Brigitte Barèges investie RN pour les sénatoriales 2026 dans le Tarn-et-Garonne

L'ancienne maire de Montauban, redevenue éligible le 11 juillet 2026, portera les couleurs du Rassemblement National au scrutin du 27 septembre.

Brigitte Barèges investie RN pour les sénatoriales 2026 dans le Tarn-et-Garonne
Illustration Jérôme Barthas / info.fr

Brigitte Barèges a obtenu l'investiture du Rassemblement National pour les élections sénatoriales de septembre 2026 dans le Tarn-et-Garonne. L'ancienne maire de Montauban, frappée d'inéligibilité jusqu'au 11 juillet prochain, sera en mesure de déposer sa candidature en préfecture dans les délais requis.

L’essentiel

  • Investiture : Brigitte Barèges, présidente départementale UDR, reçoit l’investiture RN pour les sénatoriales 2026 dans le Tarn-et-Garonne, selon La Dépêche du Midi (13 mai 2026).
  • Inéligibilité : Sanctionnée un an par le Conseil constitutionnel le 11 juillet 2025 pour irrégularités dans ses comptes de campagne des législatives 2024, elle redevient éligible le 11 juillet 2026.
  • Scrutin : Les sénatoriales sont fixées au 27 septembre 2026 ; le dépôt des candidatures est ouvert du 7 au 11 septembre en préfecture.
  • Deux sièges à pourvoir : Le Tarn-et-Garonne renouvelle ses deux sénateurs, actuellement François Bonhomme (DVD) et Pierre-Antoine Lévi (DVC), élus en 2020.
  • Appui municipal : Barèges a dirigé la campagne de Didier Lallemand, soutenu par le RN, victorieux aux municipales de Montauban le 22 mars 2026.

Une candidature calibrée sur l’agenda judiciaire

Le calendrier est serré, mais praticable. Condamnée à un an d’inéligibilité par le Conseil constitutionnel le 11 juillet 2025, Brigitte Barèges redevient éligible le 11 juillet 2026 - soit moins de deux mois avant l’ouverture du dépôt des candidatures, prévu du 7 au 11 septembre. La sanction portait sur des irrégularités dans ses comptes de campagne des législatives 2024 : deux collaborateurs de son cabinet municipal avaient été facturés à la campagne. L’élue avait alors dénoncé une « décision politique » qui n’aurait « rien du juridique », selon Le Figaro.

Sa démission d’office de son mandat de députée, prononcée dans la foulée, l’avait contrainte à quitter l’Assemblée nationale après seulement quelques mois. Mais Barèges n’a pas disparu du paysage politique local.

Présidente UDR, directrice de campagne victorieuse

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Depuis sa sanction, Brigitte Barèges a maintenu un rôle central dans la recomposition de la droite tarn-et-garonnaise. Elle préside la fédération départementale de l’Union des droites pour la République (UDR), le parti fondé autour de l’ex-Premier ministre Éric Ciotti. C’est à ce titre qu’elle a piloté la campagne de Didier Lallemand aux municipales de Montauban, en mars 2026.

Le résultat a été net : Lallemand, candidat soutenu par le RN, a remporté la ville au second tour le 22 mars 2026, selon Actu.fr. Montauban, 63 000 habitants, capitale du département, bascule ainsi dans l’orbite RN - un symbole fort pour préparer le terrain des sénatoriales, où les grands électeurs issus des municipales pèsent directement.

La stratégie RN au Sénat : les alliés en première ligne

L’investiture de Barèges s’inscrit dans une logique nationale. Public Sénat a documenté la stratégie du RN visant à envoyer des figures proches au Sénat via les scrutins indirects de septembre 2026. Le parti, structurellement sous-représenté dans la chambre haute, mise sur ses victoires municipales récentes pour constituer un vivier de grands électeurs favorables.

Dans le Tarn-et-Garonne, Barèges n’est pas officiellement encartée au RN - elle reste présidente UDR. Lors des législatives 2024, elle avait déjà été élue avec le soutien du RN sous l’étiquette Union de l’extrême droite (UXD), sans signer la charte du parti, avant de rejoindre l’UDR le 27 septembre 2024, selon Wikipedia. Cette alliance souple se répète pour les sénatoriales. À rapprocher du cas similaire évoqué dans la candidature envisagée de Moudenc au Sénat en Haute-Garonne, autre territoire occitan où les droites testent leur ancrage dans les collèges électoraux.

Contexte dans le Tarn-et-Garonne

Le département a longtemps été un bastion du Parti Radical de Gauche (PRG). Les sénatoriales de 2020 avaient vu les deux sièges revenir à des candidats de droite modérée : François Bonhomme (DVD) avec 378 voix au second tour (51,85 %) et Pierre-Antoine Lévi (DVC) avec 242 voix (33,20 %), selon les résultats officiels du ministère de l’Intérieur. Ce sont ces deux sièges qui arrivent à échéance en septembre 2026.

La victoire de Lallemand à Montauban en mars modifie sensiblement le rapport de force dans le collège électoral. La ville pèse lourd dans un département de taille modeste. Pour le RN et ses alliés, convertir cette percée municipale en siège sénatorial serait une première dans le département.

Brigitte Barèges est née le 1er mai 1953 à Toulouse. Ancienne avocate, elle a été maire de Montauban de 2001 à 2024 (avec une brève interruption en 2021, selon Wikipedia), faisant de cette ville le pivot de sa carrière politique. La recomposition politique en Occitanie touche plusieurs territoires simultanément.

Prochaine étape : septembre 2026

Les candidatures devront être déposées en préfecture du Tarn-et-Garonne entre le 7 et le 11 septembre 2026. Le vote des grands électeurs - conseillers municipaux, départementaux et régionaux - est fixé au 27 septembre.

Jérôme
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Sources

Jérôme Barthas

Jérôme Barthas

Jérôme est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Tarn-et-Garonne (82), avec Montauban pour chef-lieu. Spécialité du département : AOP chasselas Moissac et patrimoine roman. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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