La Banque de France relève sa prévision de croissance pour le T2 2026
L'institution anticipe désormais une hausse du PIB de 0,2 % au deuxième trimestre, contre une stagnation attendue en juin
La Banque de France a relevé mercredi 9 juillet sa prévision de croissance du PIB français pour le deuxième trimestre 2026. L'institution table désormais sur une hausse de 0,2 %, contre une stagnation estimée le mois précédent. Cette embellie, confirmée par le gouverneur Emmanuel Moulin sur Radio Classique, intervient après un premier trimestre en recul.
L’essentiel
- Prévision relevée : La Banque de France anticipe +0,2 % de croissance du PIB au deuxième trimestre 2026, contre 0,0 % estimé en juin
- Après une contraction : Le PIB français avait reculé de -0,1 % au premier trimestre 2026
- Enquête de conjoncture : 8 500 dirigeants d’entreprises interrogés pour l’édition de juillet 2026
- Taux d’utilisation industriel : Stabilisé à 76,8 % en juin 2026
Une révision positive après un premier trimestre en recul
La Banque de France a publié le 9 juillet 2026 son Enquête mensuelle de conjoncture, document de référence pour anticiper l’évolution de l’activité économique française. Cette édition révèle une révision à la hausse de la prévision de croissance du PIB pour le deuxième trimestre : l’institution table désormais sur une progression de 0,2 %, contre une stagnation attendue lors de la précédente publication en juin.
Le lendemain, Emmanuel Moulin, gouverneur de la Banque de France depuis le 2 juin 2026, a confirmé cette prévision lors d’une interview sur Radio Classique. Il a salué ce rebond qui éloigne le spectre d’une récession technique, après la contraction de 0,1 % enregistrée au premier trimestre 2026 selon l’Insee. L’institut statistique national anticipe de son côté une croissance de 0,3 % pour ce même deuxième trimestre, légèrement supérieure à l’estimation de la banque centrale.
L’industrie et les services marchands se raffermissent
Selon la Banque de France, l’activité économique en juin 2026 s’est raffermie dans l’industrie et a rebondi dans les services marchands ainsi que le bâtiment, après les nombreux jours fériés de mai qui avaient perturbé la production. Le taux d’utilisation des capacités de production dans le secteur industriel s’est stabilisé à 76,8 % en juin 2026, un signal de résilience face aux tensions géopolitiques et à la vague de chaleur qui touche plusieurs régions.
L’enquête, réalisée auprès de 8 500 dirigeants d’entreprises, révèle toutefois des disparités sectorielles. La situation de trésorerie en juin est restée très satisfaisante dans l’aéronautique, mais s’est dégradée dans la métallurgie, l’agroalimentaire et la publicité. La construction, malgré un rebond ponctuel, reste en baisse sur l’ensemble du trimestre.
L’incertitude des entreprises recule
Autre indicateur scruté par les économistes : l’indicateur d’incertitude calculé par la Banque de France poursuit sa détente pour rejoindre ses niveaux antérieurs au conflit au Moyen-Orient. Ce recul traduit un regain de confiance des chefs d’entreprise dans la stabilité de l’environnement économique, malgré un contexte international encore marqué par des tensions.
Pour le mois de juillet 2026, les dirigeants interrogés anticipent une poursuite de la croissance, bien que plus modérée dans l’industrie et les services, et très faible dans le bâtiment. Cette prudence reflète les incertitudes liées à l’évolution de la demande intérieure et extérieure, ainsi qu’aux coûts de l’énergie et des matières premières.
Prochaine étape
L’Insee publiera le 30 juillet 2026 sa première estimation officielle du PIB français pour le deuxième trimestre, qui confirmera ou ajustera ces prévisions. Les données définitives seront disponibles à l’automne.