Bas-Rhin : Bernhardt réunit maires et DSDEN contre les fermetures de classes
Le député RN de la 8e circonscription a organisé le 4 mai une réunion de travail à Strasbourg sur la carte scolaire 2026
Le député Théo Bernhardt (RN, 8e circonscription du Bas-Rhin) a réuni le 4 mai 2026 les maires de sa circonscription et la Direction des services départementaux de l'éducation nationale (DSDEN) à Strasbourg. L'ordre du jour les fermetures de classes prévues à la rentrée, dont celle de l'école maternelle de Leutenheim.
Le député Théo Bernhardt (RN, 8e circonscription du Bas-Rhin) a réuni le 4 mai 2026 les maires de sa circonscription et la Direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN) à Strasbourg. L’ordre du jour : les fermetures de classes prévues à la rentrée, dont celle de l’école maternelle de Leutenheim.
L’essentiel
- Réunion du 4 mai 2026 : Théo Bernhardt, maires de la 8e circonscription et DSDEN du Bas-Rhin réunis à Strasbourg sur la carte scolaire 2026.
- 27 postes à rendre : Le Bas-Rhin doit supprimer 27 postes enseignants pour la rentrée 2026, selon le CSA-SD du 1er avril 2026.
- 54 classes supprimées : L’académie de Strasbourg prévoit la fermeture nette de 54 classes dans le premier degré à la rentrée 2026.
- Leutenheim : L’école maternelle de cette commune de 850 habitants ferme totalement ; les élèves seront transférés vers Roeschwoog.
- CSA-SD final le 4 juin 2026 : Les décisions définitives sur la carte scolaire seront actées à cette date par l’Inspecteur d’académie.
Une réunion de travail à la DSDEN
Le 4 mai 2026 au matin, Théo Bernhardt a conduit une délégation de maires du nord de l’Alsace jusqu’aux locaux de la DSDEN du Bas-Rhin à Strasbourg. L’inspecteur de l’Éducation nationale participait également à la réunion, selon les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA). Le député a publié un communiqué de presse le lendemain, le 5 mai, pour en détailler le contenu.
La réunion portait sur les conséquences locales de la carte scolaire 2026. Parmi les sujets abordés : la fermeture totale de l’école maternelle de Leutenheim et l’organisation des transports scolaires vers Roeschwoog, commune vers laquelle les élèves seront redirigés dès septembre.
Leutenheim au cœur des inquiétudes
Leutenheim, commune d’environ 850 habitants dans le nord du Bas-Rhin, perd son école maternelle dès la rentrée 2026. La baisse d’effectifs est invoquée pour justifier la fermeture. Les élèves seront scolarisés à Roeschwoog, impliquant une organisation de transport à définir, selon la DNA.
Le collectif local « La Main noire » s’est mobilisé contre cette décision. Le 4 mai, jour de la réunion à la DSDEN, parents et élus manifestaient simultanément devant le bâtiment de l’inspection académique à Strasbourg. La mobilisation a été couverte par L’Est Républicain et DNA Alsace. Ce type de résistance locale autour des fermetures et réorganisations scolaires dépasse le seul Bas-Rhin en 2026.
27 postes supprimés dans le Bas-Rhin, 54 classes dans l’académie
Les chiffres sont connus depuis le CSA-SD (Comité social d’administration spécial départemental) du 1er avril 2026 : le Bas-Rhin doit rendre 27 postes enseignants dans le premier degré. À l’échelle de l’académie de Strasbourg, ce sont 54 classes qui ferment, selon Rue89 Strasbourg.
La dotation supplémentaire de l’État est nulle pour 2026. Les fermetures résultent mécaniquement de la baisse des effectifs, en dépit des protestations syndicales et des élus locaux. Le SNUipp-FSU 67 et le Sgen-CFDT Alsace ont rendu compte des séances de la carte scolaire.
Contexte dans le Bas-Rhin
Le Bas-Rhin n’échappe pas à la tendance nationale. L’académie de Strasbourg avait déjà supprimé 60 postes dans le premier degré en 2025, selon le Sgen-CFDT Alsace. En 2026, la dynamique se poursuit malgré une dotation à zéro ETP supplémentaire.
Les projections de l’Éducation nationale pour l’académie de Strasbourg, publiées par le ministère, confirment une baisse continue des effectifs dans le premier degré public sur la période 2025-2035. Cette tendance touche particulièrement les communes rurales du nord du Bas-Rhin, moins denses que l’agglomération strasbourgeoise. Les écoles à classe unique ou à deux classes sont les premières exposées aux fermetures lors des révisions annuelles de carte scolaire. La question rejoint un débat plus large, documenté notamment autour des relations entre élus locaux et État sur les services publics de proximité.
La 8e circonscription du Bas-Rhin, représentée par Théo Bernhardt depuis 2022, couvre une partie du nord de l’Alsace, territoire à dominante rurale et périurbaine. Les fermetures d’écoles y sont perçues comme un recul de service public dans des villages déjà fragilisés par l’éloignement des équipements.
Quel rôle pour le député ?
Théo Bernhardt, élu RN, a choisi un format de travail institutionnel : réunion à la DSDEN, avec l’inspecteur de l’Éducation nationale et les maires concernés. Aucune décision n’est attendue à ce stade de la part du député, dont le rôle se limite à l’interpellation et à la mise en relation des acteurs locaux avec l’administration.
Le communiqué publié le 5 mai ne précise pas les engagements pris par la DSDEN lors de la réunion. Les positions de l’administration départementale de l’Éducation nationale n’ont pas été communiquées publiquement à ce stade.
Prochaine étape : le CSA-SD final du 4 juin 2026, où l’Inspecteur d’académie actera les mesures définitives d’ouvertures, fermetures et décharges pour la rentrée 2026, selon le SE-Unsa et le Sgen-CFDT Alsace.