Aurillac : la municipalité lance le déploiement progressif de 100 caméras de vidéoprotection
Concrétisant une promesse de campagne, le maire Patrick Casagrande a présenté le 23 juin la première phase de 26 caméras, ciblant écoles, crèche et centre commercial.
Le maire d'Aurillac Patrick Casagrande a annoncé le déploiement de 100 nouvelles caméras de vidéoprotection sur l'ensemble du mandat. La première phase, en cours d'installation, porte sur 26 équipements dans des secteurs prioritaires, avec un financement régional de 900 000 euros.
L’essentiel
- 100 caméras de vidéoprotection seront déployées à Aurillac sur toute la mandature, promesse de campagne de Patrick Casagrande.
- Première phase : 26 caméras en cours d’installation (Marmiers, Jordanne, Tivoli, crèche des Camisières).
- 900 000 euros apportés par la région Auvergne-Rhône-Alpes pour le Centre de supervision urbain et les équipements.
- 4 policiers municipaux supplémentaires recrutés et un nouvel hôtel de police municipale doit également voir le jour au square Arsène-Vermenouze.
Élu maire d’Aurillac au premier tour des élections municipales le 15 mars 2026 avec 61,47 % des suffrages, Patrick Casagrande concrétise une de ses promesses phares. Le 23 juin, entouré de son adjointe à la sécurité Marie-José Ortigues et du directeur de la tranquillité publique Mickaël Gladines, il a présenté le plan de déploiement de 100 nouvelles caméras de vidéoprotection sur l’ensemble de son mandat.
26 caméras dès la première phase
La première phase, déjà lancée, prévoit l’installation de 26 caméras dans des secteurs jugés stratégiques. Selon la mairie, les équipements sont répartis comme suit :
- Centre commercial de Marmiers : 6 caméras ;
- Groupes scolaires de la Jordanne : 10 caméras ;
- Groupes scolaires de Tivoli : 8 caméras ;
- Crèche des Camisières : 2 caméras.
Ces emplacements ont été définis en concertation avec la Police nationale et la Préfecture. L’objectif est de sécuriser les lieux de vie et les équipements publics, tout en respectant la réglementation relative à la protection des données.
Un accompagnement humain et financier
Au-delà des caméras, le plan municipal de tranquillité publique prévoit le recrutement de quatre policiers municipaux supplémentaires. Un nouvel hôtel de police municipale est envisagé, afin de centraliser les moyens humains et techniques.
Le financement du projet est assuré en partie par la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui a accordé une subvention de 900 000 euros. Cette enveloppe est destinée à la modernisation du Centre de supervision urbain (CSU) et à l’achat des caméras, comme l’a confirmé la collectivité sur son site officiel.
Un calendrier sur la durée du mandat
Le déploiement des 100 caméras s’étalera sur l’ensemble de la mandature, sans que la mairie n’ait communiqué de dates précises pour les phases ultérieures. La municipalité indique que les prochaines implantations seront déterminées en fonction des besoins et des retours des forces de l’ordre.
Ce projet de vidéoprotection s’inscrit dans une politique plus large de sécurité, alors que plusieurs villes françaises renforcent leurs dispositifs. Dans le même temps, d’autres faits divers marquent l’actualité régionale, comme l’agression d’une octogénaire à Albi ou le drame de Nevers ayant coûté la vie au bébé Thelyo.
Contexte dans le Cantal
Aurillac, préfecture du Cantal (15), compte environ 25 000 habitants. La commune, également chef-lieu du département, est le principal pôle urbain d’un territoire rural marqué par la moyenne montagne. Elle concentre les services publics et les équipements, et fait face à des enjeux de sécurité liés à sa position de centralité. Avec ce plan, Aurillac rejoint les collectivités cantaliennes qui développent ou renforcent leur vidéoprotection, sans toutefois atteindre les niveaux d’équipement des grandes métropoles.
Le maire Patrick Casagrande, issu de la majorité sortante, avait fait de la sécurité un axe central de sa campagne. Cette première phase concrétise son engagement, tandis que les phases suivantes devront être budgétées et validées par le conseil municipal.