d’une conférence de presse à Oullins-Pierre-Bénite. Véronique Sarselli, présidente de la Métropole élue en mars 2026, était entourée de plusieurs vice-présidents pour l’occasion, selon Lyon Capitale.
La mesure la plus immédiate : le gel des hausses tarifaires LPA. La prochaine échéance prévue au 1er août est annulée. La progression annuelle de 6 % programmée jusqu’en 2032 est stoppée par la nouvelle mandature, confirme le site officiel grandlyon.com.
Emmanuel Hamelin, vice-président de la Métropole de Lyon chargé des mobilités, a été élu président de la SEM Lyon Parc Auto pour un mandat de 6 ans lors du conseil d’administration d’installation du 3 juin 2026, comme l’indique le site lpa.fr. LPA Mobilités exploite 36 parcs en ouvrage et 22 parcs relais, soit 58 parkings représentant environ 19 000 places, auxquels s’ajoutent des services complémentaires (LPA&CO, vélos, autopartage).
Un plan en trois phases pour les mobilités
Le gel tarifaire s’inscrit dans un plan plus large, structuré en trois phases selon grandlyon.com. La première phase couvre les 100 premiers jours : elle vise la fluidification de la circulation et le traitement des points bloquants, avec un audit, une plateforme de signalement participative et des ajustements de marquages routiers.
La deuxième phase, sur 6 mois, porte sur la qualité des transports en commun TCL, la mise en place d’une zone à trafic limité (ZTL) et le réaménagement de la rue Grenette. La troisième phase, sur 18 mois, inclut la sécurisation des mobilités douces et la création d’une police métropolitaine des transports.
Le plan prévoit également des expérimentations sur les feux tricolores avec de l’intelligence artificielle pour améliorer la fluidité, selon Lyon Capitale.
Contexte dans le Rhône
La question du stationnement payant en ouvrage est centrale dans la politique de mobilité de la Métropole de Lyon, qui regroupe 59 communes et plus d’1,4 million d’habitants. LPA, société d’économie mixte créée en 1970, est un outil historique de régulation du stationnement sur l’agglomération.
La baisse de fréquentation des parkings en ouvrage n’est pas propre à Lyon : plusieurs grandes villes françaises constatent un recul depuis la généralisation du télétravail post-Covid et la pression croissante sur l’usage de la voiture en centre-ville. À Lyon, le contexte local est aggravé par des années de travaux et une politique de réduction de la place de l’automobile menée par la précédente majorité écologiste, pointée notamment par Lyon People.
Le changement de majorité à la Métropole en mars 2026 a clairement réorienté la politique de mobilité. Dans un contexte économique sous tension, le gel tarifaire est présenté comme un signal fort aux automobilistes et aux usagers des parkings.
LPA reste un acteur économique structurant : ses 58 sites et ses 19 000 places en font le principal opérateur de stationnement de la métropole. Sa capacité à regagner de la fréquentation conditionnera aussi l’équilibre financier de la SEM, dont la Métropole est l’actionnaire de référence.
Prochaines étapes
Les premières mesures de la phase 100 jours doivent être déployées dans les semaines qui viennent. Les questions de mobilité et de stationnement restent un terrain sensible dans de nombreuses métropoles françaises. Le bilan de la phase d’urgence sera déterminant pour évaluer si le gel tarifaire suffit à inverser la courbe de fréquentation avant la fin de l’année.
Sources
- Grand Lyon (officiel) : La Métropole de Lyon engage un plan d'actions sur les mobilités
- Le Progrès : Les parkings LPA moins fréquentés : cette décision pour inverser la tendance
- actu.fr : À Lyon, les prix des parkings LPA devaient encore augmenter, la Métropole fait un cadeau aux automobilistes
- Lyon Capitale : Face à la crise des mobilités, la Métropole de Lyon présente un vaste plan d'action

